FLE Attaque
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L’affaire du Rhône : la position des organismes de formationPar FLE Attaque :: 30/01/2008 à 17:07 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Communiqué du 9 janvier 2008 : "La formation linguistique reste dans le cadre du livre IX du code du travail et de la loi de mai 2004 relative à la formation professionnelle et au dialogue social", rappellent les deux organismes, et "c'est bien de formation professionnelle dont il s'agit avec les droits, les devoirs de chacun et le cadre légal qui s'y applique (…). Qu'elle relève du FLE (français langue étrangère), de l'alphabétisation ou de la lutte contre l'illettrisme, la formation requiert des compétences importantes et exige un professionnalisme à toute épreuve, de l'expérience, la connaissance des publics et des Alors que l'État, dans le cadre des marchés publics, demande des niveaux de qualification et de compétence des formateurs élevés (bac + 4, maîtrise FLE), ainsi que l'application de la convention collective des organismes de formation", pourquoi est-on si peu exigeant, dans le cadre du PDAF (Plan départemental d'apprentissage du français). "Ce serait méconnaître les réalités, voire dangereux, de penser qu'il suffit de quelques heures de formation pour s'improviser pédagogue et formateur". Le Synofdes et la fédération nationale des Urof dénoncent, depuis "plus de quinze ans", "la remise en cause systématique des politiques de formation linguistique basées sur le développement, l'accès à une qualification et l'émancipation des personnes". Ils considèrent que "l'abandon des actions Sife (stages d'insertion et de formation à l'emploi) puis la mise en place des formations linguistiques dans le cadre du CAI (contrat d'accueil et d'intégration) participent de ces orientations vers des formations utilitaristes et montrent bien une volonté d'instrumentaliser ces politiques à des fins de gestion des flux migratoires et de main d'oeuvre". Ils jugent que "le transfert complet aux régions de la compétence formation avec des moyens très faibles ne permet pas à ces dernières de répondre aux besoins réels et pose la problématique de l'égalité de traitement selon les territoires". Egalement en ligne Trackbacks
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Commentaires Le 01/02/2008 à 22:47, par Michèle François
Je suis documentaliste en lycée, et ces dernières semaines mon proviseur m’a convoqué pour, m’a-t-il dit, me confier « une mission ».
Il a reçu 2 courriers de l’Inspecteur d’académie, un de fin novembre, et un de début janvier. Dans le premier, l’Inspecteur vante « le programme important d’offre d’apprentissage de la langue française à l’intention des étrangers en situation régulière » mis en place par le Préfet du Rhône. Il dit qu’il faut que les parents soient informés de l’offre et « convaincus de leur intérêt à l’accepter » et poursuit « Nous devons donc participer à la diffusion de cette information et en dialoguer avec les parents d’élèves concernés… notamment les mères récemment arrivées.. ». Il est question d’interprètes qui pourront intervenir et seront payés pour. L’Inspecteur demande aux chefs d’établissement d’engager l’information des parents concernés. Dans le 2ème courrier, l’Inspecteur demande aux chefs d’établissement de « recenser les besoins nécessaires » en matière d’interprétariat… C’est suite à tout cela que Monsieur le Proviseur me demande : 1/ de me procurer les brochures d’information de la Préfecture et de les diffuser (« Pour mieux vous intégrer, apprenez le français.. »). 2/ de recenser le besoins en interprètes… J’explique à mon proviseur qu’il n’entre pas dans mes missions de relayer la politique gouvernementale en matière d’immigration, puisqu'on on sait que toutes ces questions d’intégration, dont la maîtrise de la langue française, figurent dans les nouvelles lois comme conditions à la délivrance des premières cartes de résident (L314.2 du Ceseda). Je lui explique aussi que je me vois mal en train de recenser et finalement stigmatiser parmi les élèves ceux qui ont des parents étrangers, puis ceux qui ont des parents en situation régulière à l’exception des autres, puis ceux dont les parents en situation régulière ne parlent pas bien le français… Enfin, si l’éducation des enfants est bien de mon ressort, ce n’est pas le cas de l’éducation des parents… Bref, je lui fais bien comprendre qu’il ne pourra pas compter sur moi pour sa nouvelle mission ! Je passe sur les réponses comme quoi je n’ai pas à me poser de questions ni à réfléchir, mais à obéir… Voilà comment l’Education Nationale pourrait bien, si nous n’y prenions garde, devenir une caisse de résonance pour le ministre Hortefeux. Après l’encouragement à la délation dans les administrations pour chasser les sans-papiers, voilà l’autre versant avec l’enrôlement des enseignants dans la « politique d’intégration républicaine » des immigrés choisis ! Soyons nombreux à refuser de cautionner l’un et l’autre versant de cette politique qui ne respecte rien de la volonté des hommes, femmes, et enfants, qui se sont réfugiés en France pour exister et tenter de vivre mieux, tout simplement, ou pour toutes sortes de considérations liées à leur vie familiale ou privée qu'il ne nous appartient pas de juger ! Michèle François PS : Je suis bien d'accord pour que des structures adaptées (avec des profs formés pour) aident les immigré(e)s à apprendre la langue française, mais quand ils et elles en ressentiront le besoin, et pas dans le cadre d'une obligation édictée par la législation pour obtenir une carte de séjour!.. Enfin, j'aimerais bien savoir si d'autres enseignants ont été sollicités comme moi... Le 02/02/2008 à 18:21, par gouttière
Merci pour cette info d'importance. Nous allons la relayer.
Le 02/02/2008 à 22:53, par Barbara
Tout d'abord, merci à FleAttaque d'exister !
Voici un autre témoignage important, celui d'une "volontaire" du dispositif de la préfecture du Rhône : "Bonjour, Je suis professeur des écoles récemment retraitée et je fais partie à mon grand dam de ces pseudo-formateurs CLEF. J'ai été contactée par téléphone par des personnes qui ne savaient rien (tout était fait dans l'urgence), j'ai accepté car j'ai une maigre retraite et qu'après m'être occupée pendant 35 ans de petits enfants, je trouvais intéressant de faire une formation pour adulte. Mais les mauvaises surprises sont vite arrivées. Premièrement, il n'y a eu dans les faits que 24 heures de formation. Deuxièmement, 32 % sont des employés de préfecture qui n'ont jamais eu aucun lien avec la pédagogie. Troisièmement, j'ai su dès le premier jour de formation à Lyon 2 par les tracts distribués que nous prenions la place de gens formés au FLE. Enfin, j'ai appris que notre préfet - qui tient tant à offrir une formation pour le DILF aux immigrés en situation régulière - n'hésite pas de l'autre main à expulser avec vigueur (il est surnommé "le nettoyeur" dans la région). Pour finir, tout cela étant bien organisé, nous arrivons en février et nous n'avons toujours pas de locaux, donc les cours n'ont pas commencé. Quand certaines personnes ont soulevé le "problème" (postes pris à des FLE), on nous a rétorqué que nous nous occupions du DILF ("initiation") et que suivaient un DELF et un DALF d'un niveau beaucoup plus élevé et dont la préparation était réservée aux FLE. Que pensez-vous de cet argument ? Cordialement." Paru sur http://flerhone.forumsactifs.com Le 05/02/2008 à 14:07, par Franck Lepretre
FLE ou FLOU ? Imbéciles heureux ! Quelle bande de crétins !
Ayant raté vos études, vous vous êtes rabattus sur la merde scolaire, le F.L.E., le caca du caca du caca du caca de la littérature et de la linguistique. Quand on sait que même la littérature, filière qui sert aujourd'hui de voie de garage à tous les ratés du système scolaire, ne peut recevoir des ânes comme vous, on se demande ce que la vermine de votre espèce peut apporter à la société. Conscients de votre handicap, vous vous êtes accaparés des immigrés, qui, en dépit de leur illettrisme - en langue française, j'entends, langue qui n’intéressent même plus les Français -, sont mille fois plus fiers, et plus dignes, que vous. Vous n’avez pas de dignité, minables. La couleur jaune a besoin de la noire pour devenir blanche, paraît-il. Et c'est exactement votre cas. En effet, jaunes, socialement et professionnellement parlant, autrement dit - NULS, VOIRE NUISIBLES -, vous cherchez à vous mélanger aux immigrés, pour que vous vous sentiez socialement valables. Or, vous n'êtes, bande de rats - animateurs de FLE, pardon, du FLOU, car les termes enseignant, formateur, ou professeur, ne vous conviennent pas, que de pauvres illuminés, à l’instar des membres de l’Arche de Zoé. A bon entendeur salut ! Le 07/02/2008 à 4:05, par William Charton
Un texte basée sur une véritable argumentation, une parfaite maîtrise des structures morphosyntaxiques de la langue française et par dessus tout une courtoisie pleine de distinction... Un bel exemple de message d'insulte.
Franck Leprêtre est peut-être même un pseudonyme... Ce qui ferait de ce texte un bel exemple de message anonyme. Ce petit côté "année 40 vichyste" indique-t-il un goût immodéré pour la mode rétro? Le 07/02/2008 à 4:08, par William Charton
Une erreur s'est glissée dans mon message : "texte basé" bien entendu... Que Franck Leprêtre ne s'en offusque nullement. Je m'en voudrais de lui réveiller son ulcère.
Le 08/02/2008 à 3:20, par Uber
Merci beaucoup à M. Lepretre, qui n'a pas vraiment compris le principe d'un blog, où insultes et discriminations de tout genre sont exclues. Il n'a pas non plus indiqué de quelle formation hautement gratifiante et utile à la société il était issu pour se permettre d'insulter les professionnels de la sorte. Ni de lettres ni de sciences physiques ni d'art plastique ou graphique (prenez de la peinture jaune et noire, mélangez et essayez voir de faire du blanc!), ni de rhétorique apparemment. C'est très intellectuel de décharger ses immondices sur les autres quand on n'a rien à dire. Quand on délire dans son coin, on n'a pas de leçon à donner: Connard!
Le 08/02/2008 à 3:49, par Nuitdechine
Je vous remercie, Monsieur Franck Lepretre.
Il est parfois difficile de prouver que nous sommes victimes d'un mépris sans nom et déconsidérés. Votre message va nous être très utile dans les années à venir, car il résume en très peu de mots et de façon saisissante ce que nous tentions d'expliquer auparavant en accumulant les exemples. N'hésitez pas à nous faire part de votre opinion aussi souvent que vous le souhaitez. Edité par metiersdufle le 08/02/2008 à 5:28 Le 15/02/2008 à 3:33, par Béatrice Pommier
Monsieur Lepretre a raison. Le filière FLE est devenue depuis quelques années le rendez-vous de tous les étudiants paumés des filières Sciences humaines.
La faute incombe aux marchands de tapis (négriers des temps modernes) qui ont créé la filière FLE. Ces charlatans n'ont pas su expliquer aux étudiants perdus que le FLE ne sert à rien, à défaut de leur expliquer que cette dérive est dangereuse pour la langue française, qui va déjà très mal depuis quelque temps. Le FLE sert peut-être à quelque chose : à fantasmer sur les immigrés paumés. C'est curieux, les paumés ont leurs paumés. Dans le royaume des aveugles (les immigrés analphabètes), les borgnes (les paumés du FLE) dviennent rois. Le 15/02/2008 à 20:20, par William
Quand je lis des messages tels que le vôtre, je me dis que l'héritage du siècle des Lumières est bien peu présent de nos jours. Les immigrés analphabètes et les paumés du Fle vos remercient de votre conception humaniste de l'existence. Avec des raisonnements comme le vôtre, la France en serait encore à réserver l'éducation à une très faible minorité et à faire travailler les enfants dans les mines jusqu'à ce qu'ils en meurent.
Le 16/02/2008 à 2:52, par Cécile
Bonjour,
Je fais moi aussi du FLE, et je ne suis pas du tout une "paumée", comme la plupart des profs de FLE. Et les immigrés sont loin d'être tous analphabètes. Il faut un peut se renseigner sur la situation! Ce message, comme un précédent, montre malheureusement la méconnaissance de notre métier, qui, s'il n'est pas reconnu par les institutions, est un vrai métier, très utile et passionnant. Et je rajoute, difficile, car, contrairement à beaucoup d'autres, il faut jongler avec plusieurs employeurs, être tout le temps en recherche d'emploi...Mais quand on aime, on ne compte pas. Cordialement Le 07/02/2009 à 13:03, par Philippe
Le problème des formateurs du FLE c'est le manque de perspectives d'embauche en France. L’enseignement du FLE est lié aux immigrés et à leur insertion, secteur pauvre économiquement puisqu’il dépend des subventions de l’Etat, de plus en plus rares.
Quant à l'enseignement du français à l'étranger, tout le monde sait qu'en dehors des enseignants certifiés de l'Education nationale, qui peuvent s'expatrier dans des conditions confortables, les chances de trouver un poste décent sont quasi inexistantes. A l’étranger, les établissements scolaires, tout comme les alliances françaises, préfèrent recruter des enseignants locaux pour des raisons financières. Se rajoute à cela le fait que la langue française n’a plus, sur le plan international, l’aura qu’elle avait auparavant. Il n’est un secret pour personne que notre belle langue n’intéresse malheureusement plus grand monde. Les responsables des départements de FLE informent pourtant leurs étudiants sur ces réalités : le seul moyen d’être enseignant de manière décente et d’avoir un poste stable est de passer les concours. D’une période où le FLE était en vogue nous sommes passés, hélas, à une période où cette étiquette est synonyme d’échec. Ajouter un commentaire |
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