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Volontariat pour profs à la retraite

Par FLE Attaque :: 13/04/2009 à 12:05 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

Emission de RFI, "Les Français de l'étranger" du 1er avril 2009 (à écouter sur le site de RFI).

"Alain Joyandet, le secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, veut tripler le nombre des volontaires internationaux. Il l’a annoncé, le 28 mars 2009, devant le premier Forum des anciens élèves du réseau des établissements d’enseignement français à l’étranger, réuni à Paris. Certains de ces volontaires, retraités de l’Education nationale, viendront épauler les lycées français à l’étranger.

Ces volontaires seront distincts des volontaires internationaux en entreprise (VIE) ou en administration (VIA). Ils devraient relever de la loi de février 2005 instaurant le volontariat de solidarité internationale, volontariat prévu pour une durée minimum d’un an. Explications de Lucien Cousin, le président du CLONG, le Comité de liaison des ONG de volontariat.

Site: + Contact
14, passage Dubail
75010 Paris
T. : 33 (0)1 42 05 63 00
Email : clong@clong-volontariat.org
www.clong-volontariat.org

Une réunion d’information est organisée le premier mardi de chaque mois à Paris, des anciens volontaires viennent à chaque fois apporter leur témoignage. (S’inscrire sur le site du CLONG). Le CLONG ne recrute lui-même aucun volontaire ou salarié. Les candidats doivent s’adresser directement aux associations.

Pour nous écrire : francais.etranger@rfi.fr"

On recrute des stagiaires, des bénévoles, des retraités, des étudiants...à quel moment les salariés peuvent-ils travailler ?

 

Ce que dit l'ACSE à propos de son démantèlement

Par FLE Attaque :: 04/03/2009 à 10:20 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

Modification du périmètre d'interventions de l'Acsé : l'Acsé répond aux interrogations des associations
L'évolution de l'Acsé dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques a fait naître chez les acteurs du monde associatif, des interrogations quant à leur devenir. Ils s'interrogent sur le nouveau partage des responsabilités, leurs interlocuteurs et les possibilités de financement. Un collectif, associations en danger, a été créé, et a été reçu à plusieurs reprises à l'agence. 

Par rapport à ces inquiétudes, l'Acsé, en lien avec le ministère de l'intégration, apporte les éléments de réponse suivants:

L'Acsé précise tout d'abord qu'il n'est aucunement question de démantèlement de l'agence, mais de modification de son périmètre d'interventions. En effet, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, il a été décidé de mieux distinguer ce qui relève de la politique d'accueil et d'intégration des étrangers  de ce qui relève des questions de cohésion sociale, d'égalité des chances et de politique de la ville.

C'est ainsi que les compétences relatives aux actions d'apprentissage du français, de transformation des foyers de travailleurs migrants et d'accès à l'emploi et au logement pour les migrants ne relèveront plus de l'Acsé mais du ministère en charge de l'intégration et pour une part de l'Anaem.

En revanche, ce qui a trait à l'accès aux droits, à la prévention des discriminations, à la promotion de la diversité et aux questions de culture continuent de relever de l'Acsé.

Ce nouveau partage des responsabilités se traduira notamment par :

>> un transfert des formations linguistiques de l'Acsé vers l'ANAEM qui se fera au 1er juillet 2009 
 >> le financement des actions d'initiation au français (ASSL) et de transformation des FTM par le ministère en charge de l'intégration.

Les directions régionales de l'agence et les préfectures sont à même de renseigner les associations et de traiter les dossiers que celles ci leur feraient parvenir.

Pour répondre de la manière la plus complète possible aux interrogations des associations, l'Acsé a  établi, en lien avec le ministère en charge de l'intégration, une note faisant part de la répartition des compétences entre l'Acsé, l'Anaem et le ministère en charge de l'intégration. 

http://www.lacse.fr/dispatch.do?sid=site/newsletter&pid=16_janvier_2009

A lire aussi sur le forum du collectif du Rhône :

http://flerhone.forumsactifs.com/articles-f5/article-sur-le-demantelement-de-l-acse-t92.htm

ALERTE : la préfecture du Rhône ne nous entend pas !

Par FLE Attaque :: 03/02/2009 à 11:20 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

Le plan CLEF se poursuit et menace de s'étendre à d'autres préfectures.

 

La préfecture du Rhône a organisé, le 7 janvier 2009, une réunion bilan sur le plan CLEF, en présence des volontaires, de M. Francis Vuibert, préfet à l’égalité des chances, et des représentants de l’ADFLP.

 

Pour rappel, le plan CLEF a été mis en place en octobre 2007, à l’initiative de M. Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes. Il vise à assurer la formation de publics étrangers au fle et à l'alphabétisation, formation assurée par des "volontaires" (retraités de l'éducation nationale ou agents de la préfecture) alors que de nombreux professeurs de fle sont en recherche d'emploi.

 

Perspectives : le ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire réfléchit à la possible extension de ce plan, sachant que ce ministère sera désormais chargé de coordonner les actions d’apprentissage du français par les étrangers auparavant dévolues à l'ACSE.

 

Dans le Rhône, un nouveau marché public a été signé en 2009 avec l’ADFLP (association départementale de formation linguistique et professionnelle, organisme de formation existant depuis 31 ans dont le siège social est à St Etienne). Les cours ont repris le 12 janvier 2009.

 

Les chiffres pour 2008 :

79 volontaires et 19 bénévoles Croix Rouge ont commencé à dispenser des cours.

598 stagiaires ont ou vont bénéficier des cours.

83 stagiaires ont obtenu le DILF.

Le préfet ayant souhaité faire appel à toutes les compétences, des enseignants fle, des enseignants en activité et des étudiants en master fle de l’université Lyon 2 ont ou seront mobilisés.

La préfecture se réjouit du succès du plan : sucès au dilf, liens humains créés entre les volontaires et les stagiaires.

 

Pour 2009 :

Une conseillère pédagogique organisera un suivi personnalisé et des séances de formation pour les volontaires.

Pour s’assurer de la régularité de leur séjour, les stagiaires devront fournir une photocopie de leur titre de séjour lors de leur arrivée en cours.

La rémunération sera de 18 euros brut de l’heure, CP et prime de précarité compris ; 4h maximum de cours par semaine.

Information sur le collectif "associations en danger"

Par FLE Attaque :: 10/01/2009 à 11:48 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

Nous, associations et syndicats, intervenons jour après jour et sur tous les territoires de la République dans les domaines de :

- l’apprentissage de la langue,

- l’accès aux droits,

- l’accès et accompagnement social au logement,

- l’accès à l’emploi,

- l’accès aux soins,

- la lutte contre les discriminations,

- l’action culturelle et interculturelle,

- le travail de mémoire,

- l’accompagnement à la scolarité,

- l’éducation à la citoyenneté,

- la promotion de la laïcité.

Par ces actions nous avons su préserver les solidarités mises à mal par les crises économiques des 30 dernières années .

Aujourd’hui, nous les voyons remises en cause en raison du désengagement de l’Etat.

L’Acsé, héritière d’une longue expérience portée par le FAS puis par le Fasild, se voit retirer une grande partie des moyens dévolus aux associations et le coeur de ses missions d’intégration.

Le ministère de l’Immigration, de l‘Intégration, de l‘Identité nationale et du Développement solidaire créera d’une part un Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), qui sera issu de l’ANAEM et du démantèlement de l’ACSE ; au final, les moyens tant humains que financiers seront considérablement réduits. L’action se bornera aux étrangers (hors UE) en situation régulière et nouvellement arrivés en France. Les personnes issues de l’immigration, vivant depuis longtemps dans notre pays, en seront exclues et ne pourront plus bénéficier des actions visant à faciliter leur intégration.

D’autre part, les autres missions de l’ACSE seront réduites et orientées uniquement vers des territoires Politique de la Ville dans le plan banlieue, qui réduit le nombre de quartiers concernés – alors que les besoins ne se démentent pas dans les autres.

Nous constatons par ailleurs la carence d’information, de démarches de concertation ou de négociation de la part des pouvoirs publics.

Nous sommes inquiets de la présentation exclusivement mécanique et comptable des réformes envisagées, qui ne dénote ni évaluation du travail effectué jusqu’à lors, ni vision politique à long terme, ni prise en compte des réalités humaines.

D’ores et déjà, les moyens des associations se réduisent et se précarisent ; les conventions pluriannuelles sont mises en cause ; les activités développées n’échappent plus à la marchandisation de la société du fait de la logique de l’appel d’offre avec mise en concurrence.

Cette révision des missions de l’Acsé met en péril le tissu associatif, l’engagement des citoyens dans la vie de la cité, le lien social, les actions de proximité et fragilise la démocratie. Ce nouveau désengagement de l’Etat condamne à l’isolement les plus fragiles et les plus éloignés du droit, qui à travers la vie associative avaient trouvé des lieux d’expression, d’intégration, de visibilité et de participation.

Nous affirmons que cet abandon sera un terrible gâchis d’expériences construites sur des dizaines d’années, de mille savoir-faire, de volontés et d’engagements citoyens.

Par ailleurs, le démantèlement de l’ACSE signifie l’abandon de toute participation de la société civile (via le CA de l’ACSE) à la définition des politiques publiques en direction des populations issues de l’immigration.

Nous, Collectif « associations en danger », refusons cette remise en cause des missions de l’Acsé, l’abandon d’une partie de la population et appelons les associations à agir ensemble.

Nous réaffirmons la liberté d’action des associations, menacée par la logique de mise en concurrence et de marchandisation de l’action sociale.

Nous demandons :

La reconnaissance des apports des associations, de la valeur de leur expérience comme de leur dynamique.

Une reconduction totale des moyens.

Une sécurisation des financements publics aux associations, et une généralisation des conventions pluriannuelles.

Contact : Pavlina Novotny – service communication LDH – Tél. : 01 56 55 51 08 - Mail : pavlina.novotny@ldh-france.org

 

Tout savoir sur l'ACSE : http://www.lacse.fr/dispatch.do

Lettres d'information des institutions françaises à l'étranger

Par FLE Attaque :: 15/09/2008 à 11:08 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

Après Francofil la lettre d'information sur la francophonie académique, culturelle et scientifique, après la la lettre de CulturesFrance pour les échanges culturels internationaux, une nouvelle lettre francophone a vu le jour cette année la lettre du réseau culturel français à l'étranger.

A vous de trouver celle qui vous correspond !

Sans commentaire...

Par FLE Attaque :: 20/05/2008 à 14:46 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

« La situation est d'autant plus préoccupante lorsque les enfants étrangers arrivent en France mais ne parlent pas français. Il faudrait, par exemple, envisager de former des professeurs français à enseigner le français non pas comme une matière littéraire, comme c'est le cas aujourd'hui, mais bel et bien comme une langue étrangère. »
 
Source : B. HORTEFEUX, les Assises de l'intégration, le 03 décembre 2007

Rapport sur l'offre de formation linguistique à Paris - octobre 2007

Par FLE Attaque :: 19/04/2008 à 12:38 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

"Lutter contre l’exclusion par l’apprentissage de la langue française constitue à l’heure actuelle l’un des enjeux de la politique d’intégration des populations étrangères ou issues de l’immigration.

 

Le rapport de l’Inspection générale de la Ville de Paris recense les différents dispositifs d’accès à la langue existant au niveau national (Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM) et Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE)), au niveau régional (Région Ile de France) et au niveau municipal (Ville de Paris). Cet état des lieux est inédit.

 

13 500 Parisiens bénéficient aujourd’hui des dispositifs de la Ville (cours municipaux d’adultes principalement) qui consacre entre 5 et 6 millions d’euros à cette politique.

 

Le rapport évalue l’offre de formation linguistique proposée sur le territoire parisien, qu’il estime complexe de par la multiplicité de ses acteurs, fluctuante du fait des orientations évolutives de l’Etat et opaque quant à son efficacité du fait de l’absence d’outils, qui permettraient d’évaluer la qualité des prestations, les résultats des formations et l’insertion des apprenants.

 

Il plaide en faveur de la mise en œuvre par la Ville de Paris d’une véritable politique transversale de formation linguistique qui serait placée sous l’autorité de son Secrétaire général et pilotée par sa Délégation à la politique de la ville et de l’intégration.

 

Il définit ce qui pourrait être la vocation de la Ville de Paris en la matière : centrer ses efforts sur les populations déjà présentes plutôt que sur les primo-arrivants."

 

Consulter le rapport

 

Informations tirées du site de la mairie de Paris : http://www.paris.fr/

Fusion ANAEM-ACSE pour la formation linguistique des migrants

Par FLE Attaque :: 18/04/2008 à 21:21 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

Le deuxième Conseil de modernisation des politiques publiques s’est tenu à l’Elysée le 4 avril.

 

Les décisions concernant l'Immigration, l'Intégration, l'Identité nationale et le Développement solidaire ont été publiées et sont consultables à cette adresse :

http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/cmpp4-4-8/pdf/cmpp2immi.pdf

 

En voici un extrait, qui concerne les agences d'Etat en charge de l'intégration et plus particulièrement de la formation linguistique des migrants :

 

" En matière d'intégration, les doublons actuels entre l'ANAEM et l'Agence pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE), placée sous la double tutelle du ministre chargé de la Ville et du ministre chargé de l'Immigration, constituent une source de sous-performance. Ce doublon s'exprime en particulier en matière de formation linguistique des primo-arrivants. De plus, l'ANAEM n'est pas aujourd'hui structurée pour mettre en oeuvre la politique d'immigration et d'intégration dans toutes ses dimensions. Il sera donc fondé, sur la base de l'ANAEM, un nouvel opérateur en matière d'immigration et d'intégration, autofinancé par des ressources liées à l'immigration, qui récupèrera les tâches de l'ACSE tournées vers l'accueil des primo-arrivants. Cet opérateur développera une politique individualisée afin de favoriser l'intégration des nouveaux immigrants et de leur famille. À cette occasion, les procédures administratives liées à l'immigration de travail et la nature des  ressources propres de l'organisme seront simplifiées. L'ACSE, pour sa part, se recentrera sur la mise en oeuvre du Plan espoir banlieues (cf. fiche sur la politique de la ville)."

 

Consultez également, en ligne

Le site de la révision générale des politiques publiques

Refonte du réseau français à l'étranger

Par FLE Attaque :: 18/04/2008 à 21:18 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

Le deuxième Conseil de modernisation des politiques publiques s’est tenu à l’Elysée le 4 avril.

 

Les décisions concernant l'action exterieure de l'Etat ont été publiées et sont consultables à cette adresse :

http://www.rgpp.modernisation.gouv.fr/cmpp4-4-8/pdf/cmpp2ext.pdf

 

En voici un extrait, qui concerne le réseau français à l'étranger :

 

" Une organisation nouvelle donnée à nos dispositifs de diplomatie publique d’influence, confrontée à la diversification des partenaires, des publics, et des instruments, dans un contexte de concurrence accrue :

- constitution au sein du ministère des Affaires étrangères, à partir de la direction générale de la coopération internationale et du développement - DGCID, d’une direction d’état-major chargée de l’élaboration de la stratégie, de la définition des politiques, ainsi que du pilotage, de la tutelle et de l’évaluation des opérateurs. Ceux-ci, dotés chacun d’un contrat unique d’objectifs et de moyens, articulé avec la programmation budgétaire de l’État, assureront la pleine gestion opérationnelle des projets, dans ce domaine comme dans celui du développement.

Les multiples dimensions de la diplomatie publique d’influence à l’étranger seront regroupées au sein de trois opérateurs : l’Agence pour l’enseignement du français à l’étranger (AEFE), Cultures France, transformée en agence de service public chargée de la coopération et des partenariats culturels, et la création d’un nouvel opérateur chargé de la mobilité internationale regroupant les fonctions de promotion de l’assistance technique et de l’expertise internationale françaises à l’étranger et de valorisation à l’étranger du système d’enseignement supérieur français, actuellement assurées par plusieurs intervenants ;

- sur le terrain, la lisibilité du dispositif français sera garantie par la fusion, sous un label unique, des services de coopération et des centres culturels au sein d’un seul établissement, doté de la plus large autonomie administrative, budgétaire et financière afin de leur permettre de développer leur autofinancement, et chargé de mettre en oeuvre dans chaque pays toute la gamme de la coopération (linguistique, culturelle, scientifique, universitaire et technique).

Une attention particulière sera portée au système français d’enseignement à l’étranger, instrument majeur d’influence et d’attraction des élites étrangères. L’association du secteur privé, des acteurs de la formation supérieure et universitaire et du monde de la recherche ainsi que celle des collectivités territoriales sera renforcée, afin de garantir une meilleure synergie avec l’effort important consacré à l’enseignement français à l’étranger."


 

Consultez également, en ligne

Le site de la révision générale des politiques publiques

La lettre du CASNAV de l'académie de Paris - Certification en FLS

Par FLE Attaque :: 22/02/2008 à 9:55 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

S'il n'existe pas de concours spécifique pour les professeurs de fle, on trouve une "certification" complémentaire en fls dans l'éducation nationale...

La lettre du CASNAV de l'académie de Paris N°  76, février 2008

"ACTUALITE :

La certification en Français Langue Seconde (FLS)

L’attribution de la certification complémentaire en FLS aux enseignants titulaires et stagiaires des premier et second degrés vise à permettre à des enseignants de valider des compétences particulières qui ne sont pas prises en compte dans les concours et de permettre la constitution d’un vivier de personnels ayant les compétences requises pour enseigner dans les classes accueillant des publics spécifiques.

Les modalités de la délivrance de cette certification sont fixées par les arrêtés du 23/12/2003, du 9/03/2004 et 27/09/2005. Les candidats doivent réussir à un examen constitué d’une épreuve orale devant un jury, avec un exposé de leur parcours professionnel suivi d’un entretien portant sur les connaissances des contenus et des programmes et sur les capacités à enseigner dans des dispositifs de scolarisation pour les ENA.

Les inscriptions à cet examen se font auprès du SIEC (à partir de novembre), les candidats doivent rédiger un rapport de 5 pages sur leur parcours professionnel, l’adresser au SIEC courant janvier. L’examen se déroulera cette année les 28 et 31 mars à Arcueil.

Pour la 4ème année consécutive, le CASNAV de Paris organise une préparation à cette épreuve pour les candidats du 2nd degré, en partenariat avec la DAFOR et le CIEP :

1.                   Une journée à dominante institutionnelle au CASNAV
2.                   Une semaine à dominante didactique au CIEP
3.                   Une journée d’entraînement à l’épreuve orale au CASNAV"

Egalement sur la toile
La lettre du CASNAV de l'académie de Paris

Vers une privatisation du réseau culturel français ?

Par FLE Attaque :: 27/01/2008 à 14:14 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

Selon un article de La Croix daté du 17 décembre 2007, le gouvernement français envisage de privatiser le réseau culturel français dans le but de faire des économies et de réduire le nombre de fonctionnaires et de directeurs généraux. Tout le réseau serait touché : services de coopération et d'action culturelle, instituts culturels, Alliances françaises et centres de recherches. La privatisation aurait des objectifs radicalement différents de ceux de la puissance publique et entraînerait un investissement dans des opérations rentables. Selon le journal, l'Etat se priverait d'un outil d'influence précieux alors que l'Allemagne, les Etats-Unis, La Chine ou le Japon renforcent leurs efforts budgétaires dans ce domaine Après la fermeture de 30% des réseaux culturels en Europe occidentale, l'Etat se concentre à présent sur des régions émergentes : Chine, Brésil, Russie.

Extraits du journal La croix, dont la version complète peut être téléchargée ici : http://affinitiz.com/space/sialatn/content/l-avenir-du-reseau-culturel-a-l-etranger-semble-des-plus-incertains-_3F31291B-A525-4C93-B8B4-FF7F7765E0B2

CASNAV, CLIN et CIPPA : les différents dispositifs de la scolarisation des enfants étrangers en France

Par FLE Attaque :: 07/12/2007 à 9:56 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

 

 De l’ouverture de la 1 ère classe d’accueil à la création du CASNAV : rappel historique

 

Depuis 1880 est accueilli à l’Ecole tout enfant sans distinction de nationalité.

La première classe d’accueil a été ouverte en 1965 à Aubervilliers dans une école élémentaire et la première circulaire de l’Education Nationale concernant l’accueil des Elèves nouveaux arrivants (ENA) date de 1970.

En 1975 sont créés les CEFISEM, qui constituaient à l’époque les premiers Centres de formation et d’information pour la scolarisation des enfants de migrants.

Mais c’est en 1986 qu’intervient une vraie rupture, un grand basculement dans la prise en compte de ces publics. Il s’agit dès lors de mettre un terme aux amalgames et aux confusions liées à ces publics d’ENA.

 

Trois confusions sont à lever :

 

- la première concerne le type de public accueilli dans des classes d’accueil : immigrés présents depuis longtemps en France, enfants de la 2e génération, nouveaux arrivants ? La création en 2002 des CASNAV (Centre académique pour la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage), en remplacement des CEFISEM, permet de mettre un terme à ces amalgames et aura pour but de renforcer l’efficacité de l’accueil des primo-arrivants.

 

- la deuxième confusion à lever est celle faite très régulièrement entre le travail d’accueil et de scolarisation de ces nouveaux arrivants et le travail spécifique effectué dans les zones d’éducation prioritaire, car il ne s’agit pas des mêmes publics.

 

- la troisième confusion à lever est celle qui assimile personne primo-arrivante et personne avec des difficultés éducatives, sociales ou encore psychologiques.

 

Le rôle du CASNAV

 

Le CASNAV accueille des jeunes de 7 à 16 ans, nouveaux-arrivants, qui sont en France depuis moins de deux ans, et qui ne sont pas scolarisés. (Il peut aussi accueillir des jeunes âges de 17 ans ainsi qu’aider les maîtres des écoles maternelles à intégrer les ENA, sous certaines conditions). Il s’agit d’enfants non francophones ou très francophones, mais qui n’ont pas d’acquis scolaires suffisants ou de connaissances suffisantes du français pour intégrer tout de suite une classe banale.

Il faut faire très attention à l’amalgame que font souvent les professionnels de l’éducation peu habitués à ces locuteurs d’une autre langue, qui consiste à croire que ces élèves relèvent des classes SEGPA (sections d'enseignement général et professionnel adapté) par exemple, alors qu’il n’y a pas de déficience ou de handicap.

 

Quelques chiffres :

 

▪ 30 % des jeunes reçus en évaluation au CASNAV relèvent de classes banales et peuvent donc intégrer directement le cursus général ;

▪ On scolarise en général 30% d’élèves dans le 1er degré (en CLIN, classe d’initiation à l’école élémentaire) et 70% dans le 2nd degré (en CLA, classe d’accueil, au collège ou au lycée) ;

▪ 40 000 enfants étrangers sont accueillis en France chaque année ;

▪ Ces enfants représentent 1% du public scolaire de l’Académie de Paris.

 

L’accueil de ces jeunes n’est pas qu’un simple dossier administratif, mais une vraie démarche humaine et pédagogique. Il est en effet primordial pour eux d'intégrer au plus vite dans une classe  le cursus que suivent les autres enfants, dès qu’ils ont acquis les connaissances et les compétences en langue-culture française suffisantes en classe d’accueil.

 

Et pour les élèves qui ont plus de 16 ans ?

 

Les nouveaux arrivants âgés de plus de 16 ans, ne relevant donc pas de l'obligation scolaire, peuvent néanmoins être accueillis dans le cadre de la Mission générale d'insertion de l'Education Nationale (MGIEN). La MGI travaille en effet à la qualification et la préparation à l'insertion professionnelle et sociale des élèves de plus de 16 ans exposés au risque de sortie sans qualification, en voie de déscolarisation ou sortis depuis moins d'un an du système scolaire, sans possibilité immédiate de poursuite d'études ou d'insertion professionnelle. Ainsi des Cycles d'insertion pré-professionnels spécialisés en français langue étrangère et en alphabétisation (CIPPA FLE-ALPHA) peuvent être mis en place par la MGIEN pour les jeunes peu ou pas scolarisés dans leur pays d'origine. 

 

Les nouveaux arrivants n'ont en effet pas tous le même passé scolaire. Quand ils ont été bien scolarisés dans leur pays d'origine et sont non-francophones, ils intègrent une classe d'accueil de collège. Aux plus de seize ans, de nombreuses classes en lycée et en lycée professionnel sont aujourd'hui ouvertes.

D'autres n'ont jamais ou pratiquement pas été scolarisés avant leur arrivée en France bien qu'ils aient l'âge d'être collégien ou lycéen. Ces élèves arrivent de plus en plus âgés, à la limite de l'obligation scolaire, parfois seuls, sans leur famille . Pour eux l'itinéraire de formation est plus difficile, plus complexe à concevoir.

 

Les actions de prévention et de formation sont animées par des enseignants des établissements et des formateurs généralement formés au FLE et au FLS. Toutefois, ces formateurs expérimentés sont presque toujours vacataires ou contractuels, aucun concours dans leur domaine de spécialité n’existant. Les actions sont coordonnées par des "coordonnateurs" de la MGI. Elles se déroulent dans les établissements scolaires. Ainsi, la Mission générale d'insertion doit être intégrée dans la cohérence du projet d'établissement.

 

Le financement de la MGI provient principalement des moyens et crédits inscrits en Loi de Finances initiale, auxquels s'adjoignent les crédits du Fonds Social Européen (FSE), et le cas échéant, des subventions diverses d'origine locale.

 

Siglothèque :

 

CASNAV : Centre académique pour la scolarisation des nouveaux arrivants et des enfants du voyage

CEFISEM : Centres de formation et d’information pour la scolarisation des enfants de migrants

CIPPA : Cycle d'insertion professionnelle par alternance

CLA : Classe d’accueil

CLIN : Classe d’initiation

ENA : Elèves nouveaux arrivants

FSE : Fonds social européen

MGIEN : Mission générale d'insertion de l'éducation nationale

SEGPA : sections d'enseignement général et professionnel adapté

 

Consultez également sur ce blog
Les Casnav
Dispositifs pour les enfants nouvellement arrivés en France (quelques liens)

Attributions du nouveau ministère de l'immigration: ça concerne aussi le FLE-FLS!

Par FLE Attaque :: 22/09/2007 à 13:35 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

Ci-dessous un lien vers le J.O n° 125 du 1 juin 2007 définissant les attributions du ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du co-développement.

On y apprend notamment que le ministère sera associé "à la définition et à la mise en oeuvre des politiques d'éducation, de culture et de communication, de formation professionnelle, d'action sociale, de la ville, d'accès aux soins, à l'emploi et au logement et de lutte contre les discriminations" de tous le ressortissants étrangers qui souhaitent s'établir en France.

Il est aussi en charge de "la politique d'apprentissage, de maîtrise et de diffusion de la langue française. Il est associé à la politique menée en faveur du rayonnement de la francophonie." En collaboration avec le MAE, il supervise les affaire relatives à la vie des Français à l'étranger e des étrangers en France. En d'autres termes, ce ministère devient celui des questions de FLE-FLS hormis les questions concernant l'EN (mais les deux ministères auront probablement des projets communs)

Ce ministère sera aussi l'intermédiaire privilégié pour les données relatives aux chiffres de l'immigration.

Pour voir le decret définissant les fonctions de ce ministère: http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=IMIX0755108D

A suivre aussi: le site de la DPM et de l'ancien ministère de la cohésion sociale sont en cours de restructuration et d'archivage.... ils étaient en chage de questions relatives à l'immigration / intégration et autres questions en rapport avec le FLE-FLS: à voir comment sont réparties leurs attributions (en toute logique, on devrait en retrouver une bonne partie sous l'égide du ministère de l'immigration)

Pour info: http://www.cohesionsociale.gouv.fr/ministere/presentation-organigramme/ministre-emploi-cohesion-sociale-du-logement-autorite-sur/direction-population-migrations-dpm-642.html

http://www.cohesionsociale.gouv.fr/

Politique linguistique d’intégration des migrants : quelques modèles

Par FLE Attaque :: 13/09/2007 à 14:10 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

La question de la maîtrise de la langue est parfois un enjeu politique. Dans certains pays, elle est utilisée comme un outil visant à réduire les flux migratoires et à réguler l’arrivée de populations de bas niveau de qualification. Cette politique de l’immigration choisie est appliquée dans plusieurs pays de manière plus ou moins restrictive.       

Le cas de la France :

            Avec son contrat d’accueil et d’intégration, mis en place le 1er juillet 2003, la France est pour le moment l’un des pays les moins exigeants d’Europe puisqu’elle impose le passage d’un examen – le DILF- ayant un niveau de langue très bas : le niveau A1.1, le seul qui existe dans l’UE. Pour atteindre ce niveau, une formation de 200 à 400h peut être proposée. L’assiduité est essentielle pour l’obtention du renouvellement de la carte de séjour.

Les pays les plus sélectifs avec ou sans examen :

            Le cas le plus significatif est celui de l’Autriche où un migrant analphabète n’aura que 375h de cours pour atteindre un niveau A2. L’Allemagne est l’un des pays les plus exigeants : le niveau B1 est requis à l’oral comme à l’écrit pour 630h de cours. Dans ce pays qui souhaite sélectionner des migrants hautement qualifiés, la carte de séjour est donc difficile à obtenir pour toute personne peu scolarisée. Les Pays-bas ont une politique différente : dans son pays d’origine, le migrant doit payer 350 euros pour passer un test de langue et de culture néerlandaise.

Les politiques les plus souples :

            Le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Irlande n’ont aucune contrainte. Pas d’examen ni de cours obligatoires pour les primo-arrivants hors UE et hors demandeurs d’asile. Dans ces pays la formation linguistique est un droit et non un devoir.

            Au Danemark, la formation s’organise en fonction des besoins de l’apprenant. Ainsi la formation peut s’étendre jusqu’à 2000h pour les personnes faiblement scolarisées. Une formation linguistique professionnelle est incluse dans le programme avec un partenariat dans les entreprises.

            Au Canada, les personnes voulant suivre une formation linguistique sont volontaires. Une formation gratuite et rémunérée de 1800h est proposée aux primo arrivants pour atteindre le niveau B1. Ce niveau n’est pas sanctionné par un examen. Avec ce volume horaire, le Canada permet au migrant de réussir son intégration à tous les niveaux.

Quels changements pour la politique de la France ?

            D’après les débats à l’Assemblée nationale, la France se dirige vers une politique d’immigration bien plus sévère et sélective. La politique d’immigration choisie que va mettre en place Mr Sarkozy dans le cadre du regroupement familial obligera le migrant à apprendre notre langue avant d’arriver en France. Pour le moment nous ne savons pas quel niveau sera requis ni comment se dérouleront les cours de français dans le pays d’origine. La France, qui prône l’égalité des chances, ne l’appliquera pas dans sa politique d’immigration.

VOYAGE d'ETUDE de l'UNEF : les CEF à Rabat et Alger

Par FLE Attaque :: 04/09/2007 à 18:06 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE

L’UNEF a organisé du 21 au 28 Juillet 2007 un voyage d’étude à Rabat et Alger. L’objectif de ce voyage était d’étudier les modalités d’accès des étudiants étrangers à l’espace d’Enseignement Supérieur Français.
Le voyage s'est concentré principalement sur l’observation des nouvelles agences Campus France, anciennement dénommées CEF (centres pour les études en France) qui constitue désormais l’interface entre les étudiants désireux de poursuivre leurs études en France et l’administration française.

Depuis plusieurs mois, l’évolution des procédures d’accueil des étudiants et de délivrance de visa pour les étrangers désireux d’étudier en France prend une tournure inquiétante. En effet, il semble évident qu’une coopération universitaire internationale accrue, passant par l’augmentation substantielle d’étudiants en mobilité, doit jouer un rôle moteur dans l’évolution des universités françaises dans les prochaines années. Mais pour de nombreux observateurs, la France semble privilégier une logique de gestion des flux migratoires au détriment du développement et de l’attractivité de ses universités et de ses écoles. Ainsi en mars dernier le sénateur Gouteyron s’inquiétait de la lourdeur et des dysfonctionnements des procédures mises en place qui détournaient de nombreux étudiants vers d’autres destinations universitaires.
Attachée au développement d’une ouverture internationale de l’espace européen d’enseignement supérieur, l’UNEF va effectuer un travail d’expertise sur l’évolution de la procédure d’accueil des étudiants de nationalité étrangère, notamment à travers la généralisation des agences Campus France. Le choix des agences Campus France de Rabat et d’Alger s’explique par le nombre important d’étudiants algériens et marocains en France. De plus ces 2 agences, mises en place depuis plusieurs années, sont certainement celles ayant accumulée une longue expérience, et où l’évolution de la procédure est la plus sensible.


Vendredi 27 juillet 2007
La procédure CEF vue du Maghreb
Depuis la mise en place des CEF en 2005, la procédure d’élaboration de dossier dans les centres d’études en France est devenue un passage obligé pour tous les étudiants candidats à des études en France.

Ce matin lors de la visite du CEF à Alger, nous avons retrouvé cette scène si familière dans les locaux de l’UNEF de nombreux étudiants attendant une aide et une information pour pouvoir aller étudier dans une université Française.

Situé dans le centre d’Alger ils étaient plusieurs centaines ce matin a attendre d’être reçu pour déposer un dossier pédagogique ou une demande de visa par l’un des 10 conseillers recruté et formé par le CEF pour faire passer les entretiens.

Ces conseillers, tous algériens sont des universitaires et des psychologues, formés pour accueillir et orienter les étudiants. Chaque matin, à 9h, les dossiers des 6 étudiants qu’ils vont recevoir dans la matinée leurs sont remis. Ils ont une heure pour les étudier avant de passer une demi-heure avec chaque étudiant. Comme dans l’ensemble des CEF, c’est au terme de cet entretien qu’est donné l’avis, déterminant dans le cadre de l’examen consulaire. Comme au Maroc, cet avis confidentiel n’est pas communiqué à l’étudiant, pour garantir la sécurité des personnes qui font passer cet entretien.

En tout, ce sont 120 rendez-vous qui vont avoir lieu dans la journée.


Le CEF d’Alger a cette particularité d’être situé au sein du Centre Culturel Français. Il s’inscrit donc de manière autonome dans le cadre d’une politique de coopération Franco-Algérienne plus globale. S’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions de ce lien entre CEF et CCF, il semble tout de même que cette proximité géographique et politique contribue à favoriser la dimension pédagogique et universitaire du rôle du CEF.

Pour exemple, le CCF bénéficie d’une vaste médiathèque regroupant des ouvrages scientifiques. La médiathèque compte 45 000 ouvrages. Ce chiffre peut sembler faible, mais il doit être rapporté au nombre d’ouvrages détenu par l’Université d’Alger… 100 000.


Après deux ans de mise en place du CEF, plusieurs types de problème demeurent que nous pouvons identifier comme suit :

- En premier lieu, il semble clair que la répartition des rôles entre le ministère des Affaires étrangères et le ministère de l’enseignement supérieur reste mal définie et entraine une hétérogénéité très forte dans le travail des différents CEF, ainsi que dans la définition des responsabilités. En réalité en à Alger comme à Rabat le ministère de l’enseignement supérieur n’intervient ni sur l’organisation ni sur les orientations des CEF laissés au soin des seules ambassades. De ce point de vue, la mise en place de l’agence campus France ne semble pas encore permettre de fluidifié le rôle des CEF et des services de coopération.

- Le deuxième problème que nous pouvons clairement identifier concerne la responsabilité des universités françaises. Le manque de réactivité de certaines universités françaises et les problèmes de communication CEF / Universités créent des situations difficiles pour les étudiants candidats au départ. Le traitement tardif des dossiers conduit des étudiants à être bloqués dans leur démarche de validation de leur dossier par les CEF et dans leur demande administrative de Visa. La conséquence directe est de voir des étudiants ne pas pouvoir obtenir leur visa avant la rentrée universitaire.


Si le CEF d’Alger semble mener une politique volontaire et de qualité pour aider les étudiants à constituer leur dossier de départ, il n’en reste pas moins qu’un long entretien avec le conseiller de l’ambassadeur chargé des questions de coopération culturelle n’a pas levé nos inquiétudes sur le risque que les CEF deviennent des outils derrière lesquels se cache le gouvernement français pour appliquer un durcissement de la politique migratoire qui toucherait de manière claire les étudiants.


http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=73541&var_recherche=unef


30 juillet 2007

Délivrance de visas d’études pour les étrangers
L’UNEF critique la loi Sarkozy sur l’immigration « choisie »
L’Union nationale des étudiants français (UNEF) a soulevé, hier à Alger, beaucoup d’incohérences dans les nouvelles agences Campus France.

Lesquelles agences, anciennement dénommées CEF, servent d’interface entre les étudiants désireux de poursuivre leurs études en France et l’administration française. En visite cette semaine à Alger, Benjamin Vetelé, vice-président de ce syndicat, parlait, hier lors d’une conférence de presse animée à la Maison de la presse, de « lourdeur et de dysfonctionnement » dans les procédures mises en place. « Les nouvelles procédures sont extrêmement longues et très lourdes, ce qui explique la baisse d’attribution de visas pour les étudiants algériens », selon le conférencier. En plus de la complexité du dossier à remplir, M. Vetelé considère aussi que les frais d’étude de visas sont relativement chers en prenant l’exemple du test de langue qui est évalué à 4500 DA. Ce qui constitue, à ses yeux, « un frein » par rapport au dépôt de demande de visas. M. Vetelé insiste sur le fait que l’évolution des procédures d’accueil des étudiants et de délivrance de visas pour les étrangers désireux d’étudier en France inquiète. « Les conditions d’accueil des étudiants algériens se sont nettement dégradées et le taux d’échec pour les étudiants étrangers est très élevé », a-t-il regretté.

Un problème de « transparence »


Se fiant à des observateurs français, l’orateur estimera que la France semble privilégier une logique de gestion des flux migratoires au détriment du développement et de l’attractivité de ses universités et de ses écoles. M. Vetelé évoque aussi un problème de « transparence » et « d’information » dans l’attribution des visas. Pourtant, selon lui, « la France a un énorme besoin en étudiants algériens ». Ils sont actuellement 24 500 étudiants algériens en France dont 30% ont un statut de résident. Mais, selon l’orateur, beaucoup d’entre eux vivent dans des conditions précaires du fait qu’ils n’ont pas accès à la bourse. M. Vetelé critique, par ailleurs, la loi Sarkozy sur l’immigration choisie. Pour lui, cette loi limite les possibilités de recours pour les étudiants désireux d’avoir un visa d’études. M. Vetelé s’est réjoui, par ailleurs, des engagements de M. Sarkozy, président français, sur la question de l’activité salariée des étudiants étrangers ainsi que la promesse de la création effective d’une carte de séjour pluriannuelle pour les étudiants visant le grade de master. Les décrets d’application concernant l’activité salariée permettent aux étudiants étrangers de travailler 21h, au lieu de 17h, sans autorisation de travail particulière. La délégation de l’UNEF a séjourné depuis le 21 juillet à Rabat et Alger pour étudier les modalités d’accès des étudiants étrangers à l’espace d’enseignement supérieur français. L’UNEF inscrit ce voyage dans un processus global de mise en lumière de la situation universitaire, administrative et sociale des étudiants en mobilité en France. Le vice-président de ce syndicat compte d’ailleurs dès son retour établir une expertise sur l’évolution de la procédure d’accueil des étudiants de nationalité algérienne et marocaine.

Rabah Beldjenna



A noter : le guide des étudiants étrangers de l'Unef vous apportent de nombreuses informations très utiles :

http://www.unef.fr/delia-CMS/index/topic_id-27,30,/

 

Billet publié sur le site du collectif Fle-Fls

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