FLE Attaque
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Négociations sur les salaires des formateurs (convention collective 3249)Par FLE Attaque :: 02/10/2007 à 10:28 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
Le SNPEFP-CGT, nous transmets des nouvelles des négociations salariales. Bonne lecture !
Le petit journal
6 septembre 2007- Réunion de la délégation salariale en intersyndicale La délégation du SNPEFP-CGT a pu convaincre les autres syndicats du bien fondé de notre position : réitérer la demande CGT-CFDT-FO de décembre 2006 et ne pas anticiper sur 2008. Notre proposition demeure donc la même: Une augmentation de 5 % sur les salaires de 2007. Rappel
L’accord de salaires de décembre 2006, qui a valorisé le point de +2,5 % au 1er janvier 2007, était assorti de 2 contreparties : a) l’ouverture de négociations sur le temps de travail des formateurs -comme se sont engagés certains syndicats b) une 2nde rencontre en juin 2007 pour un autre ‘coup de pouce’ -comme s’est engagée Cet accord n’a été signé que par la délégation patronale, suivie par 12 septembre 2007 - Réunion plénière de Le SNPEFP-CGT, porte parole des partenaires sociaux, réaffirme notre position. Nos arguments : 3 conditions sont réunies pour aborder les négociations avec sérénité et visibilité. 1) la croissance du chiffre d’affaires des organisme de formation, estimé par Cette évolution est liée à la campagne presse quasi-quotidienne qui attire l’attention du public sur le bien-fondé de 2) le calendrier de négociation portant sur des points réclamés par 3) le diagnostic sur le temps de travail des formateur est engagé par l’Observatoire, récemment créé. La productivité (ou la qualité) ? Tout en reconnaissant la forte croissance de leur activité au cours de ces 2 dernières années, la délégation patronale conclut : ‘Aucune négociation « sérieuse » n’ayant été engagée avec les syndicats sur l’amélioration de la « productivité », aucune augmentation sur 2007 n’est envisageable.’ Le tassement de la grille des salaires de notre branche
La position des employeurs concernant l’écrasement des 4 premières catégories qui se trouvent dorénavant identiques et, en plus, en dessous du SMIC est la suivante : ‘le SMIC est une « construction de l’Etat » ; par conséquent, nous n’avons pas à nous en soucier.’ Refus catégorique des syndicats indignés ! La délégation patronale porte alors son effort jusqu’à …. +1,5% des minima conventionnels, assorti d’une clause restrictive : ‘en cas d’accord, la prise d’effet n’aura lieu que le jour de l’arrêté d’extension’. Autrement dit : refus de la rétroactivité au 1er janvier ou au 1er juillet, quelle que soit la date de signature. Lorsqu’on sait que le délai d’extension par le Ministère est de plus en plus long –le traitement d’un dossier peut prendre jusqu’à six mois d’attente-, l’augmentation ne concernerait plus qu’une petite portion de l’année, réduisant ainsi la portée de négociation à environ un semestre de rémunération !
Relevé de décisions Après 2 suspensions de séance, les organisations syndicales unanimes déclarent scandaleuse la proposition patronale. Il est décidé de - porter à nouveau le point ‘négociations salariales - demander aux employeurs représentant le patronat de la branche, de revenir avec des propositions plus proches des aspirations des salariés. Fédération de l'Enseignement Privé (FEP-CFDT)Par FLE Attaque :: 04/07/2007 à 11:43 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
"La FEP-CFDT compte 72 syndicats. 70 d'entre eux regroupent au niveau départemental ou régional les personnels exerçant dans les établissements d'enseignement sous contrat ou hors contrat de l'enseignement général et technique ou de l'enseignement agricole. Un syndicat, le SYNAFOR, regroupe les personnels exerçant dans les organismes de formation et les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) sur l'ensemble du territoire métropolitain hormis la région Rhône Alpes. Pour cette région, le SYRAFOR, regroupe ces personnels." Pour connaître la FEP-CFDT la plus proche de chez vous, consultez le site Informations tirées du site : http://www.fep-cfdt.fr/ La FEP-CFDT est un des syndicats signataires de la convention collective des organismes de formation Nouveau ! La section régionale de la FEP-CFDT vient tout juste d'ouvrir un site http://synaforidf.googlepages.com/ "SYNAFOR ILE-DE-FRANCE - Pour représenter et défendre les salariés et les formateurs des organismes de formation". SGEN-CFDT - Les enseignants au sein du réseau AEFEPar FLE Attaque :: 28/03/2007 à 11:16 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
"A.E.F.E. – Un statut qui divise les enseignants Une réforme des statuts toujours plus que nécessaire Inégalités et injustices : un système pénalisant pour beaucoup d’enseignants et profitable pour un nombre de plus en plus réduit. Le statut actuel des personnels permet à l’A.E.F.E. d’engranger des économies en profitant des faux-résidents et de baisser continuellement le pourcentage des enseignants expatriés au profit de celui, plus avantageux pour l’institution, des résidents. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Inutile de faire de grands dessins : en 2004-2005, tous secteurs confondus (1er degré, 2nd degré et administration), l’A.E.F.E. a employé 1 286 expatriés (soit 20,8%) et 4 895 résidents (79,2%). Les charges de personnel relatives à ces deux statuts sont les suivantes, ISVL incluse :
Ce tableau ne prend pas en compte le budget inhérent aux voyages. Toujours est-il que le calcul est vite fait : un expatrié coûte en moyenne annuellement (hors voyage et autres menues charges), la modique somme de 94 427 euros contre 31 920 euros hors ISVL pour un résident, ou pour combler l’abîme qui sépare ces deux statuts de fonctionnaires, contre 35 103,3 euros pour un résident, ISVL incluse. Ainsi, les rapports en terme de charge de personnels pour les expatriés et les résidents sont presque de 1 à 3, ou si l’on veut être plus précis, de 1 à 2,7 ! Le tableau ci-dessous résume parfaitement la situation :
Cet écart conséquent (doux euphémisme) se justifie-t-il aujourd’hui ? Quand on sait que l’Agence, dans son conseil d’administration du 11 mai 2006, signale qu’elle a recruté en 2006 400 agents faux résidents qui ont permis d’économiser 3 mois de salaires à chaque fois, nous pouvons exprimer clairement notre position. Jusqu’où le nombre de postes d’expatriés va-t-il diminuer ? Jusqu’à quand les faux résidents vont-ils accepter de ne pas être considérés comme de vrais expatriés ? Jusqu’à quel point une telle disparité dans les statuts et rémunérations est-elle supportable? N’est-il pas temps, comme nous ne cessons de le revendiquer, de remettre à plat le statut des fonctionnaires détachés à l’A.E.F.E. et d’opter pour un statut unique, incluant une prime de mobilité pour tous les vrais expatriés ? Ne doit-on pas assurer le versement d’indemnités permettant au moins de couvrir les frais de scolarisation des enfants d’enseignants ? La réalité, en chiffres et en faits, nous confirme que notre revendication pour un statut unique des personnels détachés à l’A.E.F.E. a plus de sens que jamais : nous demandons une prise en compte de la réalité des situations d’expatriation pour TOUS !" Informations tirées de la lettre d'information étranger n°83 du SGEN-CFDT de l'étranger Livre Blanc de la langue culture française du 8 mai 2007 - PlanPar FLE Attaque :: 09/03/2007 à 16:58 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
Lors de la réunion intersyndicale pour le FLE FLS de novembre 2006, les participants ont pris la décision d'élaborer un livre blanc du FLE FLS et ont réparti les tâches. Voici le fruit du travail collégial pour l'intersyndicale du FLE-FLS par : l'ADCUEFE, l'AEFTI, la CGT-FERC, la CIMADE, le Collectif FLE attaque, ECRIMED, le Groupement fle.fr, le SGEN-CFDT, le SNESUP-FSU, le SNUIPP-FSU
Collectif National du FLE-FLS Avant–propos La Politique linguistique de la France dans une perspective européenne et mondiale doit s’interroger sur les moyens qu’elle met en œuvre pour un dialogue des langues et des cultures indispensable à une éducation qui soit en phase avec son temps. Dans ce domaine, la didactique du Français langue étrangère (FLE) ou du français langue seconde ou de scolarisation (FLS) est au cœur d’un dispositif qui touche la formation à la langue-culture française en France et à l’étranger. On y fait en effet appel à elle tant en France – que ce soit pour l’accueil des migrants ou pour compenser les échecs éducatifs dans les banlieues – qu’à l’étranger pour y soutenir le rayonnement culturel et linguistique de la France. Nous demandons aujourd’hui au Gouvernement, aux élus et aux hauts fonctionnaires de l’État, ainsi qu’aux candidats à l’élection présidentielle, une mise en adéquation de leurs discours d’intention sur la défense de la langue-culture française et sur le rayonnement de la Francophonie, avec leurs actions concrètes et les moyens dégagés pour leur réalisation.
1. Reconnaissance de la discipline Didactique des Langues-Cultures 1.1 Au niveau recherche : la nécessité d’un cadre épistémologique cohérent 1.2 Au niveau de la formation des formateurs : une réalité loin des besoins 1.3 Propositions 1.3.1 Pour l’enseignement primaire 1.3.2 pour les enseignants du secondaire 1.3.3. pour les enseignants des centres universitaires publics et semi-privés ou privés
2.1 En France : situation des personnels des centres de langues 2.1.1. Les centres universitaires de FLE-FLS a) Les publics b) Les structures Proposition c) Les statuts des personnels et leur situation d’emploi Propositions 2.1.2 Les centres de langues du secteur privé a) Les centres de langues à but lucratif Propositions b) Les centres de formation du secteur associatif Propositions 2.2 À l’étranger : Situation des personnels 2.1.1 Établissements culturels 2.1.2 Alliances françaises 2.1.3 Contractuels « Paris » du Ministère des Affaires étrangères 2.1.4 A.E.F.E. (430 établissements, conventionnés, homologués et en gestion directe) 2.1.5 Volontaires internationaux Proposition
Vous pouvez également consulter sur ce blog La version intégrale du Livre Blanc de la langue culture française Livre Blanc de la langue culture française - Contribution intégrale du SGEN-CFDTPar FLE Attaque :: 09/03/2007 à 14:05 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
Lors de la réunion intersyndicale pour le FLE FLS de novembre 2006, les participants ont pris la décision d'élaborer un livre blanc du FLE FLS et ont réparti les tâches. Voici ici la contribution du SGEN-CFDT au travail de l'intersyndicale : "Situation des personnels des centres de langue (conditions de travail, recrutement, horaires de travail, conventions collectives, plan d’intégration…)
- Situation des personnels à l’étranger
Etablissements culturels A Varsovie, Pologne, les professeurs mensualisés ayant une ancienneté de 25 ans gagnent en moyenne 850 euros par mois. Les prestataires de service (entreprises unipersonnelles tandis que, pour la loi polonaise, ce n’est pas légal puisqu’ils ne sont maîtres ni de leurs horaires ni du contenu de leur travail) peuvent gagner sensiblement plus mais ils n’ont ni congés rémunérés ni ancienneté. Ils doivent en outre s’acquitter de leurs charges sociales. A Hanoï, Vietnam, en 2002, un enseignant salarié assurant 40 heures de service dont 20 heures d’enseignement avec 11 ans d’ancienneté gagnait 1349 euros par mois, soit 17 euros de l’heure environ. Depuis la mise en place de la LOLF, les signataires de nouveaux CDI sont moins bien rémunérés. Un vacataire est rémunéré 7,5 euros de l’heure ! A Alep en Syrie, une offre d’emploi du Centre Culturel Français parue sur fle.fr le 17 octobre 2006 propose un poste à un enseignant expérimenté de FLE de niveau bac+4 et possédant des rudiments d’arabe. Le contrat offert est à la vacation horaire, soit 18 à 24 heures par semaine selon les besoins. La rémunération de la vacation est de 12 euros de l’heure. Le visa d’entrée dans le pays, le billet d’avion et le logement sont à la charge de la personne. Propositions :
Alliance française A Santa Marta en Colombie, un poste de stagiaire non rémunéré est proposé à un étudiant de bac+4 ou +5 (annonce sur fle.fr en date du 1ier décembre 2006). Le stage proposé est d’une durée de 6/9 mois. Le billet n’est pas pris en charge. Seuls les deux premiers mois d’hébergement sont pris en charge ! Proposition :
A.E.F.E. (430 établissements, conventionnés, homologués et en gestion directe) A Cali en Colombie, un enseignant titulaire résident, professeur des écoles au 7e échelon gagne 2044 euros par mois. Un enseignant du premier degré recruté localement avec 20 ans d’ancienneté gagne 720 euros par mois. Les enseignements intervenants en FLE dans ces établissements sont recrutés localement ou bien, lorsqu’ils sont titulaires, n’ont pas toujours bénéficié d’une formation en ce domaine. Propositions :
Volontaires internationaux Proposition :
Contractuels « Paris » du Ministère des Affaires étrangères En outre, pour l’ensemble des personnels, titulaires ou non, il convient de donner de plus larges prérogatives à l’actuelle CCP unique des contractuels, prérogatives qui sont fort insuffisantes.
La situation est des plus floues. On se renvoie indéfiniment les textes relevant de l’enseignement supérieur ou du secondaire étant donné que les emplois correspondent à un travail souvent effectués par des titulaires de l’enseignement secondaire détachés dans le supérieur. Ainsi selon l’université de Franche-Comté les contrats Type" ELC " (enseignant contractuel de langue) de Nancy 2 n'ont pas de base réglementaire car pour l’agent comptable seul le décret n° 87-889 du 29 octobre 1987 fait force de loi en la matière (Décret relatif aux conditions de recrutement et d'emploi de vacataires pour l'enseignement supérieur) et plus spécialement les articles 2 (la personne doit déjà exercer une activité principale) et 6 (paiement à la vacation). L’ idée de contrat d’enseignant dans le supérieur ainsi est rejetée ; il ne peut exister que des heures de vacation effectuées par des titulaires. le Décret n°92-131 du 5 février 1992 (Décret relatif au recrutement d'enseignants contractuels dans les établissements d'enseignement supérieur) évoque pour sa part le cas d’emplois du secondaire qui n'ont pu être pourvus par des professeurs titulaires de l'enseignement du second degré à l'université et prévoit dans ce cas le recours à des contrats d’enseignement. Constat : Propositions :
Vous pouvez également consulter sur ce blog Le résumé des travaux de l'intersyndicale "Le Livre Blanc de la langue-culture française" Union syndicale SolidairesPar FLE Attaque :: 12/02/2007 à 12:31 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
"L’Union syndicale Solidaires, constituée à partir de dix syndicats autonomes, non-confédérés, regroupe actuellement trente-neuf fédérations ou syndicats nationaux. Elle est présente dans près de quatre-vingt départements à travers des structures interprofessionnelles locales. Les syndicats membres appartiennent à des secteurs professionnels très divers - relevant aussi bien du secteur public que du secteur privé : aérien, banques et finances, culture, éducation, énergie, industrie, métallurgie, Poste et télécommunication, rail, recherche, santé... Aujourd’hui, Solidaires est la première organisation syndicale dans un certain nombre d’établissements, d’entreprises, de services, d’administrations, de ministères... Cette union interprofessionnelle, qui compte actuellement près de 90 000 adhérents, met en œuvre un fonctionnement original basé sur la recherche constante de ce qui unit plutôt que de ce qui divise. Il s’agit de mieux s’organiser pour mieux agir ensemble et éviter les phénomènes d’institutionalisation, de délégation de pouvoir, d’experts, de superstructures que connaissent trop souvent les grandes confédérations. C’est une autre façon de vivre les structures interprofessionnelles. En ce sens, nous avons l’ambition de contribuer à répondre à la crise du syndicalisme et de participer à sa rénovation pour redonner aux salariés le goût de l’action collective. Des clivages importants existent dans le mouvement syndical français. Solidaires entend mettre en œuvre un syndicalisme de contre-pouvoir qui lie défense quotidienne des salariés et transformation de la société. Un syndicalisme de lutte pour la construction de réels rapports de forces pour contrer les politiques libérales. Un syndicalisme de lutte pour la mise en œuvre de projets alternatifs favorables aux salariés, chômeurs, précaires, pauvres..." Union syndicale Solidaires Adhèrent à Solidaires, entre-autres :
Informations tirées du site : http://www.solidaires.org/ Intersyndicale FLE-FLS du 24/11/2006 - Plan du Livre Blanc du FLE-FLSPar FLE Attaque :: 16/01/2007 à 13:32 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
Lors de la réunion intersyndicale pour le FLE-FLS du 24 novembre 2006, les présents se sont engagés à constituer un livre blanc du FLE-FLS, afin de le diffuser aux responsables politiques et aux candidats à la présidentielle 2007. Voici le plan de travail proposé à cette occasion par Jean-Pierre Adami : LIVRE BLANC DE LA LANGUE-CULTURE FRANCAISE Proposition de répartition pour rédaction
NB : Jean-Pierre ADAMI Le 27 novembre 2006 Consultez également sur ce blog Syndicat National des Personnels de l'Enseignement et de la Formation Privés (SNPEFP-CGT)Par FLE Attaque :: 04/01/2007 à 10:38 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
"Le Syndicat National des Personnels de l'Enseignement et de la Formation Privés (CGT) est un syndicat professionnel. Il est affilié à la Fédération de l'Education de la Recherche et de la Culture (FERC). Il regroupe les salariés, quelles que soient leurs fonctions, de trois secteurs professionnels distincts :
SNPEFP
Le SNPEFP-CGT est un des syndicats signataires de la convention collective des organismes de formation Intersyndicale FLE-FLS du 24/11/06 - Compte-rendu du SGENPar FLE Attaque :: 06/12/2006 à 0:35 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
"Rencontre entre partenaires syndicaux et acteurs du FLE Le 24 novembre 2006, au siège du SNESup étaient présents : l’Association pour l’Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs familles (AEFTI), le Collectif FLE-FLS, la CGT, FLE Attaque, le Groupement Fle.fr, le SGEN-CFDT Etranger, le SNESUP, l’UNSA.
Dans notre économie libérale, le secteur du FLE est un gisement pour la précarité. La situation des professionnels du FLE en France, tant dans le secteur public que le secteur privé, est le plus souvent critique avec ces CDD, ces CDII (dont parfois des Contrat à Durée Indéterminée Intermittent à zéro heure !), ces emplois dans le public par le biais de société écran… qui assurent des salaires qui oscillent entre 8,27 et 15 euros de l’heure pour un recrutement à bac+4 ou 5.
La situation des personnels à l’étranger n’est pas plus brillante puisque, de plus en plus, les établissements culturels recourent massivement à des stagiaires ou des personnels prestataires de service employés à l’heure et exerçant de ci et de là pour tenter de boucler le mois (pour ce faire, ces derniers doivent parfois monter leur petite entreprise à eux tout seul et honorer le paiement de leur propres charges sociales !). Dans ce contexte, les emplois stables se font de plus en plus rares et l’état français n’hésite pas, dans cette folle ambiance globale, à se débarrasser de ses permanents, ô combien trop stables et coûteux ! Ainsi, peu à peu, les enseignants de FLE assistent à la dissolution de la stabilité professionnelle dans leur secteur, se crispent face à des tentatives honteuses de renégociation de leurs maigres avantages, quand ils ne s’arqueboutent pas contre le scandale de licenciements que des départs à la retraite pourraient éviter (Cracovie).
Le constat est affligeant. Aujourd’hui, dans le monde entier, le secteur public se désengage de l’apprentissage des langues et le secteur du FLE est plus menacé que jamais.
Les organisations syndicales, associations et collectifs représentés souhaitent mettre un terme à cette situation et alerter l’opinion publique, les décideurs politiques sur la précarité de la plupart des enseignants du FLE qui doit appeler à une véritable réflexion sur la sécurisation des parcours professionnels. En outre, ils dénoncent le désengagement de l’État dans la promotion du français et de son enseignement ainsi que son effet pervers sur les acteurs, promoteurs de la francophonie de terrain. Ils pointent du doigt les effets néfastes d’une politique coercitive en matière d’immigration pour les étrangers qui souhaitent bénéficier d’une formation linguistique en immersion et qui n’obtiennent pas de visa à cet effet ! Ils constatent qu’en France, la labellisation des centres de FLE élaborée dans d’obscures officines bureaucratiques n’est ni conforme aux souhaits des partenaires privés ayant pignon sur rue ni déontologique dans sa mise en œuvre.
Il est acté qu’une lettre et un document de propositions seront soumis aux candidats à la présidentielle de 2007 afin d’attirer l’attention sur la défense de la langue et de la francophonie, sur la nécessité de rattacher cette défense à une mission de service public et de demander à ce qu’il y ait une reconnaissance institutionnelle de l’enseignement du FLE ainsi qu’une sécurisation des parcours professionnels."
Compte-rendu publié sur le site du SGEN-CFDT de l'étranger
Egalement sur ce blog : Intersyndicale FLE-FLS du 24/11/2006 - Compte-rendu du Collectif FLE-FLSPar FLE Attaque :: 04/12/2006 à 23:58 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
Compte-rendu réalisé à partir des notes d’Amandine Bergère, de Véronique Lezine et d’Isabelle Maréchal. Relu et amendé par Chantal Forestal, William Charton, Gérard Ribot et Yannick Lefranc.
Etaient présents : Ouverture de la séance Chantal Forestal, présidente du comité d’organisation du collectif FLE-FLS, SNESUP Nous sommes ici parce que le secteur est l’exemple le plus négatif de l’économie libérale : les enseignants sont de plus en plus « expulsables et jetables » car sans statut et sans contrat de travail à l’étranger comme en France. Les enseignants : Dans le privé, on observe une succession de CDD, jusqu’à 8 (voire plus), une variété des statuts et des types de contrat ,variation des ’horaires et de salaires : de 11 à 15 euros brut de l’heure. Amandine Bergère, FLE Attaque J’ai vu dernièrement une annonce à 8,27 euros brut. Chantal Forestal Le secteur des migrants, quant à lui, est assujetti aux codes des marchés publics, qui met en concurrence des entreprises privées et des structures associatives. Les associations de proximité qui ont acquis une certaine expérience du terrain se trouvent dans l’obligation de licencier ou de fermer. Ces dysfonctionnements dans le public et dans le privé augurent de ce qui va se passer pour l’ensemble des langues vivantes. En effet on voit partout à l’étranger comme en France se développer le parascolaire pour l’enseignement des langues qui fragilisent le système public. Parce qu’il y a un désengagement de l’Etat de plus en plus de parents payent un cours privé à leurs enfants bien entendu l’anglais langue étrangère se développe au détriment du français qui recule. Se pose le problème de le reconnaissance de la didactique des langues-cultures au sein de l’Université française .Lors de la prochaine séance du (le 29/01/2007), sera soumise au CNU une proposition de modification de l’intitulé de la section 7ème section intitulé « Sciences du langage, linguistique et phonologie ». Nous proposons « Sciences du langage et didactique des langues-cultures .Avant de se prononcer sur ce texte Le CNU souhaite connaître la position des didacticiens. Lors de la réunion des responsables de maîtrise FLE à St Etienne, le changement d’intitulé a été voté à la majorité (27 pour, 1 abstention, 1 contre). Christian Puren et moi-même sommes au CNU. L’évolution est en marche. Témoignages Jocelyne Bicler : Prof de FLE En ce moment je suis en contrat d’octobre à janvier, pour 8 heures d’enseignement par semaine. Trois groupes : un groupe de personnes parlant français mais ne sachant pas lire et écrire, un groupe de FLE et un groupe d’alphabétisation. Je suis payée 14 euros brut de l’heure. La structure ne propose pas de matériel. A côté, je suis vacataire dans une entreprise (non FLE) et je suis correspondante d’un journal. Chantal Forestal On voit dans l’enseignement supérieur le pendant de cette situation : Des maîtres de conférence et des professeurs qui n’ont jamais connu la classe de langue (ou seulement durant un mois ou deux pendant des cours d’ été…) qui forment les futurs profs de FLE. Amandine Bergère J’ai travaillé dans le secteur associatif, à 12,20 de l’heure quand j’avais un contrat de travail. A côté je faisais des vacations à l’université ou dans le semi-public, à des tarifs variant entre 40 et 50 euros de l’heure. J’ai travaillé en CDII, sur ma fiche de paye, la convention collective était notée « Loi 1901 ». Pour compenser, j’étais vacataire à Science Po, à Dijon, à l’université de Tours en linguistique et dans un Institut. On est dans une insécurité permanente. Jocelyne BiclerIl y a des collègues qui travaillent depuis 10 ans en enchaînant les CDD. Il n’y a pas de CDI. Cela crée un climat malsain entre les profs. Chantal Forestal Il faut parler des conventions collectives. Gérard Ribot, Directeur de la communication du groupement fle.fr Témoignage d’un employeur privé. L’IMEF [dont GR est le directeur des études] est un institut privé d’enseignement supérieur, comme beaucoup de centres de FLE, même si c’est un statut peu connu. Le centre fait une déclaration d’ouverture auprès du rectorat de l’Académie. Mais les exigences sont variables selon les académies. Discussion générale sur le domaine FLE-FLS Michelle Lauton, direction nationale du SNESUP Il faut soulever la question de la qualité des centres de formation. Un centre universitaire est sous la responsabilité du CNU et du CA de l’université. Ce n’est pas la même chose avec l’enseignement du privé, il n’y a pas de vérification nationale, pas de validation. Gérard Ribot Attention, il y a deux choses à ne pas confondre quant on parle du FLE à l’université :
Thierry Lebeaupin, Collectif FLE-FLS, SGEN-CFDT, prof au CLA de Besançon Le Centre de Linguistique Appliquée de Besançon a été créé dans les années cinquante . C’était un centre créé au départ pour permettre aux gens de faire des expériences d’enseignement (méthodes audio-visuelles), puis s’est devenu une association loi 1901, et peu à peu un service commun de l’université. Mais cela ne lui donne pas le droit de délivrer des diplômes. Bernard Deknuydt SNESUP Dans les facs, il y a des statuts très différents : associations, centres de formation continue, instituts etc. Luc Bentz, UNSA éducation Le secteur de la formation linguistique ne permet pas toujours de prévoir les besoins : les employeurs sont eux-mêmes victimes de l’insécurité sociale. Il semble impossible de créer de la sécurité professionnelle dans une situation très mouvante, avec des objectifs limités dans le temps. Il y a peu de CDII lissés. Jean-Pierre Adami, FERC-CGTIl faut éviter de schématiser l’opposition public / privé. Par exemple, Le CLA de Besançon est devenu un service commun de l’université, il a des comptes à rendre. Isabelle Maréchal, Prof de FLE-FLS (CIDEF univ. catho de l’Ouest, Angers) Il ne faut pas schématiser : il y partout, dans le public comme dans le privé, de bonnes et de mauvaises pratiques. Pascale Canova, SGEN-CFDT de l’étranger Les centres payent leur labellisation, ce qui est très discutable… Il y a mélange des genres, on paye pour la labellisation d’une part et pour la promotion de son centre d’autre part, alors qu’en est-il des critères qualité ? Il y aurait deux livrets ? Jean-Pierre Adami Au CNESER [Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche], il a été décidé que Chantal Forestal En quoi est-ce que le label qualité est dévastateur, il faut peut-être l’expliquer. Jean-Pierre Adami L’effet touchera tout le monde et fragilisera le FLE-FLS par rapport à sa mission de service public. Thierry Lebeaupin On demande aux enseignants et aux centres de rapporter beaucoup et d’être rentables. Les contractuels des centres universitaires sont maintenant des « accompagnateurs pédagogiques ». Pourquoi cette politique de maintien de la précarité ? Solange Fasoli, CGT Pour ma part, j’ai une écoute interprofessionnelle des discussions, qui porte sur deux points : Chantal Forestal Gérard, est-ce que tu peux nous rappeler en quoi consiste la labellisation des centres de FLE ? Gérard Ribot Nous sommes à un moment où des choix doivent être faits et les enjeux et les problèmes que nous nous posons viennent du fait que nous sommes immergés dans un contexte global de marchandisation.Il faut l’assumer et il faut savoir comment accompagner ces transformations : il faut être revendicatif envers les pouvoir spublics, mais aussi assumer ses propres responsabilités sur les questions de conditions de travail et de qualité. Nous avons tenté pendant 2 ans de participer à l’élaboration de cette labellisation, car la démarche qualité est une exigence qui s’impose à tous aujourd’hui . Mais faute d’une véritable concertation avec les professionnels ceux-ci ne se reconnaissent pas dans un dispositif administratif et peu adapté aux réalités professionnelles. Il faut rappeler enfin que le budget prévu pour cette labellisation est de 1 million d’euros sur 4 ans, entièrement supporté par les centres (en majorité privés) que l’on a pris soin au préalable d’exclure de la mise en place du dispositif. Yannick Lefranc, Collectif FLE-FLS, SNESUPAu-delà de la diversité des situations, on peut voir une logique d’insécurisation sociale. Par exemple, à l’université, on n’arrête pas de faire des réformes : après le LMD, on nous lance dans le PRES. Au niveau des organismes de formation, il y a une logique affreuse : la concurrence par appels d’offres, qui met la pression sur les centres, donc sur les salariés, et par contre-coup sur les apprenants. Les boîtes disparaissent. La pression s’observe partout, y compris à l’université. Jean Bellanger, président de la Fédération des Associations pour l’Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs familles (AEFTI)Je suis tout à fait d’accord en ce qui concerne l’insécurité sociale. Je sens un changement par rapport à notre dernière réunion. Nous construisons un langage commun, ce qui sera mieux compris par les autorités. Quant aux formateurs ils sont victimes de la situation, ils manquent d’information. Gérard RibotA propos de Centres pour les Etudes en France ( CEF), qui ont commencé à se mettre en place il y a un an et demi dans 6 pays, et qui sont appelés à se généraliser : le dispositif vise à faciliter les procédures d’inscription des étudiants étrangers. C’est une bonne idée, mais génératrice de « dégâts collatéraux » (expression d’Antoine Grassin). Les CEF vérifient les parcours et les projets de l’étudiant étranger qui veut venir en France. Mais tout n’a pas été pensé. Ainsi ceux qui veulent venir en France plus de trois mois pour seulement apprendre le français ne remplissent pas les critères d’obtention de visa. Proposition de distribution des tâches Jean-Pierre Adami Ta vision du dispositif CEF est optimiste. C’est la mise en place de l’immigration choisie, voulue par le Ministère de l’intérieur. Derrière, il y a toute une logique qui nous dépasse. Donc le tableau était nécessaire. Pour la démarche de labellisation : la démarche est bien fondée, mais il faut savoir quel type d’évaluation on fait, dans un contexte néolibéral poussé à l’extrême. Il faut aller plus loin qu’une contestation de l’aspect formel des choses. Pour chaque point, il faudrait deux parties 1) Bilan 2) Propositions. Il faut créer un rapport de force. Pour la labellisation, il faut rappeler les trois points d’engagement du CNESER Serge Desvernois Prof de FLE-FLS (CLIN Paris 15e)Je représente les enfants qui sont dans le primaire. Je crois que nous sommes tous d’accord. Chantal Forestal Il faudrait définir le statut et les fonctions : le professeur de CLIN est à la fois enseignant et acteur social , encore faudrait-il prendre en compte cet aspect du service . Michel-Patrick De Miras, SNUIPP, prof de FLE-FLS (CLIN Paris 15e) Nous avons une mission de diffusion de la langue française, mais nous n’avons pas de statut particulier. Dans la presse syndicale, il n’y a rien, alors qu’il y a des disfonctionnements patents, en particulier dans les CASNAV. Michelle Lauton Nous souhaiterions une présence plus forte du SNES et du SNUIPP. Le collectif doit avoir une position plus forte sur la diffusion du français dans le monde, la défense de la francophonie et la question du CEF. Certaines choses sont en train de changer : on discute de la modification de l’arrêté de l’organisation des études en Master : il est question de pouvoir faire des cours en langue étrangère (traduire : en anglais). N’y-a-t’il pas menace pour notre langue au sein de l’université. Jocelyne Sourriceau Sur ce point il convient de relativiser : les étrangers qui souhaitent suivre nos formations universitaires en France finissent aussi par apprendre notre langue et deviennent un facteur de diffusion à l’étranger. Amandine Bergère On a beaucoup parlé du public, mais il ne faut pas oublier le secteur privé. Lors des Etats Généraux, les AEFTI s’étaient levés pour dire qu’ils ne se reconnaissaient pas dans ce qui se faisait. Nous devons travailler en synergie et il faut que les représentants syndicaux présents aujourd’hui fassent appel à leurs collègues représentants du secteur privé. Les profs de FLE souhaitent se syndiquer, le désir est très fort. Les messages laissés sur le blog FLE Attaque le montrent. Mais ils souhaitent que le mouvement syndical réponde à des questions concrètes : les heures de face à face pédagogique (de 16 à 35 heures selon les conventions collectives), les salaires, les congés payés… Il faut travailler ensemble et réunir tout le monde. Christine Sedraine, Collectif FLE-FLS, SNESUP, Prof de FLE-FLS (U. Toulouse 1) Il faut faire le livre blanc, il faut communiquer. William Charton, Collectif FLE-FLS Aujourd’hui, beaucoup de choses sont en cours, mais aucune information syndicale ne redescend. De plus, en ce qui concerne le secteur public, de nombreuses décisions sont prises sans aucune véritable réaction des CA et des Cevu. Des départements fonctionnent sans statut, des contrats honteux sont proposés aux enseignants sans que les syndicats locaux ne réagissent. C’est là que nous attendons la présence syndicale. Véronique Lezine, FLE Attaque Il faut qu’on soit concrets maintenant. Luc Bentz Il faut creuser le problème, interpeller les syndicats Jean-Pierre Adami Propositions : ci-dessous la répartition de travail pour la rédaction d’un livre blanc à destination des responsables politiques William Charton Il faut inciter les syndicats à renvoyer l’information. Il faut aider les personnels du privé et du public. Au moment où plusieurs universités via leur CA et leur Cevu vont voter les partenariats avec les CEF, la labellisation des centres, les CDI pour leurs enseignants Fle, une information efficace des Présidences d’université, des syndicats locaux et surtout des personnels est plus que jamais nécessaire. Dans le secteur privé, il faut que les sections syndicales locales aient conscience de l’extrême précarité des conditions de travail et offrent un réel soutien à ceux qui en ont besoin Chantal Forestal LIVRE BLANC DE LA LANGUE-CULTURE FRANCAISE Proposition de répartition pour rédaction
Ce compte-rendu a également été publié sur le forum d'expression du collectif FLE-FLS | ||||||||||||||||||