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MAE et AEFE - Perspectives de carrière au retour ?

Par FLE Attaque :: 18/06/2007 à 15:30 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels

Un article publié par Himba sur son blog : http://www.himba.over-blog.fr/10-index.html

 

"Voici après de longues démarches et courriers divers, la réponse n°285 apportée à l'Assemblée nationale à une question orale, en date du mois d'Avril 2003.
Depuis cette date, rien n'a changé, je reste dans mon collège en 6è en banlieue ouest de Nantes à 35 kms de mon domicile sans aucune tâche particulière cotrrespondant à mes acquis et attendant que l'heure de la retraite sonne.Le MAE lui ne sonne plus...

 

PERSPECTIVES DE CARRIÈRE DES ENSEIGNANTS EN POSTE À L'ÉTRANGER
 

M. Serge Poignant - Les agents titulaires de l'éducation nationale qui exercent à l'étranger, sur des postes MAE ou AEFE, ont souvent rempli des fonctions importantes d'attaché de coopération, conseiller, directeur de cours ou chef de projet. Lorsqu'ils réintègrent leur administration d'origine, leur nouveau poste se trouve en décalage total avec les responsabilités qu'ils ont exercées. Dans ma circonscription, un enseignant est de retour depuis septembre 2002. Il attend une affectation et a été placé comme « titulaire sur zone de remplacement »

 

Il effectue donc des remplacements dans le secondaire alors qu'il a été précédemment directeur de cours au Centre culturel du Caire. On le voit, la réintégration dans l'académie d'origine est soit impossible, soit en décalage total avec les missions exercées. Même si le bureau du réseau extérieur et de la coopération technologique a pour mission de faire valoir les compétences acquises à l'étranger son efficacité est contestée. Les agents n'ont souvent pas d'autre possibilité que de repartir pour l'étranger. Or, l'organisation du recrutement est longue et soumise à différentes présélections du ministère de l'éducation nationale et du ministère des affaires étrangères.

 

Je souhaite donc savoir quelles sont les intentions du Gouvernement pour améliorer la situation de ces agents qui participent au rayonnement de la France à l'étranger ? Comment entend-il simplifier les procédures d'examen des candidatures pour l'étranger ?

 

M. Pierre-André Wiltzer, ministre délégué à la coopération et à la francophonie - La participation des personnels titulaires de l'Education nationale est essentielle pour le ministère des affaires étrangères. Près de 1 400 agents titulaires de cette administration sont actuellement détachés à l'étranger dans les services et établissements culturels et de coopération français ou comme assistants techniques et il convient d'y ajouter 6 000 autres personnes qui exercent leurs compétences dans le réseau de l'agence de l'enseignement français à l'étranger.

 

Vous posez à juste titre la question du retour de ces personnels en France, même si elle ne se pose pas avec la même acuité selon qu'ils ont été affectés à un service d'enseignement ou en qualité de coopérants ou d'assistants techniques.

 

L'Education nationale réintègre normalement les personnels employés par l'AEFE à l'issue de leur mission à l'étranger sur des postes de même nature. En revanche, la gestion du retour des personnels affectés dans les services des ambassades, le réseau culturel français à l'étranger ou comme assistants techniques est plus délicate. Il convient en effet de proposer à ces personnes, qui ont quitté le monde de l'enseignement depuis plusieurs années, des fonctions en rapport avec leurs nouvelles compétences. Chaque année, 400 agents titulaires de l'Education nationale sont confrontés à cette situation, 100 d'entre eux demandent à bénéficier d'un suivi personnalisé, organisé par le Bureau du réseau extérieur et de la coopération technologique du ministère de l'éducation.

 

Le ministère des affaires étrangères, conscient de la nécessité d'améliorer le traitement de ces cas, a signé avec le ministère de l'éducation nationale et l'université de Paris III Sorbonne Nouvelle, le 2 février 2002, un protocole destiné à développer et à promouvoir les dispositifs de validation universitaire des acquis des personnels enseignants détachés auprès de lui. Ce protocole offre aux personnels qui rentrent en France la possibilité d'accéder à une formation diplômante destinée à faciliter leur accès à une mission qui tienne compte de leur enrichissement professionnel. Une évaluation sera conduite en décembre 2003 pour mesurer son efficacité et proposer d'éventuels aménagements. Le bilan que vous appelez de vos v_ux est donc prévu.


Le ministère des affaires étrangères entend approfondir sa concertation avec celui de l'éducation nationale afin de rendre les détachements des personnels enseignants vers ses établissements plus fluides. Pour cela, leur affectation doit s'intégrer dans un véritable projet de carrière appelé à se poursuivre, après leur retour au sein de l'Education nationale.

 

M. Serge Poignant - Je me réjouis que vous reconnaissiez qu'il y a là un véritable problème et que vous soyez désireux de travailler en liaison avec le ministère de l'éducation nationale. Je souhaite que les choses avancent rapidement et que la simplicité soit privilégiée car, plus le reclassement est long et compliqué, plus les agents sont incités à demander à repartir à l'étranger. "

 

Un article publié par Himba sur son blog : http://www.himba.over-blog.fr/10-index.html

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Commentaires

Le 25/06/2007 à 17:05, par anne
Dommage que ne soient pas mentionnés les professeurs non titulaires.
Le 08/07/2007 à 18:41, par Gabriel
je suis d'accord avec anne : désolé, mais je ne vais pas m'apitoyer sur le sort des titulaires de l'éducation nationale. Il y plein de prof de fle, la plupart bac + 4 ou bac +5, qui font un super travail à l'étranger pour la promotion du français, pour une rémunération ridicule. et eux, quand il veulent se réinsérer en France, c'est vraiment la galère !
Le 09/07/2007 à 9:43, par William
La question des non titulaires n'est pratiquement jamais abordée par les ministères de tutelle (MAE et MEN) alors qu'ils en emploient une quantité phénoménale et que cette pratique tend à s'amplifier. A quand une véritable prise en compte de ces personnels qui s'investissent beaucoup pour un retour plus que ridicule (salaire risible, précarité des contrats, etc.)? Les syndicats restent sur cette question étrangement muets, en dehors de quelques interventions histoire de se donner bonne conscience.
Le 16/07/2007 à 16:13, par boreale
d'accord avec gabriel qui était d'accord avec anne ! je ne vais pas m'apitoyer...

par ailleurs je suis étonnée que le concept de "carrière" existe encore dans l'esprit de certains. C'est pas un "vieux-truc-à-papa" la "carrière" ?

je sais pas, j'ai jamais entendu ce mot ailleurs qu'en France au XXe siècle (il semblait disparaitre à la vitesse du son depuis, remplacé par le concept de "parcours", plus ... ludique, n'est-il pas ?)

On serait déconnectés à ce point ?
Le 16/07/2007 à 17:22, par Tilo
Effectivement, Boreale, aujourd'hui on peut avoir d'autres aspirations que "faire carrière" pour autant je ne vois pas de raisons pour stigmatiser ceux qui ont de l'ambition...
Qu'on appelle ça "carrière" ou "parcours" la question est : comment évoluer en tant que prof de FLE ? Et surtout, comment rentrer en France après une mission à l'étranger ?
Ce texte souligne les incohérences dans la gestion du personnel enseignant...
Le 28/07/2007 à 17:47, par boreale
bon alors pour "faire carrière" il y a toujours les concours de la fonction publique, non ? Que ce soit ici ou ailleurs, dans un autre pays.

et sinon, le coup de bol du poste qui s'offre au moment où on passe par là, comme c'est le cas à l'étranger parfois. Ca peut fournir du travail parfois très bien rémunéré pendant quelques années, mais vient le moment où il faut penser à l'après.

et sinon : créer sa propre activité (comme certains le font à l'étranger aussi. L'Alliance française a vu ainsi débouler pas mal de concurrents en Chine cette dernière décennie).

Mais j'appelle ça faire quelque chose et non "faire carrière".

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