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Livre Blanc FLE attaque (3) analyse des conventions collectivesPar FLE Attaque :: 09/03/2006 à 21:23 :: Les actions du collectif FLE Attaque
Les professeurs de FLE/FLS/ALPHA dépendent de nombreuses conventions collectives : N°3249 (organismes de formation) ; N°3246 (animation) ; N°3218 (centres sociaux) ; N°1486 Syntec (bureaux d’études techniques)... Celles-ci définissent des classifications, qualifications, rémunérations et temps de travail très disparates et globalement défavorables aux formateurs. 1- Classifications et qualifications Les offres d’emploi (Anpe.fr ; fle.fr, fdlm.org) exigent un niveau de qualification minimum à Bac+4. Mais les contrats proposés placent habituellement les enseignants FLE/FLS dans la catégorie « Technicien qualifié », « Assistant », soit Bac+2, puisque les conventions collectives le permettent. Les études et les formations exigées correspondent à une spécialisation professionnelle qui doit être reconnue au niveau des indices et des classifications. Les professionnels du FLE/FLS ne peuvent accepter d’être sous-évalués, « classés » comme techniciens, bac +2. Nous demandons à ce que les conventions prennent en compte la réalité du métier, sa spécificité et les responsabilités que les enseignants sont amenés à prendre en gérant les classes en changeant la catégorie des enseignants. 2- Horaires hebdomadaires (lissés ou non) Les enseignants des lycées professionnels (convention collective 3209) sont astreints à un temps de face à face pédagogique de 16 heures pour le niveau post-bac, ce qui correspond à un alignement sur la fonction publique au niveau de l’agrégation. Les formateurs de la convention collective des organismes de formation sont astreints à 25,2 heures de face à face pédagogique et 9,8 heures rémunérées de préparation et activités connexes. Les professeurs de l’animation travaillent 24 heures à temps plein. Les postes de professeurs régis par la convention collective des centres sociaux sont à 35 heures hebdomadaires sans que la spécificité de leur métier ne soit prise en compte. Nous demandons que le temps de préparation, d’analyse et de recherche inhérent à aux métiers du FLE/FLS soit pris en compte. Il doit être comptabilisé et rémunéré comme un véritable temps de travail. 35 heures de face à face pédagogique ne sont pas envisageables. 3- Rémunération Aujourd’hui, les classifications des conventions collectives permettent aux employeurs de rémunérer les formateurs à des taux horaires extrêmement bas. 1625 euros brut (Convention N°3249, 2003, catégorie D2), 1234,84 euros brut (N°3246, 2006, professeur) pour un temps plein qui est de plus en plus rare. Nous demandons une revalorisation des salaires. 4- Contrats précaires Aujourd’hui, les CDD d’usage et les CDII de la convention collective N°3249 constituent l’essentiel des contrats proposés aux enseignants. Ils ne sont pas utilisés conformément au droit du travail (pour les CDD d’usage) et à la convention collective des formateurs (pour les CDII). Nous demandons, pour les CDII, que le nombre d’heures plancher soit précisé dans la convention et équivalent au moins à un mi-temps et pour les CDD d’usage une prime de précarité de 10%. Consultez également sur ce blog Livre Blanc FLE attaque - Page de titre Trackbacks
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