FLE Attaque

FLE AttaqueCollectif francilien d'enseignants pour l'information et la défense des professionnels du FLE, du FLS, de la lutte contre l'illettrisme et de l'alphabétisation

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Par FLE Attaque :: 27/05/2010 à 10:08 :: Général

Amis du Français Langue Etrangère (FLE), du

 

Français Langue Seconde (FLS), de

 

l'alphabétisation et de la

 

lutte contre l'illettrisme, BIENVENUE !

 

Vous adorez votre métier, mais vous en avez ras-la-casquette des contrats précaires et des conditions de travail rocambolesques ? Vous pensez que vous aussi vous avez le droit d'avoir des vacances, de louer un logement, ou même - grand luxe - d'envisager sereinement d'avoir un enfant ? Nous aussi !


Suite aux Etats Généraux du FLE-FLS de janvier 2006, certains des participants franciliens ont constitué un collectif indépendant, nommé FLE Attaque.

Un de nos premiers objectifs est de faire connaître notre métier, pour ne plus jamais entendre "prof de quoi ???". Nous rassemblons également toutes les informations qui peuvent aider à nous faire reconnaître et à mieux connaître nos droits !

Rejoignez-nous !

Si vous souhaitez

- participer à une réunion, 

- rejoindre les groupes de travail que nous avons constitués

- apporter votre témoignage ou vos réflexions

Envoyez-nous un message à l'adresse : fleattaque2(@)gmail.com

(Copiez l'adresse puis retirez les parenthèses qui nous protègent des spams)

 

Actuellement des profs sont en train de s'organiser à Lyon, à Marseille, à Rennes et à Toulouse. Vous voulez y participer ou tout simplement en savoir plus ? Envoyez-nous un message : fleattaque2(@)gmail.com.


Circulez avec souplesse dans le blog

Quelques trucs

 

TRUC n°1

Un récapitulatif de tous les anciens billets se trouve dans la catégorie "FLE attaque en bref", dans le récapitulatif des billets. Les billets sont répartis en 11 catégories, dont les contenus sont décrits ici.

 

TRUC n°2

Tout en bas, dans la colonne de gauche, vous trouverez des "fils"

 

         PARTICIPEZ AU BLOG : PROPOSEZ DES ARTICLES

Ce blog vous intéresse ? Vous aimeriez contribuer à sa réalisation ? Envoyez vos articles, témoignages et suggestions à l'adresse suivante :

fleattaque2(@)gmail.com (copiez l'adresse et retirez les parenthèses qui nous protègent des spams)

1er Mai 2010

Par FLE Attaque :: 28/04/2010 à 7:55 :: nouvelles syndicales

Les professeurs de Fle défileront encore cette année, au sein de Sud Fle Fpa.

Rendez-vous le samdedi 1er mai à 14h30 à République, près du Mac Do. Cherchez la camionnette et le ballon de Solidaires. Des tracts seront à disposition.

 

(le trajet de la manif ira de République à Havre Caumartin)

Tract 1er mai 2010

Par FLE Attaque :: 28/04/2010 à 7:52 :: nouvelles syndicales

                                                                   Section SUD FPA FLE

 

 


Le Français Langue Étrangère (FLE)

                     Qu’est-ce que c’est ?

       L’enseignement du français aux étrangers

 

        Plusieurs objectifs pour des publics variés :

Francophonie

 

Dans le monde, des milliers de personnes veulent apprendre le français, en France ou dans leur pays : diplomates, étudiants, médecins… Le FLE contribue à la diffusion de la langue et de la culture française.

 

 

 

 

Intégration

 

Le FLE en France, c’est la défense du droit à la langue et à la culture du pays d’accueil pour les personnes immigrées et leurs enfants. L’accès à la citoyenneté et la promotion sociale dépendent aussi du niveau linguistique...

 

 

Égalité des chances

 

Le FLE, c’est encore une mission d’alphabétisation pour les personnes non scolarisées dans leurs pays d’origine. Trouver du travail, suivre la scolarité des enfants… l’accès à l‘égalité passe aussi par le FLE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La politique linguistique de la France n’est pas à la hauteur du « rayonnement » de la francophonie dont elle aime à se prévaloir, les politiques sociales en matière d’égalité des chances et d’intégration ne sont plus assurées :

 

Les services consulaires français bloquent la délivrance des visas à de nombreux étudiants étrangers pourtant acceptés par les universités françaises, ou qui souhaitaient suivre des cours de français dans des écoles de langue.

Le Ministère des Affaires étrangères supprime massivement des postes dans le réseau culturel français à l’étranger.

L’état se désengage de sa mission de service public en ne finançant pas suffisamment la formation linguistique des étrangers.

 

 

SOUS LES BEAUX DISCOURS, LA PRÉCARITÉ !

 

L’enseignement du FLE est assuré par des professionnels : les enseignants de FLE ont suivi une  formation linguistique et pédagogique d’un  niveau minimum Bac+4. Ils travaillent dans des structures aussi variées que leurs conditions de travail qui n’ont qu’un seul point commun :

                                               La précarité !

 

Conditions de travail

Missions de vacation, CDD, CDII (contrat à durée indéterminée intermittent) ; salaires sans rapport avec les diplômes (bac+4 exigé payé au smic) ; nombre d’heures de cours variable d’une semaine à l’autre, entre 25 et 30h, voire plus, temps de transport d’un lieu de travail à l’autre non comptabilisés.

Les formateurs FLE n’ont pas de droit syndical : comment s’engager lorsque les horaires de travail changent d’une semaine à l’autre ?

 

Recrutement d’un personnel non qualifié et recours abusif aux stagiaires

 

La présence de professionnels dans les équipes pédagogiques n’est pas toujours effective. Il est monnaie courante de voir des structures constituées d’un seul diplômé et de bénévoles non formés, alors que des professionnels qualifiés sont en recherche d’emploi. Les stages se transforment trop souvent en offres d’emploi déguisées.

 

Aujourd’hui, les salaires et les conditions de travail des professionnels du FLE sont les plus bas, toutes catégories confondues, de l’enseignement et de la formation continue !

 

Qui finance ?

 

* L’état, par la procédure des marchés publics, met en concurrence les organismes de formation et les associations. Conséquences : dégradation des conditions de travail, multiplication des postes précaires et baisses des salaires. 

 

* Les universités, alors que leurs besoins sont permanents, font dispenser les cours aux étudiants étrangers inscrits dans leurs cursus par des personnels vacataires sans contrat.

 

* Les collectivités territoriales, elles aussi, abusent du recours à des personnels précaires.

 

 

Nous demandons, pour l’ensemble du champ professionnel :

Ø      La reconnaissance du domaine FLE/FLS/Alphabétisation comme relevant d’une mission de service public

Ø      Une uniformisation par le haut des conditions de travail dans le secteur privé en France, ce qui implique une révision des conventions collectives ; la limitation des CDD à temps partiel, des CDD d’usage, et des CDII

Ø      La généralisation des CDI en lieu et place des vacations proposées dans le secteur public, conformément aux directives européennes ; la mise en place de procédures de titularisation pour les personnels vacataires

 

 

Les professeurs de FLE se sont organisés depuis les États généraux de janvier 2006. Des collectifs se sont créés dans différentes villes : collectifs FLE attaque à Paris, Toulouse, Rennes, collectif FLE-Rhône…

Une section syndicale Sud FLE a été lancée au sein de Sud Formation professionnelle des adultes Solidaires en 2008 et poursuit les échanges d’informations et l’organisation des formateurs et des formatrices.

 

Pour nous contacter, pour adhérer :

sudfle@gmail.com

fleattaque2@gmail.com

 

Pour vous informer :

http://metiersdufle.zeblog.com

 

Prochaine réunion Sud FLE : le vendredi 28 mai de 18h à 20h30

Union syndicale Solidaires, 3ème étage

144 bd de la Villette, 75019 Paris, métro colonel Fabien.

URGENT : RELEVE DU COLLECTIF FLE Attaque IDF

Par FLE Attaque :: 23/01/2010 à 16:59 :: Général

 

Bilan des actions menées par le collectif :

Le collectif FLE attaque a été créé en avril 2006, suite aux Etats généraux du FLE-FLS de janvier 2006. Après deux années de travail intensif, suivies d’une année et demie de travail en pointillé, force est de constater que le collectif francilien s’est essoufflé. L’équipe qui l’a animé prend sa retraite pour diverses raisons.

Pour ceux qui souhaitent prendre la relève, une réunion d’information-relais est prévue le samedi 6 février à 18h, au café Dupont Versailles, 386 rue de Vaugirard, à la sortie du métro Porte de Versailles. C’est à la sortie d’Expolangues, 2 bonnes occasions de vous déplacer !

 

PETIT BILAN, NON EXHAUSTIF

Collectif francilien de défense et d’information des professionnels du FLE, du FLS, de l’alphabétisation et de la lutte contre l’illettrisme, FLE attaque s’est attaché à faire prendre conscience à chacun que son parcours précaire n’était pas exceptionnel, mais s’inscrivait dans un fonctionnement plus global. Nous espérons ainsi avoir contribué à créer un début d’identité commune aux professionnels et, peut-être, davantage de solidarité.

 

Depuis 2006, l’essentiel du travail effectué par le collectif a consisté à :

- Informer le grand public, afin de faire connaître nos métiers (chroniques d’E. Davidenkoff sur France Info et d’E. Zambeaux sur France Inter ; interviews sur Radio Libertaire et Zalea TV ; article dans le n°901 (11 mai 2006) de Politis. Distribution de tracts pendant les manifestations du 1er mai 2006 et 2007, à la fête de l’huma et au Salon de l'éducation);

- Informer les étudiants en parcours FLE, pour qu’ils entrent sur le marché du travail mieux armés (quatre interventions dans les Masters d’universités franciliennes) ;

- Informer les professionnels, pour qu’ils aient les moyens de mieux se positionner sur le marché du travail (création d’un blog, qui informe sur les actions du collectif, les institutions du domaine du FLE, les contrats de travail, les conventions collectives, les actions syndicales et publie des témoignages) ;

- Interpeller les décideurs, pour qu’ils agissent à leur niveau (Expolangues, affaire du Rhône) - Informer les syndicats, afin qu’ils défendent les droits des professionnels (participation aux intersyndicales organisées par le collectif FLE/FLS qui aboutissent à la rédaction d’un Livre Blanc du FLE-FLS. FLE attaque en a rédigé la partie sur la précarité des personnels), rencontres avec différents syndicats.

 

Pour asseoir notre travail sur des données concrètes, nous avions entamé plusieurs travaux de collecte de données :

-          recensement des professionnels

-          référentiel des métiers du FLE

-          identification des conventions collectives

 

Création d’une branche syndicale FLE

Trois des membres de FLE attaque se sont investis dans la création d’une branche FLE au sein du syndicat SUD-FPA (formation professionnelle des adultes).

 

PROLONGEMENTS

Le collectif francilien a fait des émules et des collectifs se sont organisés à Rennes (fleattaque.bretagne ( @ ) yahoo.fr), Toulouse, Lyon et Marseille.

 

Merci à tous ceux qui ont contribué à la vie du blog et à notre action !

 

 

8 février 2010 : les précaires du supérieur et de la recherche

Par FLE Attaque :: 23/01/2010 à 16:30 :: nouvelles syndicales

SNESUP-FSU
78, rue du Faubourg Saint-Denis
75010 PARIS

Secteur SDP - Non fonctionnaires
non-fonctionnaires@snesup.fr
01.44.79.96.13

 

Cher(e)s collègues,

Le recours à des emplois non titulaires dans l’enseignement
supérieur
et la recherche explose ces dernières années, conséquence à la fois
du
manque de postes et du développement des mécanismes de financement
sur
appel à projets.

Le 20 octobre 2009, l’intersyndicale* de l’enseignement supérieur et
de la recherche a lancé une grande enquête en ligne sur l’emploi non
titulaire dans l’enseignement supérieur et la recherche publique en
France. Elle concernait à la fois les personnels non titulaires des
universités et ceux des établissements de recherche.

Le lundi 8 Février 2010, seront présentés les résultats de
l’enquête, commentés par des non titulaires, des sociologues du
travail
et accompagnés de propositions d’actions des organisations.

Nous pensons que cette initiative inédite des organisations
syndicales et
des associations, relayée par les médias présents, est une occasion
à
saisir pour que la situation des non titulaires, incluant celle des
plus
précaires d'entre eux, soit visible de tous. Pour cela, la présence
des
intéressés eux même, c'est à dire vous, est plus qu'essentielle, à
la
fois pour témoigner mais aussi répondre aux journalistes et/ou
simplement
montrer par votre présence votre désir d'un changement profond.

William CHARTON
Pour le SDP - Non-fonctionnaires

 

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Programme prévisionnel

Lundi 8 février 2010 à 14 h
Auditorium du CNRS
3 rue Michel Ange PARIS, métro Michel Ange

13 h 30 Accueil
14 h 15 : Présentation brève de la démarche par l’intersyndicale
14 h 20 - 15 h : Principales conclusions de l’analyse du
questionnaire
15 h 00 – 15 h 20 : Questions des journalistes et de la salle
15 h 20 – 16 h 00 : Table ronde animée par Pierre Tartakowski : La
réaction des sociologues, en présence de Christian Baudelot,
Daniele
Linhart, Bernard Friot, Emmanuelle Picard, …
16 h 00 – 16 h 20 : Questions des journalistes et de la salle
16 h 20 - 16 h 45 : Témoignages de précaires :
16 h 45 – 17 h 00 : Questions des journalistes et de la salle
17 h 00 à 17 h 30 : Table ronde : Premières réponses syndicales
17 h 30 : Conclusions et propositions d’actions pour le printemps de
la
précarité

 

*L'intersyndicale réunit
SNESUP-FSU, SNCS-FSU, SNASUB-FSU, SNEP-FSU, SNETAP-FSU
SNTRS-CGT, FERC-SUP CGT, CGT-INRA, CGT-IFREMER
SGEN-CFDT Recherche EPST
SUP'RECHERCHE-UNSA, SNPTES-UNSA
CFTC-Recherche
SUD Education, SUD Recherche EPST, SUD Etudiant
UNEF
SLR
SLU

PROCHAINE REUNION SUD FLE : 15 janvier 2010

Par FLE Attaque :: 25/12/2009 à 8:25 :: nouvelles syndicales

La prochaine réunion Sud FLE aura lieu :

 

le vendredi 15 janvier 2010 de 17h à 19h

 

dans les locaux de Solidaires

144 bd de la Villette, Paris 10ème

métro Colonel Fabien ou Jaures

 

L'ordre du jour est la rédaction d'un petit guide à l'usage des profs de fle, ainsi que les autres questions que vous souhaiterez aborder.

Naissance d’une section syndicale FLE à Sud FPA (Solidaires)

Par FLE Attaque :: 25/12/2009 à 8:24 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

Depuis sa naissance, FLE attaque rencontre les syndicats, pour les sensibiliser à la question du statut des profs de FLE. Un des résultats de ce travail est la création d'une branche FLE au sein de Sud FPA. C'est donc avec une fierté non dissimulée que nous mettons en ligne son "faire-part de naissance".

 

"Naissance d’une section syndicale FLE (Français Langue Etrangère)

 

Formateurs / formatrices, enseignant-e-s de FLE, Salarié-e-s des organismes de formations et / ou vacataires / contractuel-le-s dans le secteur public

 

Vous voulez déchiffrer vos fiches de salaire, vos contrats, ou les documents administratifs de vos employeurs. Vous cherchez à vous informer sur les conventions collectives des organismes de formation. Vous cherchez des conseils juridiques ou un accompagnement. Vous êtes stagiaires ou bénévoles et vous voulez obtenir un vrai statut professionnel. Vous cherchez les moyens d’agir et de vous défendre.

 

Retrouvez la section FLE du syndicat Sud FPA (Formation professionnelle pour adultes) aux permanences,

Tous les lundis de 16 h à 18 h, dans les locaux de Solidaires,

144 bd de la Villette, Paris 10ème. M° Jaurès ou Colonel Fabien.

 

Si vous habitez dans une autre région : contactez-nous : un syndicat SUD FPA existe sans doute dans votre ville ou votre région. Si vous exercez à l’étranger, faites-nous parvenir vos témoignages et vos questions et participez aux travaux sur la défense des formateurs. Si vous êtes formateur dans une autre langue ou une autre discipline, rejoignez-nous.

 

Vous voulez que ça change, vous voulez vous défendre, vous voulez améliorer les conditions de travail des professionnels du FLE dans le public et le privé, vous voulez que toutes celles et tous ceux qui en ont besoin aient accès à l’enseignement du français et à des formations de qualité, assurés par des professionnels.

 

Rejoignez-nous et construisons ensemble la section FLE de Sud FPA !

 

Contact : sudfle@gmail.com "

 

Source : http://www.sudfpa.lautre.net/spip.php?article663

 

Sud FPA adhère à l'Union syndicale Solidaires

Lettre du SNPEFP

Par FLE Attaque :: 20/12/2009 à 17:46 :: nouvelles syndicales
 

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.   Syndicat National des Personnels de l’Enseignement et de la Formation Privés 
 

                                                     Montreuil le 22 novembre 2009 

Copie aux partenaires sociaux 

Madame, 

Notre organisation syndicale est attachée  à aboutir à un accord ‘temps de travail des formateurs’ novateur, équilibré, répondant aux besoins de la branche et adapté aux contraintes de l’environnement professionnel des salariés.  
C’est pourquoi nous ne nous retrouvons pas dans le «cadre vertueux» auquel vous faites allusion.  
Au contraire, le texte élaboré par la fédération patronale, qui concerne près de 60 % des salariés de la branche, soit plus de la moitié des salariés, pose des problèmes d’éthique pour les raisons suivantes  

  • il affiche une  ambition de décompte des temps alors que les outils de leur comptabilisation ne sont pas rendus obligatoires; cela ne répond pas aux besoins exprimés d’une authentique et juste lisibilité des heures accomplies à effectuer les tâches
  • il offre aux employeurs la possibilité arbitraire de prescrire la préparation à leur guise: la diminuer, la supprimer, la diluer dans d’autres activités
  • il dévoie ses intentions pédagogiques : là où il convient de cadrer et border, il se contente d’inviter et d’inciter tandis qu’il abroge et modifie les avancées conventionnelles incontournables qu’il y a lieu de maintenir
  • il ignore l’expertise, la variété et la richesse de la part cachée de la production (c’est à dire la main d’œuvre) et les besoins de reconnaissance formulés par les formateurs interrogés dans l’enquête de la branche
  • il minimise le temps de trajet inhabituel en le compensant à parfois moins de la moitié de sa valeur dans une profession à qui le client demande de plus en plus de se déplacer
  • il va dans le sens d’une dégradation considérable des conditions de travail des formateurs, jouant avec la santé des salariés; cette démarche suicidaire est à l’encontre de toutes les lois récentes sur la pénibilité au travail
  • il met en péril la qualité du travail demandée au personnel enseignant, garant de la ‘valeur ajoutée’ facturée, basée sur la satisfaction des clients et la confiance que ceux-ci nous accordent. Par conséquent, il met en péril la fidélisation des relations commerciales de ces clients.


Votre projet est plus ‘parlant’ en chiffres : pour un formateur à temps complet qui ‘doit’ 1120 hs d’AF maximum aujourd’hui, vous lui imposeriez 1350 hs d’AF; la préparation de ses cours deviendrait facultative et si elle était prévue, elle serait réduite à 222 hs au lieu de 445 hs. Cela revient à amputer de plus de 50% le temps de préparation.
 

Il apparaît évident à  toutes et à tous que les conséquences pour les formateurs à  temps complet de les pousser à assurer 3 semaines de 35 heures hebdomadaires de face à face suivies d’une semaine à 17 heures de face à face, suivie de 3 semaines à 35 heures de face à face et ainsi de suite… c’est une dérégulation motivée par une préoccupation de rentabilité et c’est aussi un déni, mépris ou une méconnaissance totale du travail d’enseignement en face à face que de prétendre assurer la qualité d’un enseignement à la chaîne. 

En proposant ce texte comme ‘l’ultime concession patronale’,

  • vous contribuez à la mauvaise image de la profession
  • vous compromettez l’avenir de la branche par le départ de nombre d’organismes et d’organisations patronales vers d’autres conventions collectives ; 
  • vous cassez une Convention Collective qui octroie aux formateurs ce qu’il y a de plus précieux/ce qui assure l’efficacité de leur travail : du TEMPS pour personnaliser, adapter, délivrer une prestation de qualité
  • vous abolissez le statut protecteur qui permet encore aux formateurs d’être stables, crédibles et expérimentés
  • En refusant aux salariés la considération respectueuse de leur travail vous portez inévitablement atteinte à celle que vous prétendez porter à vos clients stagiaires.
 

Dans notre secteur en voie de « lowcostéisation » où les acheteurs appliquent une logique de recherche de bons plans à prix bradés, les salariés que nous défendons ne deviendront pas vos otages.


Notre organisation syndicale, dont personne ne peut nier la représentativité  au sein de notre branche, ne signera pas un tel recul.  

Les propositions présentées par le  SNPEFP CGT en octobre 2009 sont respectueuses de la protection de la santé des travailleurs et de l’image de la branche.  
Nous vous demandons, par conséquent, de poursuivre les négociations. 
 

Smaïl Lamara 
Secrétaire National 
SNPEFP- CGT 
Tél. 06/87/31/03/80 
:
www.formation-privee-cgt.org ,

Collectif Marseille

Par FLE Attaque :: 15/12/2009 à 12:27 :: Les actions des collectifs FLE Attaque
Nous vous avions annocé la création d'un collectif  à Marseille, voici une adresse pour les contacter :

Amis du Français langue Etrangère (FLE), du français Langue seconde (FLS), de l’alphabétisation, et de la lutte contre l’illettrisme, bonjour ! 

     Vous adorez votre métier, mais vous en avez assez des contrats précaires et des conditions de travail rocambolesques ? Vous pensez parfois que vous aussi vous avez le droit d’avoir des vacances, de louer un logement, ou même -grand luxe- d’envisager sereinement d’avoir un enfant ? Nous aussi ! 

     Face à  ce constat, et dans la lignée de ce que met en place le collectif FLE Attaque au niveau national (allez voir leur site http://metiersdufle.zeblog.com/), nous voulons mettre en place un collectif sur Marseille, avec l’ensemble des formateurs intéressés, pour réfléchir et agir. L’histoire de toutes les professions montre que les choses changent difficilement si les acteurs même ne s’organisent pas collectivement pour défendre leurs professions et leurs droits. 

   Suite à quelques premiers échanges, nous avons défini trois axes de réflexion, autour desquels il nous semblerait pertinent d’entamer cette réflexion collective. Toute autre suggestion sera la bienvenue. 

  1. La formation FLE, une profession qui demande à être mieux connue et reconnue.

Cette profession, récente, ne semble pas toujours connue par les partenaires sociaux notamment, qui confondent souvent la formation avec toutes les autres missions d’animation.

Or, les métiers du Fle demandent des compétences spécifiques, comme toute profession, et les missions des formateurs sont souvent multiples : mise en place de projets, coordination d’équipes, formation, création de supports pédagogiques, évaluations et parcours de formation, mise en place de partenariat, etc.

Les profils de poste seraient des supports assez pertinents pour répertorier toutes les missions des formateurs FLE.  

  1. Les conditions de travail des formateurs.

Si l’on reconnaît  ces nombreuses missions, il faut leur donner la possibilité d’être menées. Et c’est là que le bât blesse. L’idée serait de s’appuyer sur les nombreux contrats de travail des formateurs, et sur le livre blanc publié sur le site FLE Attaque, qui fait un état des lieux des conditions de travail précaires et ne permettant pas de mener à bout sérieusement l’ensemble des missions énumérées précédemment. 

Ces  conditions de travail très  « pittoresques » nous semblent souvent justifiées par le recrutement de « stagiaires, bénévoles, professeurs de français langue maternelle etc », autrement dit de personnes non formées aux métiers du FLE. C’est pourquoi nous voulons aussi penser collectivement la question du recrutement des formateurs, et de leur propre formation initiale et continue. 

  1. Le droit à la formation pour les migrants.

Le droit à la formation pour tous nous semble primordial à défendre. Nous sommes concernés ici par le droit à la formation des migrants, et face aux conditions de travail des formateurs, et donc aux moyens réellement mis en place pour permettre cette formation,  nous estimons que ce droit est bafoué aujourd’hui.

Les actions de formations, le nombre d’heures, les objectifs et les projets pédagogiques nous semblent souvent vides de sens et de contenus face à un besoin réel.

Nous souhaitons donc réfléchir à  ce point en s’appuyant notamment sur ce qui existe chez nos voisins européens, allemands, belges, et autres, afin de comparer ce qui est possible avec ce qui est réellement mis en place. 
 
 

Si vous souhaitez vous joindre à nous pour participer à cette réflexion, y ajouter vos idées, envies et modes d’actions à envisager….


 

Un collectif de formatrices (-teurs) FLE/ FLS/ Illettrisme / Alphabétisation

appel à conseils

Par FLE Attaque :: 15/12/2009 à 12:13 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels

La question suivante nous a été posée ; si vous avez des éléments de réponse précis pour cette internaute :

 

Bonjour,   
Nous venons de prendre découvrir votre blog avec le plus grand intérêt. M....nous a en effet suggéré de prendre contact avec vous afin de vous soumettre notre problème. Notre fils, âgé de 30 ans et titulaire d'un Master 1 de FLE est "en poste" depuis trois ans à l'étranger (Hongrie, Bulgarie, Suisse). L'année prochaine il enseignera au Mexique (Alliance française deTorreon). Son travail lui plaît beaucoup, malgré des conditions matérielles précaires, que, d'ailleurs, vous dénoncez. Pour notre part, nous sommes très inquiets concernant sa future retraite, car, si la couverture sociale est assurée, les congés payés, et, surtout, la cotisation retraite ne semblent être aucunement prévus. Il est évident qu'avec un salaire équivalant, au mieux, à environ 600 Euros par mois, il est impossible de souscrire à la moindre assurance retraite. Comment résoudre ce problème ? Pouvez-vous nous aider à trouver une solution. Merci pour la réponse, ou les pistes de recherches que vous voudrez bien nous fournir. D'autre part, lorsque l'on justifie de "bons et loyaux services" d'enseignement à l'étranger pendant plusieurs années a-t-on quelques perspectives d'un reclassement satisfaisant en France ? Merci encore, et bon courage pour votre action.

Les professeurs et la commission européenne

Par FLE Attaque :: 15/12/2009 à 12:05 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels

Voici le témoignage d'un professeur de FLE à Bruxelles aux Institutions européennes


Indépendant ou faux-indépendants ?
La Commission met à jour deux tristes réalités: Le degré de dépréciation actuel des professions de l'enseignement et la mise en pratique néolibérale de ses beaux discours moralisateurs. Par un système d'appel d'offre, la Commission encourage elle-même, l'instauration de conditions de travail inacceptables. Cela se passe dans ses propres locaux, au nez de ses propres fonctionnaires.


Depuis 10 ans, les conditions des enseignants des cours de langues qui travaillent pour les sociétés privées qui remportent les appels d'offre de la Commission n'ont fait que se dégrader. La situation est telle qu'elle va contre la logique même de respect et de défense des travailleurs prônée par la Commission.
En effet, le dernier contractant qui a remporté tous les lots de langues au dernier appel d'offre propose des prix imbattables. Il est parfaitement clair dès le début que les économies seront faites sur les rémunérations des formateurs indépendants. Les premières offres de cette agence faisaient d'ailleurs fi des rémunérations des enseignants, de leurs diplômes et de leurs nombreuses années d'expérience. Pour certains, les rémunérations proposées représentaient une baisse de revenus de 40 % ! Quand on pense que cette entreprise bénéficie de soutien du plan Bruxelles Invest qui lui offre entre autres des locaux gratuits à Tour et Taxi et d'autres avantages fiscaux ! Est-ce à cela que servent ces subsides ?
En outre, les enseignants se plaignent de la pauvre qualité des propositions pédagogiques du contractant et ont déjà constaté de nombreux points très peu satisfaisants. Cette société semble d'ailleurs avoir beaucoup de difficultés à remplir les attentes de la Commission. N'aurait-elle été choisie que pour son offre budgétaire imbattable, contre toute logique professionnelle ?
Après 4 mois de bataille, une pétition de soutien signée par 4 000 fonctionnaires européens avec l'aide de l'union syndicale, une manifestation diffusée sur la RTBF, le contractant vante ses mérites et ses réussites tout en faisant planer le spectre de la crise et révise ainsi très lentement ses conditions. Cependant, il établit toujours un net lien de subordination qui va à l'encontre du statut d'indépendant et il instaure des conditions de rémunérations tirées à l'extrême et qui risquent en plus de mettre en danger la qualité des formations. Certains, faute de mieux, se voient obligés d'accepter l'offre proposée même quand elle est inférieure à ce qu'ils gagnaient parce qu'ils n'ont pas d'autre choix. Sous le prétexte de réaliser quelques économies, la Commission, au nom du libéralisme, laisse clairement un contractant engager des gens pris dans un engrenage de remboursement de taxes tout en leur proposant des rémunérations inférieures. Comment nommer de telles pratiques ? La question des dizaines de millions qui pourraient être économisés sans le double siège du Parlement resurgit pour certains à la surface.
Les Institutions Européennes (IE) exigent beaucoup de leurs professeurs, en termes de diplômes et d’expérience. La qualité du travail de milliers de fonctionnaires et leur promotion interne étant liée à leurs compétences linguistiques, les prestations des enseignants sont évaluées de manière constante. De plus, les besoins des Institutions sont permanents et pourraient permettre la création de contrats stables. D'autre part, les directives de Lisbonne 2010 mettent clairement l'accent sur la valorisation de l'expérience et des diplômes ainsi que sur la création d'emplois stables et valorisants.
Malgré tout, les enseignants sont soumis au régime de travail des indépendants payé à l'heure prestée sans tenir compte du travail de préparation des cours, corrections des tests, démarches administratives... Puisque ce statut ne prévoit pas de congés payés, les périodes où il n'y a pas de cours représentent une forme de chômage technique non indemnisé. Cela suppose normalement une rémunération en conséquence. Loin d'être le cas, les budgets, constamment revus à la baisse, poussent encore une fois les contractants à proposer des conditions de plus en plus dures. Tout cela permet évidemment de réaliser certaines économies, mais à quel prix ?
Il semblerait que l'état actuel du contrat d'appel d'offre oblige à appliquer ces honoraires aussi bas et ces conditions aussi dures pour que cela soit rentable pour les écoles concernées. Les enseignants cherchent par conséquent à entrer en contact avec la Direction Générale de l'Administration pour se procurer le cahier des charges de l'appel d'offre mais, jusqu'à présent, celle-ci refuse le dialogue.
Ces formateurs cherchent un moyen de démontrer qu'ils sont en réalité de faux indépendants dénués de nombreux droits fondamentaux des travailleurs au grand bénéfice des contractants qui ne participent sous aucune forme aux contributions sociales et ne sont soumis à aucune garantie d'emploi ni de traitement. Toutefois, même si ce statut de faux indépendants est indépendant de leur volonté, les formateurs n'ont guère d'autres alternatives pour enseigner aux adultes sans passer par ce statut.
La Commission n'a t-elle pas un devoir d'exemple en matière de traitement des personnes qui y travaillent ? De plus, si la Commission est directement impliquée dans le choix du contractant qui se chargera d'assurer la qualité des formations, comment garantir celle-ci face à de telles conditions de travail ?

Temps de travail des formateurs

Par FLE Attaque :: 15/12/2009 à 9:51 :: Général
Montreuil, le 16 novembre 2009


ACCORD sur le TEMPS DE TRAVAIL des FORMATEURS :
Le SNPEFP CGT dit NON !

Après plus d’une dizaine de réunions, la FFP (fédération patronale) soumet aux partenaires sociaux un accord qui remet en cause l’organisation du temps de travail des formateurs.
Sous prétexte de polycompétence et d’évolution de carrière des formateurs, et en parallèle avec une refonte de la grille des classifications, la FFP annonce clairement son objectif :
augmenter le temps de face à face pédagogique et corollairement, réduire le temps de préparation et de veille nécessaire à l’activité de formation en faisant disparaître le ratio 72/28 (proportion de temps de préparation et recherche liée au temps de cours et générée automatiquement de manière forfaitaire). En échange de quoi ? De quelques aménagements portant sur la formation continue et la grille des salaires, ou le paiement partiel du trajet…
Le souhait des patrons est d’appliquer à notre secteur l’adage libéral : flexibilité, compétitivité, productivité, zéro qualité !

Les formateurs et leurs représentants des organisations syndicales, pour qui une intensification des tâches signifie une dégradation supplémentaire de leurs conditions de travail, n’accepteront pas cette mise à mal de leur statut.



Etude sur le temps de travail des formateurs : bafouée
Le résultat de l’enquête menée en 2008 fait ressortir pour les formateurs, une charge de travail supérieure à l’obligation contractuelle. 67% des salariés interrogés indiquent un surplus non rémunéré de 10 à 20 % de leur temps de préparation. La majorité d’entre eux confirment qu’ils préparent leurs cours hors temps de travail. Ils évoquent des ‘temps masqués’ non pris en compte et une réelle distorsion entre la charge de travail prescrite et la charge réelle effectuée, distorsion due à des outils de décompte du temps limités ou inexistants, basés principalement sur le temps pédagogique, distorsion qui impacte le salaire de manière défavorable, distorsion qui rend le métier pénible.

La CGT, qui sait écouter et qui défend les formateurs, a communiqué en octobre 2009 un texte de près de 30 propositions qui prennent en compte les demandes principales :
1) la possibilité d’assurer la prestation dans des conditions de qualité physique, intellectuelle et mentale
2) la visibilité sur les ‘temps masqués’ et leur rémunération
3) la reconnaissance du métier et des compétences acquises au cours de leur carrière

Malgré cela, la FFP a clos les débats avec un texte conclusif qui aboutit …. à la déréglementation, au gré à gré, à la désorganisation et à la colère des salariés. Accepter cette remise en cause, c’est vider la Convention Collective de l’élément essentiel qui la différencie du Code du Travail et qui reconnaît que l’acte de formation est indissociable de son temps de préparation et recherche.

Accord de méthode : non respecté
Certaines organisations syndicales, éloignées de la réalité des conditions de travail des formateurs, se disent prêtes à signer et cela, même lorsque la FFP ne respecte pas l’accord de méthode qui pose des conditions à la finalisation de cet accord, en particulier, la « valorisation et la précision sur ce qu'il faut entendre par temps de Préparation, de Recherche et de veille, la mise en place de limites claires à l'exercice du temps de Face à Face Pédagogique, la préservation de l'efficience des formateurs et de la qualité des formations, l’application d’une organisation permettant de planifier et suivre l'activité des formateurs. »

Une profession : malmenée
L’organisation syndicale qui signera ce texte portera la grave responsabilité d’une dérégulation des pratiques et des relations de travail.
Les salariés ne pardonneront pas.
En 2007, la FFP, déplorant le manque de considération et d’identification du monde de la formation, montrait une vive motivation à corriger l’image désastreuse de notre secteur professionnel qui nuit aux organismes de formation et aux salariés qui y travaillent ; elle affirmait « sa volonté d’œuvrer en permanence à améliorer le sort de nos entreprises et des salariés de notre Branche ». Avec cet accord mis à la signature mi novembre 2009, elle démontre sa duplicité ; d’un côté, forces déclarations dans la presse, présence à des colloques pour s’affirmer comme une branche responsable, de l’autre, elle renie ses valeurs affichées.

La FFP : acharnée à faire signer cet accord
C’est à la lumière de la loi du 20 août 2008 qu‘il faut le comprendre ; cette loi donne la possibilité aux entreprises en interne de négocier l’aménagement du temps de travail, mais pas son organisation. Le chaînon manquant se situe à cette frontière. La FFP lâcherait gracieusement sur la classification en échange de la faculté pour les employeurs de négocier l’organisation du temps de travail dans leur établissement, au cas par cas, prérogative jusqu’à aujourd’hui dévolue à la négociation de branche.

Pour toutes ces raisons, la CGT demande
- le maintien du ratio pour préparer les cours
- l’instauration de 10 jours mobiles (au lieu de 5) dits ‘temps de respiration’
- un cadrage, une organisation et une gestion des activités et du temps de travail des formateurs compatibles avec l’ANI du 2 juillet 2008 relatif au stress au travail permettant de préserver leur santé physique et mentale et de concilier vie privée / vie professionnelle
- la prise en compte des trajets et déplacements habituels et inhabituels comme une activité professionnelle dès lors que cela est justifié par une mission, son encadrement par une organisation du travail spécifique
- la mise en place d’outils qui assurent le décompte et le suivi exact, clair et précis du temps de travail des formateurs
- la reconnaissance et la valorisation de la complexité du métier de formateur par une grille des classifications respectueuse et des salaires décents.


Contact : Smail Lamara, secrétaire national du SNPEFP CGT secteur Formation Privée



Témoignage d'un prof de FLE

En lisant une annonce récente sur le site FLE.fr, je vois que l’on propose un poste de professeur de français langue étrangère pour un salaire brut de 14 Euros de l’heure, pour un volume horaire allant de 15 a 22 heures de cours par semaine.
Ceci  représente dans le meilleur des cas un salaire de 1232 Euros brut par mois, soit après calcul, un salaire d’environ 948 Euros Net par mois…et  ceci à Paris, une des villes les plus chères au monde !
Comment est-il possible de survivre avec un salaire aussi ridicule à Paris ?
Le salaire minimum (SMIC selon les chiffres de l’INSEE )  était en juillet 2008, en france, d'environ 1317 Euros brut, soit 1017 Euros net, soit 70 Euros de plus que le salaire que l’on offre à notre cher futur prof de FLE. Sans commentaires…
Je suis conscient des problèmes qui sont ceux de chaque centre de langue ou école, des difficultés de gestion, de la crise économique etc.
Toutefois, comment peut-on proposer ce salaire à des gens qui ont effectué au minimum quatre à cinq années d’études supérieures et à qui, de surcroit, on demande régulièrement un à deux ans d’expérience ?
Combien gagne un professeur fonctionnaire qui fait la même quantité d’heures ? combien gagne un ingénieur par heure de travail ? combien gagne un avocat ? combien gagne un architecte ? combien gagne un journaliste ? combien gagne un mécanicien ? combien gagne un plombier ? nettement plus sans l'ombre d'un doute, car personne n'accepterait  d'être payé aussi peu...à moins d'être mal informé, d'être mal défendu ou dans l'absolue nécessité de travailler, ou à moins d'être prof de FLE évidemment !
Je trouve que quelque chose cloche réellement dans la façon dont on traite et considère les professeurs de français langue étrangère. Depuis que j’exerce cette profession je vogue d’abus en abus de ce type. Je suis fatigué de cette situation au point de songer à changer de métier (que pourtant j’aime énormément)
Je déclare que cette situation est une honte quand on sait l’argent que génère le commerce des langues...
Je ne comprends pas qu’aucune règle ne régule le salaire des professeurs de français langue étrangère et que tout le monde accepte cette situation comme si elle était parfaitement normale.
Je trouve  qu’il est honteux de continuer à pratiquer de telles politiques salariales, profitant de la difficile situation de l’emploi dans ce domaine, et de la nécessité de chacun de travailler.
Je trouve irrespectueux de proposer de tels salaires, car cela reflète ni plus ni moins un mépris et un manque de considération flagrant pour la qualité du travail que nous effectuons quotidiennement en France ou partout dans le monde.
Je trouve que l'état ne remplit pas sa mission, car tout en préchant la diffusion du français, il laisse les enseignants de FLE au mieux dans la précarité au pire dans la misère, se faisant ainsi complice de l'évolution lamentable que subit notre profession.
Voila un exemple parmi d'autres, mais je suis certain que bien des collègues vivent des situations similaires et parfois même bien pires...
Amis du FLE, bon courage à tous,

Bruno

UN COLLECTIF à MARSEILLE !!!

Par FLE Attaque :: 15/06/2009 à 9:50 :: Les actions des collectifs FLE Attaque
 

Amis du Français langue Etrangère (FLE), du français Langue seconde (FLS), de l’alphabétisation, et de la lutte contre l’illettrisme, bonjour ! 

     Vous adorez votre métier, mais vous en avez assez des contrats précaires et des conditions de travail rocambolesques ? Vous pensez parfois que vous aussi vous avez le droit d’avoir des vacances, de louer un logement, ou même -grand luxe- d’envisager sereinement d’avoir un enfant ? Nous aussi ! 

     Face à ce constat, et dans la lignée de ce que met en place le collectif FLE Attaque au niveau national, nous voulons mettre en place un collectif sur Marseille, avec l’ensemble des formateurs intéressés, pour réfléchir et agir. L’histoire de toutes les professions montre que les choses changent difficilement si les acteurs même ne s’organisent pas collectivement pour défendre leurs professions et leurs droits. 

   Suite à quelques premiers échanges, nous avons défini trois axes de réflexion, autour desquels il nous semblerait pertinent d’entamer cette réflexion collective. Toute autre suggestion sera la bienvenue. 

  1. La formation FLE, une profession qui demande à être mieux connue et reconnue.

Cette profession, récente, ne semble pas toujours connue par les partenaires sociaux notamment, qui confondent souvent la formation avec toutes les autres missions d’animation.

Or, les métiers du Fle demandent des compétences spécifiques, comme toute profession, et les missions des formateurs sont souvent multiples : mise en place de projets, coordination d’équipes, formation, création de supports pédagogiques, évaluations et parcours de formation, mise en place de partenariat, etc.

Les profils de poste seraient des supports assez pertinents pour répertorier toutes les missions des formateurs FLE.  

  1. Les conditions de travail des formateurs.

Si l’on reconnaît  ces nombreuses missions, il faut leur donner la possibilité d’être menées. Et c’est là que le bât blesse. L’idée serait de s’appuyer sur les nombreux contrats de travail des formateurs, et sur le livre blanc publié sur le site FLE Attaque, qui fait un état des lieux des conditions de travail précaires et ne permettant pas de mener à bout sérieusement l’ensemble des missions énumérées précédemment. 

Ces  conditions de travail très « pittoresques » nous semblent souvent justifiées par le recrutement de « stagiaires, bénévoles, professeurs de français langue maternelle etc », autrement dit de personnes non formées aux métiers du FLE. C’est pourquoi nous voulons aussi penser collectivement la question du recrutement des formateurs, et de leur propre formation initiale et continue. 

  1. Le droit à la formation pour les migrants.

Le droit à la formation pour tous nous semble primordial à défendre. Nous sommes concernés ici par le droit à la formation des migrants, et face aux conditions de travail des formateurs, et donc aux moyens réellement mis en place pour permettre cette formation,  nous estimons que ce droit est bafoué aujourd’hui.

Les actions de formations, le nombre d’heures, les objectifs et les projets pédagogiques nous semblent souvent vides de sens et de contenus face à un besoin réel.

Nous souhaitons donc réfléchir à ce point en s’appuyant notamment sur ce qui existe chez nos voisins européens, allemands, belges, et autres, afin de comparer ce qui est possible avec ce qui est réellement mis en place. 
 
 

Si vous souhaitez vous joindre à nous pour participer à cette réflexion, y ajouter vos idées, envies et modes d’actions à envisager….

Soyez les bienvenus à une première rencontre que nous vous proposons : 

Le jeudi 25 Juin, à partir de 18H30…

 18h30, à la Passerelle 26, Rue des Trois Mages, 13006 Marseille

Nous vous espérons nombreux ! 

(Pour nous permettre d’organiser cette réunion le mieux possible merci de nous confirmer votre présence par courriel.) 
 

Un collectif de formatrices (-teurs) FLE/ FLS/ Illettrisme / Alphabétisation

Volontariat pour profs à la retraite

Par FLE Attaque :: 13/04/2009 à 12:05 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

Emission de RFI, "Les Français de l'étranger" du 1er avril 2009 (à écouter sur le site de RFI).

"Alain Joyandet, le secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, veut tripler le nombre des volontaires internationaux. Il l’a annoncé, le 28 mars 2009, devant le premier Forum des anciens élèves du réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger, réuni à Paris. Certains de ces volontaires, retraités de l’Education nationale, viendront épauler les lycées français à l’étranger.

Ces volontaires seront distincts des volontaires internationaux en entreprise (VIE) ou en administration (VIA). Ils devraient relever de la loi de février 2005 instaurant le volontariat de solidarité internationale, volontariat prévu pour une durée minimum d’un an. Explications de Lucien Cousin, le président du CLONG, le Comité de liaison des ONG de volontariat.

Site: + Contact
14, passage Dubail
75010 Paris
T. : 33 (0)1 42 05 63 00
Email : clong@clong-volontariat.org
www.clong-volontariat.org

Une réunion d’information est organisée le premier mardi de chaque mois à Paris, des anciens volontaires viennent à chaque fois apporter leur témoignage. (S’inscrire sur le site du CLONG). Le CLONG ne recrute lui-même aucun volontaire ou salarié. Les candidats doivent s’adresser directement aux associations.

Pour nous écrire : francais.etranger@rfi.fr"

On recrute des stagiaires, des bénévoles, des retraités, des étudiants...à quel moment les salariés peuvent-ils travailler ?

 

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