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Naissance d’une section syndicale FLE à Sud FPA (Solidaires)

Par FLE Attaque :: 25/12/2009 à 8:24 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

Depuis sa naissance, FLE attaque rencontre les syndicats, pour les sensibiliser à la question du statut des profs de FLE. Un des résultats de ce travail est la création d'une branche FLE au sein de Sud FPA. C'est donc avec une fierté non dissimulée que nous mettons en ligne son "faire-part de naissance".

 

"Naissance d’une section syndicale FLE (Français Langue Etrangère)

 

Formateurs / formatrices, enseignant-e-s de FLE, Salarié-e-s des organismes de formations et / ou vacataires / contractuel-le-s dans le secteur public

 

Vous voulez déchiffrer vos fiches de salaire, vos contrats, ou les documents administratifs de vos employeurs. Vous cherchez à vous informer sur les conventions collectives des organismes de formation. Vous cherchez des conseils juridiques ou un accompagnement. Vous êtes stagiaires ou bénévoles et vous voulez obtenir un vrai statut professionnel. Vous cherchez les moyens d’agir et de vous défendre.

 

Retrouvez la section FLE du syndicat Sud FPA (Formation professionnelle pour adultes) aux permanences,

Tous les lundis de 16 h à 18 h, dans les locaux de Solidaires,

144 bd de la Villette, Paris 10ème. M° Jaurès ou Colonel Fabien.

 

Si vous habitez dans une autre région : contactez-nous : un syndicat SUD FPA existe sans doute dans votre ville ou votre région. Si vous exercez à l’étranger, faites-nous parvenir vos témoignages et vos questions et participez aux travaux sur la défense des formateurs. Si vous êtes formateur dans une autre langue ou une autre discipline, rejoignez-nous.

 

Vous voulez que ça change, vous voulez vous défendre, vous voulez améliorer les conditions de travail des professionnels du FLE dans le public et le privé, vous voulez que toutes celles et tous ceux qui en ont besoin aient accès à l’enseignement du français et à des formations de qualité, assurés par des professionnels.

 

Rejoignez-nous et construisons ensemble la section FLE de Sud FPA !

 

Contact : sudfle@gmail.com "

 

Source : http://www.sudfpa.lautre.net/spip.php?article663

 

Sud FPA adhère à l'Union syndicale Solidaires

Collectif Papera

Par FLE Attaque :: 15/10/2008 à 10:34 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
"Présentation du COLLECTIF PAPERA

Pour l’Abolition de la Précarité dans l’Enseignement supérieur, la Recherche et Ailleurs

La précarité et le chômage sont devenus des outils de gestion économique dans tous les domaines de la société. Nous, travailleurs invisibles, précaires et statutaires de l’enseignement supérieur ou de la recherche (ESR), n’y échappons pas.

En créant le Collectif PAPERA, nous avons décidé de nous opposer à toutes les formes de précarités que nous subissons.

Nous sommes déterminés à nous battre contre la précarité de l’emploi. Mais nous voulons aussi lutter contre d’autres formes de précarités qui minent les conditions mêmes de notre travail quotidien, que nous soyons précaires ou statutaires.

Ces autres formes insidieuses d’oppression concernent la restriction de l’accès aux moyens et aux outils de travail. Le règne de l’arbitraire mandarinal, hiérarchique et administratif constitue, lui aussi, une de ces aliénations funestes.

Constatant que le processus de précarisation bénéficie du soutien actif ou, pour le moins, de la passivité ambiguë de nombre des "cadres" du secteur dans lequel nous travaillons, nous avons décidé de nous battre pour abolir ces situations que nous subissons.

Notre volonté est de créer un réseau autonome d’information et d’action, au sein de l’ESR, en exigeant une stabilité de l’emploi, l’autonomie des travailleurs, ainsi que la transparence et le contrôle démocratique des instances scientifiques et administratives."

Source : Site du collectif PAPERA

Se syndiquer dans le secteur public quand on n'est pas titulaire - Communiqué de la FSU

Par FLE Attaque :: 23/09/2008 à 11:21 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
"La journée contre la précarité de la FSU en mars 2008 a montré la multitude de situations souvent intolérables dans l’ensemble du système éducatif, la surdité du gouvernement qui nie cette réalité, et aussi la colère et la détermination des collègues. Le manifeste lancé lors de cette journée rejoint la position résolue du SNESUP de lutte contre la précarité.

Pour mieux organiser la lutte, pour aider concrètement les collègues en situation précaire, pour informer les non fonctionnaires sur leurs droits, le secteur Situation des Personnels du SNESUP met en place un nouveau sous-secteur Non Fonctionnaires.

Ce secteur assurera un triple rôle d’aide individuelle, d’appui aux camarades siégeant dans les instances représentatives, et d’organisation des luttes pour la résorption de la précarité et pour l’amélioration des conditions de travail et de carrière des non fonctionnaires dans la diversité de leurs statuts.

N’hésitez pas à faire appel à nous pour vous soutenir face à vos difficultés ou pour répondre aux questions que vous vous posez sur vos statuts :

non-fonctionnaires@snesup.fr"

Source : http://fle-fls.forumpro.fr/

Négociations sur les salaires des formateurs (convention collective 3249)

Par FLE Attaque :: 02/10/2007 à 10:28 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

 Le SNPEFP-CGT, nous transmets des nouvelles des négociations salariales. Bonne lecture !

 

EN DIRECT DES COMMISSIONS PARITAIRES NATIONALES
La Négociation sur les Salaires 2007

Le petit journal

 

6 septembre 2007- Réunion de la délégation salariale en intersyndicale

La délégation du SNPEFP-CGT a pu convaincre les autres syndicats du bien fondé de notre position : réitérer la demande CGT-CFDT-FO de décembre 2006 et ne pas anticiper sur 2008. Notre proposition demeure donc la même: Une augmentation de 5 % sur les salaires de 2007.

 

Rappel

L’accord de salaires de décembre 2006, qui a valorisé le point de +2,5 %  au 1er janvier 2007, était assorti de 2 contreparties :    

a)                 l’ouverture de négociations sur le temps de travail des formateurs -comme se sont engagés certains syndicats

b)                une 2nde rencontre en juin 2007 pour un autre ‘coup de pouce’ -comme s’est engagée la FFP

 

Cet accord n’a été signé que par la délégation patronale, suivie par la CGC et la CFTC. Ni FO, ni la CFDT, ni le SNPEFP-CGT ne s’y sont associées.

 

12 septembre 2007 - Réunion plénière de la Commission Paritaire

 

Le SNPEFP-CGT, porte parole des partenaires sociaux, réaffirme notre position. Nos arguments : 3 conditions sont réunies pour aborder les négociations avec sérénité et visibilité.

1)                  la croissance du chiffre d’affaires des organisme de formation, estimé par la FFP à +5%  en 2006, avec une prévision de +6% à +7 % en 2007 est avérée

Cette évolution est liée à la campagne presse quasi-quotidienne qui attire l’attention du public sur le bien-fondé de la Formation Professionnelle Continue, à la mise en place de l’accord nationale interprofessionnel qui amène des clients nouveaux (contrats de professionalistion, droit individuel à la formation, financement par les OPCA…) et à la stabilité des financements régionaux.

2)                le calendrier de négociation portant sur des points réclamés par la FFP a été établi

3)                le diagnostic sur le temps de travail des formateur est engagé par l’Observatoire, récemment créé.

 

La productivité (ou la qualité) ?

Tout en reconnaissant la forte croissance de leur activité au cours de ces 2 dernières années, la délégation patronale  conclut : ‘Aucune négociation « sérieuse » n’ayant été engagée avec les syndicats sur l’amélioration de la « productivité », aucune augmentation sur 2007 n’est envisageable.’

Le tassement de la grille des salaires de notre branche

La position des employeurs concernant l’écrasement des 4 premières catégories qui se trouvent dorénavant identiques et, en plus, en dessous du SMIC est la suivante : ‘le SMIC est une « construction de l’Etat » ; par conséquent, nous n’avons pas à nous en soucier.’

 

La FFP propose d’oublier (de délaisser) 2007 et de se tourner vers l’avenir en abordant et bouclant 2008. Sa proposition : calquer l’augmentation des salaires pour l’année prochaine sur l’indice de l’inflation au 1er septembre 2007 –soit, sur des chiffres de 2006-2007-, et octroyer +1,1 % pour les 12 mois de 2008.

Refus catégorique des syndicats indignés !

La délégation patronale porte alors son effort jusqu’à …. +1,5% des minima conventionnels, assorti d’une clause restrictive : ‘en cas d’accord, la prise d’effet n’aura lieu que le jour de l’arrêté d’extension’. Autrement dit : refus de la rétroactivité au 1er janvier ou au 1er juillet, quelle que soit la date de signature. Lorsqu’on sait que le délai d’extension par le Ministère est de plus en plus long –le traitement d’un dossier peut prendre jusqu’à six mois d’attente-, l’augmentation ne concernerait plus qu’une petite portion de l’année, réduisant ainsi la portée de négociation à environ un semestre de rémunération !

 

Relevé de décisions

Après 2 suspensions de séance, les organisations syndicales unanimes déclarent scandaleuse la proposition patronale. Il est décidé de

-          porter à nouveau le point ‘négociations salariales 2007’ à l’ordre du jour de la prochaine réunion de novembre 2007.

-          demander aux employeurs représentant le patronat de la branche, de revenir avec des propositions plus proches des aspirations des salariés.

Fédération de l'Enseignement Privé (FEP-CFDT)

Par FLE Attaque :: 04/07/2007 à 11:43 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

"La FEP-CFDT compte 72 syndicats. 70 d'entre eux regroupent au niveau départemental ou régional les personnels exerçant dans les établissements d'enseignement sous contrat ou hors contrat de l'enseignement général et technique ou de l'enseignement agricole.

Un syndicat, le SYNAFOR, regroupe les personnels exerçant  dans les organismes de formation et les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) sur l'ensemble du territoire métropolitain hormis la région Rhône Alpes. Pour cette région, le SYRAFOR, regroupe ces  personnels."

Pour connaître la FEP-CFDT la plus proche de chez vous, consultez le site

Informations tirées du site : http://www.fep-cfdt.fr/

La FEP-CFDT est un des syndicats signataires de la convention collective des organismes de formation

Nouveau ! La section régionale de la FEP-CFDT vient tout juste d'ouvrir un site http://synaforidf.googlepages.com/ "SYNAFOR ILE-DE-FRANCE - Pour représenter et défendre les salariés et les formateurs des organismes de formation".
Vous y trouverez, pour l'instant, la grille des salaires des organismes de formation, et une fiche sur les CDII.

SGEN-CFDT - Les enseignants au sein du réseau AEFE

Par FLE Attaque :: 28/03/2007 à 11:16 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

"A.E.F.E. – Un statut qui divise les enseignants
et profite à l’administration

Une réforme des statuts toujours plus que nécessaire

Inégalités et injustices : un système pénalisant pour beaucoup d’enseignants et profitable pour un nombre de plus en plus réduit.

Le statut actuel des personnels permet à l’A.E.F.E. d’engranger des économies en profitant des faux-résidents et de baisser continuellement le pourcentage des enseignants expatriés au profit de celui, plus avantageux pour l’institution, des résidents.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Inutile de faire de grands dessins : en 2004-2005, tous secteurs confondus (1er degré, 2nd degré et administration), l’A.E.F.E. a employé 1 286 expatriés (soit 20,8%) et 4 895 résidents (79,2%).

Les charges de personnel relatives à ces deux statuts sont les suivantes, ISVL incluse :

 

A.E.F.E.

ETAB.

TOTAL

Expatriés (1 286)

121 433 144

0

121 433 144

Résidents (4 895)

93 132 217

78 698 324

171 830 541

Ce tableau ne prend pas en compte le budget inhérent aux voyages. Toujours est-il que le calcul est vite fait : un expatrié coûte en moyenne annuellement (hors voyage et autres menues charges), la modique somme de 94 427 euros contre 31 920 euros hors ISVL pour un résident, ou pour combler l’abîme qui sépare ces deux statuts de fonctionnaires, contre 35 103,3 euros pour un résident, ISVL incluse.

Ainsi, les rapports en terme de charge de personnels pour les expatriés et les résidents sont presque de 1 à 3, ou si l’on veut être plus précis, de 1 à 2,7 !

Le tableau ci-dessous résume parfaitement la situation :

 

Charge moyenne de personnel per capita
(ISVL incluse) exprimée en euros.

Expatrié

94 427 €

Résident

35 103 €

Cet écart conséquent (doux euphémisme) se justifie-t-il aujourd’hui ? Quand on sait que l’Agence, dans son conseil d’administration du 11 mai 2006, signale qu’elle a recruté en 2006 400 agents faux résidents qui ont permis d’économiser 3 mois de salaires à chaque fois, nous pouvons exprimer clairement notre position. Jusqu’où le nombre de postes d’expatriés va-t-il diminuer ? Jusqu’à quand les faux résidents vont-ils accepter de ne pas être considérés comme de vrais expatriés ? Jusqu’à quel point une telle disparité dans les statuts et rémunérations est-elle supportable?

N’est-il pas temps, comme nous ne cessons de le revendiquer, de remettre à plat le statut des fonctionnaires détachés à l’A.E.F.E. et d’opter pour un statut unique, incluant une prime de mobilité pour tous les vrais expatriés ? Ne doit-on pas assurer le versement d’indemnités permettant au moins de couvrir les frais de scolarisation des enfants d’enseignants ?

La réalité, en chiffres et en faits, nous confirme que notre revendication pour un statut unique des personnels détachés à l’A.E.F.E. a plus de sens que jamais : nous demandons une prise en compte de la réalité des situations d’expatriation pour TOUS !"

Informations tirées de la lettre d'information étranger n°83 du SGEN-CFDT de l'étranger

Livre Blanc de la langue culture française du 8 mai 2007 - Plan

Par FLE Attaque :: 09/03/2007 à 16:58 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

Lors de la réunion intersyndicale pour le FLE FLS de novembre 2006, les participants ont pris la décision d'élaborer un livre blanc du FLE FLS et ont réparti les tâches. Voici le fruit du travail collégial pour l'intersyndicale du FLE-FLS par :

l'ADCUEFE, l'AEFTI, la CGT-FERC, la CIMADE, le Collectif FLE attaque, ECRIMED, le Groupement fle.fr, le SGEN-CFDT, le SNESUP-FSU, le SNUIPP-FSU

 

 

Collectif National du FLE-FLS
Livre blanc de la langue-culture française
et de son enseignement en France et à l’Étranger

Avant–propos

La Politique linguistique de la France dans une perspective européenne et mondiale doit s’interroger sur les moyens qu’elle met en œuvre pour un dialogue des langues et des cultures indispensable à une éducation qui soit en phase avec son temps. Dans ce domaine, la didactique du Français langue étrangère (FLE) ou du français langue seconde ou de scolarisation (FLS) est au cœur d’un dispositif qui touche la formation à la langue-culture française en France et à l’étranger. On y fait en effet appel à elle tant en France – que ce soit pour l’accueil des migrants ou pour compenser les échecs éducatifs dans les banlieues – qu’à l’étranger pour y soutenir le rayonnement culturel et linguistique de la France.

Nous demandons aujourd’hui au Gouvernement, aux élus et aux hauts fonctionnaires de l’État, ainsi qu’aux candidats à l’élection présidentielle, une mise en adéquation de leurs discours d’intention sur la défense de la langue-culture française et sur le rayonnement de la Francophonie, avec leurs actions concrètes et les moyens dégagés pour leur réalisation.

 

1. Reconnaissance de la discipline Didactique des Langues-Cultures

1.1 Au niveau recherche : la nécessité d’un cadre épistémologique cohérent

1.2 Au niveau de la formation des formateurs : une réalité loin des besoins

1.3 Propositions

1.3.1 Pour l’enseignement primaire

1.3.2 pour les enseignants du secondaire

1.3.3. pour les enseignants des centres universitaires publics et semi-privés ou privés

 

2. Pour une reconnaissance statutaire et institutionnelle des enseignants en FLE-FLS du secteur public et du secteur privé en France et à l’étranger

2.1 En France : situation des personnels des centres de langues

2.1.1. Les centres universitaires de FLE-FLS

a) Les publics

b) Les structures

Proposition

c) Les statuts des personnels et leur situation d’emploi

Propositions

2.1.2 Les centres de langues du secteur privé

a) Les centres de langues à but lucratif

Propositions

b) Les centres de formation du secteur associatif

Propositions

2.2 À l’étranger : Situation des personnels

2.1.1 Établissements culturels

2.1.2 Alliances françaises

2.1.3 Contractuels « Paris » du Ministère des Affaires étrangères

2.1.4 A.E.F.E. (430 établissements, conventionnés, homologués et en gestion directe)

2.1.5 Volontaires internationaux

Proposition

 

Conclusion

 

Vous pouvez également consulter sur ce blog

La version intégrale du Livre Blanc de la langue culture française 
La version intégrale de la contribution de FLE Attaque "Vous avez dit précaire?"
La version intégrale de la contribution du SGEN-CFDT

Livre Blanc de la langue culture française - Contribution intégrale du SGEN-CFDT

Par FLE Attaque :: 09/03/2007 à 14:05 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

Lors de la réunion intersyndicale pour le FLE FLS de novembre 2006, les participants ont pris la décision d'élaborer un livre blanc du FLE FLS et ont réparti les tâches. Voici ici la contribution du SGEN-CFDT au travail de l'intersyndicale :

"Situation des personnels des centres de langue (conditions de travail, recrutement, horaires de travail, conventions collectives, plan d’intégration…)

 

- Situation des personnels à l’étranger

 

Etablissements culturels
Les établissements culturels œuvrent pour le rayonnement culturel et linguistique de la France à l’étranger. Y sont employés des personnels enseignants en CDI qui, depuis quelques années voient, leur emploi et leur statut menacés : licenciements à Vienne (Autriche), menaces de licenciement à Cracovie (Pologne) pour « raisons » budgétaires. Néanmoins, ces établissements culturels n’hésitent pas à recruter des vacataires ou pire et des prestataires de service, flexibilité oblige.
Ainsi, à Cracovie Pologne, l’établissement culturel emploie 14 enseignants dont seulement 6 mensualisés.
Heure de cours d’un professeur mensualisé : entre 20 et 27 euros de l’heure
Heure de cours d’un prestataire de service, sachant que ce même prestataire doit s’acquitter de l’ensemble des charges sociales inhérentes à son activité : 16 euros de l’heure (sans que cela coûte donc un centime de plus à l’Institut)

A Varsovie, Pologne, les professeurs mensualisés ayant une ancienneté de 25 ans gagnent en moyenne 850 euros par mois. Les prestataires de service (entreprises unipersonnelles tandis que, pour la loi polonaise, ce n’est pas légal puisqu’ils ne sont maîtres ni de leurs horaires ni du contenu de leur travail) peuvent gagner sensiblement plus mais ils n’ont ni congés rémunérés ni ancienneté. Ils doivent en outre s’acquitter de leurs charges sociales.

A Hanoï, Vietnam, en 2002, un enseignant salarié assurant 40 heures de service dont 20 heures d’enseignement avec 11 ans d’ancienneté gagnait 1349 euros par mois, soit 17 euros de l’heure environ. Depuis la mise en place de la LOLF, les signataires de nouveaux CDI sont moins bien rémunérés. Un vacataire est rémunéré 7,5 euros de l’heure !

A Alep en Syrie, une offre d’emploi du Centre Culturel Français parue sur fle.fr le 17 octobre 2006 propose un poste à un enseignant expérimenté de FLE de niveau bac+4 et possédant des rudiments d’arabe. Le contrat offert est à la vacation horaire, soit 18 à 24 heures par semaine selon les besoins. La rémunération de la vacation est de 12 euros de l’heure. Le visa d’entrée dans le pays, le billet d’avion et le logement sont à la charge de la personne.

Propositions :
- Création d’une commission paritaire locale chargée notamment de l’examen des recrutements
- Maintien des emplois actuels en CDI, gage de qualité de l’enseignement dispensé et d’implication pérenne des personnels dans la politique de diffusion du français. Ces emplois ne doivent pas disparaître au profit d’emplois précaires, surtout lorsque la demande en formation est forte et qu’il est question de plan de relance en français.
- Offre d’expatriation décente au regard des besoins : prise en charge du billet d’avion et du déplacement, aide à l’installation quand le vivier local fait défaut.

 

Alliance française
A Dhaka au Bangladesh, une offre d’emploi parue sur fle.fr le 16 octobre 2006 propose un contrat local de 2 mois et demi, éventuellement renouvelable, à un professeur possédant au moins une maîtrise FLE. Rémunération : 5,5 euros de l’heure + ½ billet d’avion, soit 500 euros. Il est spécifié que le niveau de rémunération procure un niveau de vie tout à fait correct.

A Santa Marta en Colombie, un poste de stagiaire non rémunéré est proposé à un étudiant de bac+4 ou +5 (annonce sur fle.fr en date du 1ier décembre 2006). Le stage proposé est d’une durée de 6/9 mois. Le billet n’est pas pris en charge. Seuls les deux premiers mois d’hébergement sont pris en charge !

Proposition :
- Les stages proposés dans les AF (associations de droit local) mais aussi dans d’autres secteurs de la coopération linguistique et éducative sont trop souvent des emplois déguisés. Il convient, d’une part, de mettre fin à cette situation en demandant à ce que soient créés, autant que faire se peut, de vrais emplois quand cela est nécessaire ; de rémunérer d’autre part les personnels stagiaires qui effectuent un vrai travail et de prendre en charge les déplacements : Il ne faudrait pas que seuls ceux capables de financer leur expérience professionnelle seuls puissent être stagiaires à l’étranger. En effet, la pratique aggrave les inégalités sociales.

 

A.E.F.E. (430 établissements, conventionnés, homologués et en gestion directe)
L’agence pour l’enseignement français à l’étranger employait, en 2004-2005, 2360 enseignants fonctionnaires contre 6469 enseignants recrutés localement (dont 2133 à temps partiel). Les conditions de rémunérations des recrutés locaux sont, sans exception, inférieures aux rémunérations des fonctionnaires. Recrutés sur la base du droit local, leurs conditions d’emploi sont souvent précaires dans les pays du sud et l’exercice de leurs droits syndicaux difficile.

A Cali en Colombie, un enseignant titulaire résident, professeur des écoles au 7e échelon gagne 2044 euros par mois. Un enseignant du premier degré recruté localement avec 20 ans d’ancienneté gagne 720 euros par mois. Les enseignements intervenants en FLE dans ces établissements sont recrutés localement ou bien, lorsqu’ils sont titulaires, n’ont pas toujours bénéficié d’une formation en ce domaine.

Propositions :
- Réduire les inégalités salariales et pérenniser les emplois des recrutés locaux non-titulaires, dont les emplois de professeur de FLE.
- Faciliter l’accès à la titularisation au sein de l’éducation nationale pour les ressortissants européens recrutés locaux en poste dans les EGD, dont les enseignants de FLE.
- Valoriser les compétences en FLE des personnels à l’heure de l’internationalisation des lycées.

 

Volontaires internationaux
Le MAE recrute et gère les Volontaires Internationaux affectés dans les Ambassades ou ses services rattachés. Leur nombre dans ce réseau est estimé à 850 sur environ 3600 personnes (soit 30%).
Le VI part en poste pour une durée comprise entre 6 et 24 mois. Il est rémunéré, entre 1 100 € et 2 900 € nets par mois, selon le pays et sans distinction de niveau d'études. Cette rémunération forfaitaire et non négociable comprend :
-  une partie fixe (environ 627€)
-  une partie variable tenant compte notamment des variations des changes et des prix selon les pays.
Cette rémunération est exonérée des charges sociales et de l’impôt sur le revenu sauf pour le VIE affecté dans un pays où les indemnités sont imposables auquel cas la structure d’accueil prend cette imposition à sa charge. A son retour en France, le VI pour bénéficier d’une couverture sociale s’il est en recherche d’emploi, doit effectuer une demande de RMI pour ouvrir ses droits à la CMU. Souvent, l’allocation lui est refusée car il a trop perçu à l’étranger (cas de la région d’Angers : un couple avec enfant n’a pu percevoir le RMI car la rémunération perçue par le VI - alors que le conjoint était sans emploi durant la durée du contrat - était trop élevée, soit 1500 euros/mois). Dès son retour, le VI se retrouve dans une situation précaire.

Proposition :
- Ouverture de droits à l’allocation chômage pour les VI

 

Contractuels « Paris » du Ministère des Affaires étrangères
Les contractuels non fonctionnaires employés dans le domaine de la coopération linguistique et éducative doivent pouvoir bénéficier de la loi Dutreil et non être congédiés à l’issue de 6 années d’activité consécutives dans le réseau. Il ne s’agit pas de dévoyer la directive au profit d’un accroissement de la précarité.

En outre, pour l’ensemble des personnels, titulaires ou non, il convient de donner de plus larges prérogatives à l’actuelle CCP unique des contractuels, prérogatives qui sont fort insuffisantes.


De façon générale, il est souhaitable, afin de mener une politique cohérente et offensive de sécuriser les parcours professionnels des acteurs du réseau, quelle que soit leur nationalité et quel que soit leur statut.


- Contrats d’enseignement FLE à l’université

La situation est des plus floues. On se renvoie indéfiniment les textes relevant de l’enseignement supérieur ou du secondaire étant donné que les emplois correspondent à un travail souvent effectués par des titulaires de l’enseignement secondaire détachés dans le supérieur.

Ainsi selon l’université de Franche-Comté les contrats Type" ELC " (enseignant contractuel de langue) de Nancy 2 n'ont pas de base réglementaire car pour l’agent comptable seul le décret n° 87-889 du 29 octobre 1987 fait force de loi en la matière (Décret relatif aux conditions de recrutement et d'emploi de vacataires pour l'enseignement supérieur) et plus spécialement les articles 2 (la personne doit déjà exercer une activité principale) et 6 (paiement à la vacation). L’ idée de contrat d’enseignant dans le supérieur ainsi est rejetée ; il ne peut exister que des heures de vacation effectuées par des titulaires.
Les sources relatives à l'enseignement secondaire sont inopérantes pour lui (la loi du 11 janvier 84). Cette loi pose pourtant bien en son article 6 l’existence de besoins permanents assurés par des contractuels sur un temps incomplet.
Dès lors quels contrats proposer quand ces besoins permanents dépassent pour une personne l'équivalent d'un plein temps annuel et ne sont donc plus ni occasionnels ni saisonniers ? Peut-on encore parler de vacations ? Ne s'agit il pas de tâches pérennes que des vacations seules ne peuvent satisfaire ?

le Décret n°92-131 du 5 février 1992 (Décret relatif au recrutement d'enseignants contractuels dans les établissements d'enseignement supérieur) évoque pour sa part le cas d’emplois du secondaire qui n'ont pu être pourvus par des professeurs titulaires de l'enseignement du second degré à l'université et prévoit dans ce cas le recours à des contrats d’enseignement.

Constat :
· Il existe dans le supérieur des enseignants qualifiés non titulaires effectuant des tâches pérennes d’enseignement du FLE FLS à temps incomplet ou même à temps complet. Ces emplois correspondent a des besoins pérennes d’enseignement et de formation dans le système éducatif français qu’il est urgent de reconnaître.
· La plupart de ces personnels rémunérés sur budget propre bénéficiaient jusqu'alors d'une évolution de leur rémunération calquée sur celle des fonctionnaires de même catégorie. Actuellement le flou le plus grand voit grandir une précarisation de ces emplois. La plupart des contrats faisaient mention d'un indice (base de la rémunération fonction publique). Certains ne mentionnent plus, dorénavant, qu'un montant brut de salaire, ne permettant plus de comparaisons entre contrats, et ne prévoient plus aucune augmentation de rémunération.
· En fait, chaque université semble faire ce qu’elle veut dans un contexte ou la précarité est entretenue par mesure de précaution. C’est ainsi que les enseignants de FLE/FLS se voient proposer cette année des contrats « d’accompagnateur pédagogique » afin d’éviter le terme enseignant.

Propositions :
- à l'Université
dans un premier temps le renouvellement des contrats d’enseignement dans le supérieur des personnes assurant des tâches pérennes d’enseignement à temps incomplet ou complet en FLE FLS.
- au Ministère
La reconnaissance de l’enseignement du Français langue étrangère/français langue de scolarisation comme discipline et une requalification de l’intitulé de la 7eme section du CNU à la « didactique des langues et des cultures » actuellement trop restreinte à la linguistiqueet l'ouverture de négociations nationales pour la titularisation et l'intégration des personnels contractuels, qu'ils soient rémunérés sur le budget de l'Etat ou sur le budget propre des établissements.
- à nos élus politiques
un appui pour faire progresser la titularisation et l'intégration des enseignants de FLE/FLS ce qui concourrait à l'obtention d'un meilleur service public de l'enseignement supérieur et de la recherche dans un domaine où les besoins sont grandissants."

 

Vous pouvez également consulter sur ce blog

Le résumé des travaux de l'intersyndicale "Le Livre Blanc de la langue-culture française"
La version intégrale de la contribution de FLE Attaque "Vous avez dit précaire?"
La présentation du SGEN-CFDT

Union syndicale Solidaires

Par FLE Attaque :: 12/02/2007 à 12:31 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

"L’Union syndicale Solidaires, constituée à partir de dix syndicats autonomes, non-confédérés, regroupe actuellement trente-neuf fédérations ou syndicats nationaux. Elle est présente dans près de quatre-vingt départements à travers des structures interprofessionnelles locales.

Les syndicats membres appartiennent à des secteurs professionnels très divers - relevant aussi bien du secteur public que du secteur privé : aérien, banques et finances, culture, éducation, énergie, industrie, métallurgie, Poste et télécommunication, rail, recherche, santé... Aujourd’hui, Solidaires est la première organisation syndicale dans un certain nombre d’établissements, d’entreprises, de services, d’administrations, de ministères...

Cette union interprofessionnelle, qui compte actuellement près de 90 000 adhérents, met en œuvre un fonctionnement original basé sur la recherche constante de ce qui unit plutôt que de ce qui divise. Il s’agit de mieux s’organiser pour mieux agir ensemble et éviter les phénomènes d’institutionalisation, de délégation de pouvoir, d’experts, de superstructures que connaissent trop souvent les grandes confédérations.

C’est une autre façon de vivre les structures interprofessionnelles. En ce sens, nous avons l’ambition de contribuer à répondre à la crise du syndicalisme et de participer à sa rénovation pour redonner aux salariés le goût de l’action collective.

Des clivages importants existent dans le mouvement syndical français. Solidaires entend mettre en œuvre un syndicalisme de contre-pouvoir qui lie défense quotidienne des salariés et transformation de la société. Un syndicalisme de lutte pour la construction de réels rapports de forces pour contrer les politiques libérales. Un syndicalisme de lutte pour la mise en œuvre de projets alternatifs favorables aux salariés, chômeurs, précaires, pauvres..."

Union syndicale Solidaires
93 bis rue de Montreuil - 75011 Paris
tel : 01 58 39 30 20 - fax : 01 43 67 62 14

Adhèrent à Solidaires, entre-autres :

  • SUD éducation : http://www.sudeducation.org/
    "Personnels de l’Éducation nationale, de la Recherche, employés par l’État et les collectivités locales, enseignants, chercheurs et Iatoss, de la maternelle à l’université, en établissements de recherche, en activité et retraités, titulaires, non-titulaires, précaires et demandeurs d’emploi..."
  • SUD culture Solidaires : http://www.sud-culture.org/expressions/
    "Salariés de droit privé comme public des secteurs de la culture, de la communication, de l’audiovisuel, du cinéma... (ministère de la culture, spectacle vivant, intermittents, éducation populaire, secteur socioculturel, etc.)
    Salariés de droit privé comme public des secteurs de la culture, de la communication, de l’audiovisuel, du cinéma... (ministère de la culture, spectacle vivant, intermittents, éducation populaire, secteur socioculturel, etc.)"
  • SUD collectivités territoriales : http://www.sudct.org/sommaire.php3
    "Personnels public et privé des collectivités territoriales et sous-traitance de ces secteurs"
  • SUD formation professionnelle des adultes : http://sudfpa.lautre.net/
    "Salarié(e)s des organismes de formation professionnelle (actuellement : AFPA, Retravailler, INFREP, Ass. formation Coiffure)" Nouveau : une section syndicale FLE est désormais ouverte au sein de SUD FPA
  • SUD santé-sociaux : http://www.sud-sante.org/
    "Personnels, public et privé, du secteur de la santé et du secteur social"

Informations tirées du site : http://www.solidaires.org/

Intersyndicale FLE-FLS du 24/11/2006 - Plan du Livre Blanc du FLE-FLS

Par FLE Attaque :: 16/01/2007 à 13:32 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

Lors de la réunion intersyndicale pour le FLE-FLS du 24 novembre 2006, les présents se sont engagés à constituer un livre blanc du FLE-FLS, afin de le diffuser aux responsables politiques et aux candidats à la présidentielle 2007. Voici le plan de travail proposé à cette occasion par Jean-Pierre Adami :

LIVRE BLANC DE LA LANGUE-CULTURE FRANCAISE

Proposition de répartition pour rédaction

- I fonction sociale de la « langue-culture française » Mission de Service Public

  • en France : insertion, intégration, luttes contre les discriminations : FLE, FLS, FLM (UNSA)
  • à l’étranger : défense de la langue française (francophonie) et de la diversité linguistique et culturelle (UNSA)

- II reconnaissance de la discipline

  • branche professionnelle (CPC à CNCP à RNCP (CGT)
  • formations de formateurs (1er degré, second degré, supérieur) (FSU)
  • recherche en didactique, langue, culture (FSU)

- III population concernée par la discipline

  • en France : enfants issus de l’immigration, adultes émigrés (SGEN-CFDT)
  • à l’étranger : étudiants (problème de visa), amoureux de la langue (SGEN-CFDT)

- IV structures de formation ( mission de service public, statuts juridiques, fonctionnement, modalités de gestion financière, modalités d’évaluation,…)

  • centres universitaires (FSU)
  • centres avec partenariat public/privé (PPP) (CGT)
  • associations du secteur non marchand (AEFTI)
  • centres privés du secteur marchand (Groupement FLE)

- V situation des personnels des centres de langue ( conditions de travail, recrutement, horaires de travail, conventions collectives, plan d’intégration,…)

  • personnels titulaires de la fonction publique (CGT)
  • personnels sur CDI (SGEN-CFDT)
  • personnels sur nouveaux CDI « fonction publique » (collectif FLE/FLS)
  • personnels en situation de précarité (vacataires, contractuels, CDII) (FLE Attaque)

NB :
- pour chaque partie de ce plan, il est indispensable que le groupe de pilotage et donc les rédacteurs de chaque partie fassent à la fois, un bilan et des propositions soumises au débat public.
- cette répartition indique simplement le nom de l’organisation responsable, de la rédaction de telle ou telle partie du Livre Blanc, en sachant qu’il est possible pour toutes les autres organisations de faire des propositions de rédaction sur les autres points.
- ce plan n’est qu’indicatif et peut être amendé, enrichi, remanié. En cas de modification, informer l’ensemble du groupe de pilotage.
- tous les rédacteurs feront apparaître, pour chaque partie du plan, les éléments en gras qui constitueront le sommaire du livre blanc (une page). L’ensemble du document devant faire, au grand maximum, une dizaine de pages.
- ce livre blanc sera envoyé à tous les candidats et groupes politiques se présentant aux prochaines élections (présidentielles et législatives), avec une demande de réponse et d’audience en les informant que les résultats de cette consultation feront l’objet d’une conférence de presse. Ce livre blanc sera également envoyé, avec demande d’audience, à la DGES, à la DRIC, au MAE, à la CPU… (date butoir pour l’envoi des parties rédigées pour chaque organisation le 15 janvier 2007 ?)

Jean-Pierre ADAMI Le 27 novembre 2006

Consultez également sur ce blog
Le compte-rendu court de l'intersyndicale pour le FLE/FLS de novembre 2006

Syndicat National des Personnels de l'Enseignement et de la Formation Privés (SNPEFP-CGT)

Par FLE Attaque :: 04/01/2007 à 10:38 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
"Le Syndicat National des Personnels de l'Enseignement et de la Formation Privés (CGT) est un syndicat professionnel. Il est affilié à la Fédération de l'Education de la Recherche et de la Culture (FERC). Il regroupe les salariés, quelles que soient leurs fonctions, de trois secteurs professionnels distincts :
  • L'enseignement privé, où sont concernés les personnels enseignants et non enseignants des écoles, collèges et lycées d'enseignement privé confessionnels ou laïcs, sous contrat ou hors contrat, ainsi que ceux des établissements d'enseignement agricole, et de l'enseignement supérieur privé.
  • La formation privée. Il s'agit des personnels des organismes de formation privés, associations ou sociétés commerciales, relevant de la convention collective n° 3249. Ces organismes dispensent des prestations de formation dans le cadre des lois, règlements, et conventions relatifs à la formation professionnelle continue.
  • L'apprentissage. Il s'agit des personnels administratifs et enseignants des centres de formation d'apprentis (CFA) privés. Ces CFA peuvent être des associations ou sociétés commerciales qui accueillent des jeunes gens en apprentissages selon les dispositions du livre Ier du code du travail. Ces personnels ne bénéficient, à ce jour, d'aucune convention collective.
    Outre les CFA, sont également rattachés au secteur de l'apprentissage, les Chambres de métiers, les Chambres de commerce et d'industrie et leurs établissements d'enseignement qui sont des établissements publics administratifs (EPA) où les salariés bénéficient d'un statut de droit public."

SNPEFP
Siège national du syndicat
SNPEFP-CGT - Case 544
263, rue de Paris
93515 MONTREUIL CEDEX
Tél. 01 42 26 55 20
Fax 01 49 88 07 43
Mel :
contact@snpefp-cgt.org
Site : http://www.snpefp-cgt.org/

 

Le SNPEFP-CGT est un des syndicats signataires de la convention collective des organismes de formation

Intersyndicale FLE-FLS du 24/11/06 - Compte-rendu du SGEN

Par FLE Attaque :: 06/12/2006 à 0:35 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

"Rencontre entre partenaires syndicaux et acteurs du FLE

Le 24 novembre 2006, au siège du SNESup étaient présents : l’Association pour l’Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs familles (AEFTI), le Collectif FLE-FLS, la CGT, FLE Attaque, le Groupement Fle.fr, le SGEN-CFDT Etranger, le SNESUP, l’UNSA.

 

Dans notre économie libérale, le secteur du FLE est un gisement pour la précarité. La situation des professionnels du FLE en France, tant dans le secteur public que le secteur privé, est le plus souvent critique avec ces CDD, ces CDII (dont parfois des Contrat à Durée Indéterminée Intermittent à zéro heure !), ces emplois dans le public par le biais de société écran… qui assurent des salaires qui oscillent entre 8,27 et 15 euros de l’heure pour un recrutement à bac+4 ou 5.

 

La situation des personnels à l’étranger n’est pas plus brillante puisque, de plus en plus, les établissements culturels recourent massivement à des stagiaires ou des personnels prestataires de service employés à l’heure et exerçant de ci et de là pour tenter de boucler le mois (pour ce faire, ces derniers doivent parfois monter leur petite entreprise à eux tout seul et honorer le paiement de leur propres charges sociales !). Dans ce contexte, les emplois stables se font de plus en plus rares et l’état français n’hésite pas, dans cette folle ambiance globale, à se débarrasser de ses permanents, ô combien trop stables et coûteux ! Ainsi, peu à peu, les enseignants de FLE assistent à la dissolution de la stabilité professionnelle dans leur secteur, se crispent face à des tentatives honteuses de renégociation de leurs maigres avantages, quand ils ne s’arqueboutent pas contre le scandale de licenciements que des départs à la retraite pourraient éviter (Cracovie).

 

Le constat est affligeant. Aujourd’hui, dans le monde entier, le secteur public se désengage de l’apprentissage des langues et le secteur du FLE est plus menacé que jamais.

 

Les organisations syndicales, associations et collectifs représentés souhaitent mettre un terme à cette situation et alerter l’opinion publique, les décideurs politiques sur la précarité de la plupart des enseignants du FLE qui doit appeler à une véritable réflexion sur la sécurisation des parcours professionnels. En outre, ils dénoncent le désengagement de l’État dans la promotion du français et de son enseignement ainsi que son effet pervers sur les acteurs, promoteurs de la francophonie de terrain. Ils pointent du doigt les effets néfastes d’une politique coercitive en matière d’immigration pour les étrangers qui souhaitent bénéficier d’une formation linguistique en immersion et qui n’obtiennent pas de visa à cet effet ! Ils constatent qu’en France, la labellisation des centres de FLE élaborée dans d’obscures officines bureaucratiques n’est ni conforme aux souhaits des partenaires privés ayant pignon sur rue ni déontologique dans sa mise en œuvre.

 

Il est acté qu’une lettre et un document de propositions seront soumis aux candidats à la présidentielle de 2007 afin d’attirer l’attention sur la défense de la langue et de la francophonie, sur la nécessité de rattacher cette défense à une mission de service public et de demander à ce qu’il y ait une reconnaissance institutionnelle de l’enseignement du FLE ainsi qu’une sécurisation des parcours professionnels."

 

Compte-rendu publié sur le site du SGEN-CFDT de l'étranger

 

Egalement sur ce blog :

Le compte rendu long du Collectif FLE-FLS

Intersyndicale FLE-FLS du 24/11/2006 - Compte-rendu du Collectif FLE-FLS

Par FLE Attaque :: 04/12/2006 à 23:58 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE
Compte-rendu réalisé à partir des notes d’Amandine Bergère, de Véronique Lezine et d’Isabelle Maréchal. Relu et amendé par Chantal Forestal, William Charton, Gérard Ribot et Yannick Lefranc.

Etaient présents :
- Adami, Jean-Pierre FERC-CGT
- Bellanger, Jean AEFTI
- Bentz, Luc UNSA éducation
- Bergère, Amandine FLE Attaque, prof de FLE-FLS
- Bicler, Jocelyne Enseignant de FLE-FLS (Elsaunet - Strasbourg)
- Canova, Pascale SGEN-CFDT de l’étranger
- Charton, William Collectif FLE-FLS, Enseignant de Fle (Nancy - Université)
- Deknuydt, Bernard SNESUP
- De Miras, Michel-Patrick SNUIPP, prof de FLE-FLS (CLIN Paris 15e)
- Devernois, Serge Enseignant de FLE-FLS (CLIN Paris 15e)
- Fasoli, Solange FERC-CGT
- Forestal, Chantal Présidente du Collectif FLE-FLS, SNESUP
- Lauton, Michelle SNESUP
- Lebeaupin, Thierry Collectif FLE-FLS, SGEN-CFDT de l’étranger,
- Enseignant au CLA
- Lefranc, Yannick Collectif FLE-FLS, SNESUP
- Lezine, Véronique FLE Attaque, prof de FLE-FLS
- Maréchal, Isabelle Enseignant de FLE-FLS (CIDEF univ. catho de l’Ouest, Angers)
- Ribot, Gérard Collectif Fle Fls, Groupement fle.fr
- Sedraine, Christine Collectif FLE-FLS, SNESUP, Enseignant de FLE-FLS (U. Toulouse 1)
- Sourisseau, Jocelyne Enseignant de FLE-FLS (Univ. Toulouse 1)

Ouverture de la séance

Chantal Forestal, présidente du comité d’organisation du collectif FLE-FLS, SNESUP Nous sommes ici parce que le secteur est l’exemple le plus négatif de l’économie libérale : les enseignants sont de plus en plus « expulsables et jetables » car sans statut et sans contrat de travail à l’étranger comme en France.
Types de publics en France :
Des publics de tous les âges, des plus jeunes jusqu’à 65 ans. On compte 42600 primo-arrivants dans le primaire et le secondaire tous les ans : les CLIN (classes d’initiation, primaire), CLA (classe d’accueil, secondaire), CLA-ENSA (classe d’accueil, élèves non scolarisés antérieurement, CRI (rattrapage). Mais aussi la CIMADE (adultes) etc. Les nationalités se répartissent en 27% de Maghrébins, 10% d’Africains, 6% de Turcs, 14% de ressortissants de l’Union Européenne. 47% sont des enfants issus de familles défavorisées.

Les enseignants :
- A l’étranger : Les centres culturels ferment les uns après les autres, la France se désengage. La situation des enseignants se dégrade : contrats locaux, stages avec des bac+5. Le MAE, par exemple, emploie des stagiaires au tarif de 300 euros par mois.
- En France : Dans le public 63% des enseignants sont payés à l’heure. On peut prendre l’exemple de l’université « X », où M. Y a été employé en tant que IATOS. On gonfle les heures on multiplie les fausses missions. Absence de droits. La dite université a fait un recours illégal à une agence d’intérim avec des ordres de missions bidons. Les étudiants payent 4500 euros par an, les doits des étudiants ont triplé, sans que la situation des profs ou la qualité de l’enseignement aient changé. Les centres universitaires de FLE sont de plus en plus condamnés à être en marge de la fonction publique.

Dans le privé, on observe une succession de CDD, jusqu’à 8 (voire plus), une variété des statuts et des types de contrat ,variation des ’horaires et de salaires : de 11 à 15 euros brut de l’heure.

Amandine Bergère, FLE Attaque J’ai vu dernièrement une annonce à 8,27 euros brut.

Chantal Forestal Le secteur des migrants, quant à lui, est assujetti aux codes des marchés publics, qui met en concurrence des entreprises privées et des structures associatives. Les associations de proximité qui ont acquis une certaine expérience du terrain se trouvent dans l’obligation de licencier ou de fermer.

Ces dysfonctionnements dans le public et dans le privé augurent de ce qui va se passer pour l’ensemble des langues vivantes. En effet on voit partout à l’étranger comme en France se développer le parascolaire pour l’enseignement des langues qui fragilisent le système public. Parce qu’il y a un désengagement de l’Etat de plus en plus de parents payent un cours privé à leurs enfants bien entendu l’anglais langue étrangère se développe au détriment du français qui recule.

Se pose le problème de le reconnaissance de la didactique des langues-cultures au sein de l’Université française .Lors de la prochaine séance du (le 29/01/2007), sera soumise au CNU une proposition de modification de l’intitulé de la section 7ème section intitulé « Sciences du langage, linguistique et phonologie ». Nous proposons « Sciences du langage et didactique des langues-cultures .Avant de se prononcer sur ce texte Le CNU souhaite connaître la position des didacticiens. Lors de la réunion des responsables de maîtrise FLE à St Etienne, le changement d’intitulé a été voté à la majorité (27 pour, 1 abstention, 1 contre). Christian Puren et moi-même sommes au CNU. L’évolution est en marche.

Témoignages

Jocelyne Bicler : Prof de FLE En ce moment je suis en contrat d’octobre à janvier, pour 8 heures d’enseignement par semaine. Trois groupes : un groupe de personnes parlant français mais ne sachant pas lire et écrire, un groupe de FLE et un groupe d’alphabétisation. Je suis payée 14 euros brut de l’heure. La structure ne propose pas de matériel. A côté, je suis vacataire dans une entreprise (non FLE) et je suis correspondante d’un journal.
Avant, j’étais en Allemagne, à mon compte, à raison de 15 euros brut de l’heure.
A l’organisme X de Strasbourg, j’ai été contractualisée au mois, ne sachant jamais à la fin du mois si j’allais avoir des heures au début du mois suivant.
Dans ma recherche d’emploi, j’ai vu beaucoup d’annonces à 8 euros de l’heure, pour 30 heures de face à face pédagogique et 5 heures de préparation.
Les enseignants sont en concurrence avec le bénévolat ou les « femmes de.. ». Quand je prends contact avec les structures, pour du travail après janvier 2007, elles me répondent qu’elles ne prennent que des bénévoles.
Au Centre Européen de la Jeunesse de Strasbourg, en 2004, tous les pays d’Europe avaient payé leur cotisation pour l’enseignement de leurs langues, à l’exception de la France. Cela montre l’intérêt qui est porté à la question.
Au centre Y de Strasbourg, on propose des formations pour les diplômés comme pour les bénévoles. Les bénévoles ne voient pas l’intérêt d’enseigner aux gens comment acheter du pain ou lire une lettre administrative, on se heurte à des représentations très ancrées.

Chantal Forestal On voit dans l’enseignement supérieur le pendant de cette situation : Des maîtres de conférence et des professeurs qui n’ont jamais connu la classe de langue (ou seulement durant un mois ou deux pendant des cours d’ été…) qui forment les futurs profs de FLE.

Amandine Bergère J’ai travaillé dans le secteur associatif, à 12,20 de l’heure quand j’avais un contrat de travail. A côté je faisais des vacations à l’université ou dans le semi-public, à des tarifs variant entre 40 et 50 euros de l’heure. J’ai travaillé en CDII, sur ma fiche de paye, la convention collective était notée « Loi 1901 ». Pour compenser, j’étais vacataire à Science Po, à Dijon, à l’université de Tours en linguistique et dans un Institut. On est dans une insécurité permanente.
Le Contrat à Durée Indéterminé, Intermittent est prévu par la convention collective des organismes de formation (3249).
C’est un statut qui ne garantit pas les heures travaillées dans l’année. On a vu des profs de FLE accepter des CDII sans plancher d’heures. L’enseignant est à la disposition de la structure, quand on a besoin de lui. Les enseignants signent parce qu’ils ne connaissent pas les implications de ce contrat. On peut passer plusieurs mois sans heures de travail, donc sans aucune rémunération. Ce sont les plus souples et les plus disponibles qui sont sollicités.
Les enseignants signent aussi parce que le CDII permet de louer un appartement et permet / oblige à faire des vacations (à partir de 28 ans, l’université demande que le chargé de cours ait un employeur principal, pour ne pas payer les cotisations sociales).
Les CDII ne sont pas du tout connus par les services des Assedic et de l’ANPE.

Jocelyne BiclerIl y a des collègues qui travaillent depuis 10 ans en enchaînant les CDD. Il n’y a pas de CDI. Cela crée un climat malsain entre les profs.

Chantal Forestal Il faut parler des conventions collectives.

Gérard Ribot, Directeur de la communication du groupement fle.fr Témoignage d’un employeur privé. L’IMEF [dont GR est le directeur des études] est un institut privé d’enseignement supérieur, comme beaucoup de centres de FLE, même si c’est un statut peu connu. Le centre fait une déclaration d’ouverture auprès du rectorat de l’Académie. Mais les exigences sont variables selon les académies.
Le secteur du FLE est constitué par un clivage privé/ public, avec d’une part les universités, et d’autre part les associations et les écoles privées.
Les centres dits “universitaires” sont en réalité des écoles de langues qui se sont développées au sein des universités où elles développent une activité de nature de plus en plus clairement concurrentielle, avec des pratiques commerciales et des des modes de gestion de plus en plus comparables aux centres privés, tout en mettant en avant la tutelle prestigieuse (et porteuse commercialement) de l’université. Quant aux pratiques des centres privés, en matière d’emploi, il faut reconnaître que se côtoient le pire et le meilleur ; le pire étant les responsables de centre qui pratiquent notamment le “turn-over” sous prétexte qu’un « un prof qui reste trop longtemps, c’est une source d’emmerdements ».
Le groupement fle.fr agit pour faire prendre conscience aux employeurs publics et privés qu’on ne peut pas faire n’importe quoi et qu’il en va de l’intérêt de la profession à moyen et long terme.

Discussion générale sur le domaine FLE-FLS

Michelle Lauton, direction nationale du SNESUP Il faut soulever la question de la qualité des centres de formation. Un centre universitaire est sous la responsabilité du CNU et du CA de l’université. Ce n’est pas la même chose avec l’enseignement du privé, il n’y a pas de vérification nationale, pas de validation.

Gérard Ribot Attention, il y a deux choses à ne pas confondre quant on parle du FLE à l’université :

  1. la formation initiale FLE diplômante : Licence, Master, d’une part
  2. les cours de FLE, proposés par le centre de FLE, destiné à un public d’étudiants étrangers et qui ne relèvent aucunement d’un cursus diplômant mais d’une activité école de langues.

Thierry Lebeaupin, Collectif FLE-FLS, SGEN-CFDT, prof au CLA de Besançon Le Centre de Linguistique Appliquée de Besançon a été créé dans les années cinquante . C’était un centre créé au départ pour permettre aux gens de faire des expériences d’enseignement (méthodes audio-visuelles), puis s’est devenu une association loi 1901, et peu à peu un service commun de l’université. Mais cela ne lui donne pas le droit de délivrer des diplômes.

Bernard Deknuydt SNESUP Dans les facs, il y a des statuts très différents : associations, centres de formation continue, instituts etc.
Est-ce que nous ne sommes pas en ce moment en train de voir les résultats de ce que nous avons mis en place il y a plusieurs années : des fonctionnements de statuts semi-publics et semi-privés. Nous sommes juges et parti. Nous sommes les patrons de notre propre précarité.

Luc Bentz, UNSA éducation Le secteur de la formation linguistique ne permet pas toujours de prévoir les besoins : les employeurs sont eux-mêmes victimes de l’insécurité sociale. Il semble impossible de créer de la sécurité professionnelle dans une situation très mouvante, avec des objectifs limités dans le temps. Il y a peu de CDII lissés.
Il n’y a pas de dispositif unique, car les profs interviennent dans les centres de façon ponctuelle. Dans ces conditions, comment uniformiser les statuts ? On peut se demander s’il faudrait créer une nouvelle branche. Aujourd’hui, il y a 230 branches professionnelles en France. Mais le champ FLE-FLS est trop restreint pour envisager une nouvelle convention collective. Pour l’instant, il n’y a pas d’interlocuteur patronal organisé.
Il faudrait réviser les conventions collectives en fonction du réseau. Le secteur de la formation est appelé à se développer avec la formation tout au long de la vie.
Par ailleurs, il faudrait une logique de qualité, et un système clair qui permettrait d’envisager une plus grande pérennité des emplois. Normalement, il faudrait un cahier des charges pour ouvrir une officine. On a dans ce secteur le pire du pire en matière de marchandisation ou de précarisation.
Sur le secteur public, les actions de formation sont non pérennes, on a soit des profs en heures supplémentaires, soit des contractuels. Par ailleurs il y a pression sur les GRETA en matière de charges. Il est difficile de savoir comment créer un CAPES FLE pour quelqu’un qui aurait à intervenir sur une douzaine d’établissements. On peut envisager une mention complémentaire.

Jean-Pierre Adami, FERC-CGTIl faut éviter de schématiser l’opposition public / privé. Par exemple, Le CLA de Besançon est devenu un service commun de l’université, il a des comptes à rendre.
Il faut avoir un débat sur le processus de labellisation qui est mis en place par 3 ministères : Le Ministère des Affaires Etrangères, le Ministère de la Culture, le Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche se sont mis d’accord pour passer à la moulinette tous les centres de langues, publics ou privés.

Isabelle Maréchal, Prof de FLE-FLS (CIDEF univ. catho de l’Ouest, Angers) Il ne faut pas schématiser : il y partout, dans le public comme dans le privé, de bonnes et de mauvaises pratiques.

Pascale Canova, SGEN-CFDT de l’étranger Les centres payent leur labellisation, ce qui est très discutable… Il y a mélange des genres, on paye pour la labellisation d’une part et pour la promotion de son centre d’autre part, alors qu’en est-il des critères qualité ? Il y aurait deux livrets ?

Jean-Pierre Adami Au CNESER [Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche], il a été décidé que
- l’ensemble de la communauté (les organisations syndicales entre autres) doit pouvoir faire débat sur le guide pratique de la labellisation, pour qu’il y ait une position collective et non individuelle.
- les personnels publics ou privés ont possibilité de contester le référentiel et peuvent faire une contre-proposition (52 documents de procédure).
- les enseignants peuvent refuser d’avoir des auditeurs dans les cours, sans sanction. Mais ce tour de table, nous l’entendons depuis 10 ou 15 ans. Il y a maintenant un niveau qualitatif à franchir : il faut faire des propositions.

Chantal Forestal En quoi est-ce que le label qualité est dévastateur, il faut peut-être l’expliquer.

Jean-Pierre Adami L’effet touchera tout le monde et fragilisera le FLE-FLS par rapport à sa mission de service public.

Thierry Lebeaupin On demande aux enseignants et aux centres de rapporter beaucoup et d’être rentables. Les contractuels des centres universitaires sont maintenant des « accompagnateurs pédagogiques ». Pourquoi cette politique de maintien de la précarité ?

Solange Fasoli, CGT Pour ma part, j’ai une écoute interprofessionnelle des discussions, qui porte sur deux points :
- la mission de service public
- les personnels, la précarisation et la non-reconnaissance professionnelle Dans le cadre de la lutte, ces 2 priorités sont fondamentales dans la mise en place des actions. Il faut définir le cadre de l’emploi. On doit vraiment s’attacher à définir une validation commune qui fonde les personnels dans le cadre de l’emploi qui s’adresse à tous à la fois dans le public et dans le privé : certification nationale et VAE. On aura alors des choses sur lesquelles s’appuyer.
Il faut se trouver un cadre de réflexion, vers une reconnaissance et des salaires. Il ne faut pas se laisser dépasser par la diversité.

Chantal Forestal Gérard, est-ce que tu peux nous rappeler en quoi consiste la labellisation des centres de FLE ?

Gérard Ribot Nous sommes à un moment où des choix doivent être faits et les enjeux et les problèmes que nous nous posons viennent du fait que nous sommes immergés dans un contexte global de marchandisation.Il faut l’assumer et il faut savoir comment accompagner ces transformations : il faut être revendicatif envers les pouvoir spublics, mais aussi assumer ses propres responsabilités sur les questions de conditions de travail et de qualité.
La labellisation ministérielle et la mise en place des CEF Centres pour les Etudes en France procèdent des mêmes méthodes. La labellisation a été lancée en juillet 2004 par le Ministère de l’Education Nationale. Aujourd’hui, sur 180 centres sollicités par le CIEP (opérateur du projet), seule une vingtaine a candidaté. Cela montre bien quelle est la réaction des professionnels.

Nous avons tenté pendant 2 ans de participer à l’élaboration de cette labellisation, car la démarche qualité est une exigence qui s’impose à tous aujourd’hui . Mais faute d’une véritable concertation avec les professionnels ceux-ci ne se reconnaissent pas dans un dispositif administratif et peu adapté aux réalités professionnelles.
On a perdu une belle occasion de mettre en place un vrai partenariat entre les professionnels et les pouvoirs publics, indispensable si l’on veut impulser une dynamique au service du FLE. Au lieu de cela, les pouvoirs publics pratiquent une véritable politique de la terre brûlée, en voulant par exemple faire disparaître toute mention des groupements professionnels dans la prochaine édition du répertoire des centres de FLE publié par le MAE, et, plus grave encore, en faisant que l’administration soit tout à la fois instance de labellisation, de promotion et... de délivrance de visas ; bref un véritable système “à la soviétique”.

Il faut rappeler enfin que le budget prévu pour cette labellisation est de 1 million d’euros sur 4 ans, entièrement supporté par les centres (en majorité privés) que l’on a pris soin au préalable d’exclure de la mise en place du dispositif.

Yannick Lefranc, Collectif FLE-FLS, SNESUPAu-delà de la diversité des situations, on peut voir une logique d’insécurisation sociale. Par exemple, à l’université, on n’arrête pas de faire des réformes : après le LMD, on nous lance dans le PRES. Au niveau des organismes de formation, il y a une logique affreuse : la concurrence par appels d’offres, qui met la pression sur les centres, donc sur les salariés, et par contre-coup sur les apprenants. Les boîtes disparaissent. La pression s’observe partout, y compris à l’université.
Les salariés, accaparés par des tâches diverses et multiples, n’ont plus le temps de se voir ni d’analyser les situations pour avoir une vision d’ensemble.Il faut essayer de mettre un frein dans cet engrenage. Ainsi en ce qui concerne la labellisation et les audits des centres, comment peut-on contrôler les contrôleurs ?

Jean Bellanger, président de la Fédération des Associations pour l’Enseignement et la Formation des Travailleurs Immigrés et leurs familles (AEFTI)Je suis tout à fait d’accord en ce qui concerne l’insécurité sociale. Je sens un changement par rapport à notre dernière réunion. Nous construisons un langage commun, ce qui sera mieux compris par les autorités. Quant aux formateurs ils sont victimes de la situation, ils manquent d’information.
L’AEFTI a fait un choix, qui est peut-être contestable. Nous avons dit oui au DILF, tout en mesurant ses limites, comme une première étape pour pouvoir faire avancer les choses.
Les conventions collectives sont à revoir. Il faut regarder les liens qu’il peut y avoir avec les branches professionnelles.
Nous sommes heureux que les organisations syndicales cherchent à avoir une base commune pour avancer.

Gérard RibotA propos de Centres pour les Etudes en France ( CEF), qui ont commencé à se mettre en place il y a un an et demi dans 6 pays, et qui sont appelés à se généraliser : le dispositif vise à faciliter les procédures d’inscription des étudiants étrangers. C’est une bonne idée, mais génératrice de « dégâts collatéraux » (expression d’Antoine Grassin). Les CEF vérifient les parcours et les projets de l’étudiant étranger qui veut venir en France. Mais tout n’a pas été pensé. Ainsi ceux qui veulent venir en France plus de trois mois pour seulement apprendre le français ne remplissent pas les critères d’obtention de visa.
Ces choix portent préjudice à l’apprentissage de notre langue en France mais aussi à l’image de la France dans le monde. Nous avons alerté les élus, plus d’une vingtaine a répondu à ce jour positivement. Les choses semblent commencer à bouger du côté du MAE mais nous attendons que soit rendue officielle une directive qui “rectifie le tir” . Lorsque les professionnels se mobilisent et se rassemblent, des avancée sont possibles.
C’est dans cet esprit que les groupements ADCUEFE, Alliance Française, Fle.fr, L’Office, et SOUFFLE se rencontreront à Paris vendredi 8 décembre afin de débattre de la création d’une organisation professionnelle qui regroupe tous les centres de FLE.

Proposition de distribution des tâches

Jean-Pierre Adami Ta vision du dispositif CEF est optimiste. C’est la mise en place de l’immigration choisie, voulue par le Ministère de l’intérieur. Derrière, il y a toute une logique qui nous dépasse. Donc le tableau était nécessaire. Pour la démarche de labellisation : la démarche est bien fondée, mais il faut savoir quel type d’évaluation on fait, dans un contexte néolibéral poussé à l’extrême. Il faut aller plus loin qu’une contestation de l’aspect formel des choses.
Aujourd’hui, nous avons atteint un consensus large sur le bilan. Il faut utiliser la période dans laquelle nous nous trouvons. Il faut nous rassembler pour rédiger un document : créer un livre blanc avant janvier 2007
- le rôle social du FLE-FLS
- la reconnaissance institutionnelle, la France doit jouer son rôle dans la francophonie
- la reconnaissance de la discipline
- le rattachement à une branche professionnelle existante
- la question des usagers
- les structures : les centres universitaires, mettre en avant le principe de mission de service public.
- les personnels : le secteur est sinistré, il faut faire un état des lieux sans concession de ce qui se passe dans le secteur
- l’évaluation des centres : si c’est technocratique, c’est limité et risqué. Il faut une démarche qualité

Pour chaque point, il faudrait deux parties 1) Bilan 2) Propositions.
On envoie cela à :
- l’ensemble des candidats à l’élection en leur demandant des réponses. On fait une conférence de presse disant qui s’est engagé et comment.
- l’ensemble des institutions. Il faut faire pression sur les CA d’universités.
- tous les collègues pour les informer

Il faut créer un rapport de force.

Pour la labellisation, il faut rappeler les trois points d’engagement du CNESER

Serge Desvernois Prof de FLE-FLS (CLIN Paris 15e)Je représente les enfants qui sont dans le primaire. Je crois que nous sommes tous d’accord.
Mais il y a un silence radio sur le primaire au niveau des syndicats. Certes nous sommes considérés comme des privilégiés parce que nous sommes la plupart des titulaires. Mais on a un problème de définition de nos fonctions et de notre rôle : notre travail consiste non seulement à enseigner, mais aussi à prendre en charge tout un volet social. On est des référents pour ces enfants et pour leur famille. Or on a 27 heures d’enseignement , quand pouvons-nous nous occuper du volet social ? Il faudrait plutôt 18 heures par semaine en présence des élèves et du temps disponible pour le lien avec les familles, les assistantes sociales, les collègues des classes « banales » dans lesquels sont inscrits les élèves, etc.

Chantal Forestal Il faudrait définir le statut et les fonctions : le professeur de CLIN est à la fois enseignant et acteur social , encore faudrait-il prendre en compte cet aspect du service .

Michel-Patrick De Miras, SNUIPP, prof de FLE-FLS (CLIN Paris 15e) Nous avons une mission de diffusion de la langue française, mais nous n’avons pas de statut particulier. Dans la presse syndicale, il n’y a rien, alors qu’il y a des disfonctionnements patents, en particulier dans les CASNAV.

Michelle Lauton Nous souhaiterions une présence plus forte du SNES et du SNUIPP. Le collectif doit avoir une position plus forte sur la diffusion du français dans le monde, la défense de la francophonie et la question du CEF. Certaines choses sont en train de changer : on discute de la modification de l’arrêté de l’organisation des études en Master : il est question de pouvoir faire des cours en langue étrangère (traduire : en anglais). N’y-a-t’il pas menace pour notre langue au sein de l’université.

Jocelyne Sourriceau Sur ce point il convient de relativiser : les étrangers qui souhaitent suivre nos formations universitaires en France finissent aussi par apprendre notre langue et deviennent un facteur de diffusion à l’étranger.

Amandine Bergère On a beaucoup parlé du public, mais il ne faut pas oublier le secteur privé. Lors des Etats Généraux, les AEFTI s’étaient levés pour dire qu’ils ne se reconnaissaient pas dans ce qui se faisait. Nous devons travailler en synergie et il faut que les représentants syndicaux présents aujourd’hui fassent appel à leurs collègues représentants du secteur privé.

Les profs de FLE souhaitent se syndiquer, le désir est très fort. Les messages laissés sur le blog FLE Attaque le montrent. Mais ils souhaitent que le mouvement syndical réponde à des questions concrètes : les heures de face à face pédagogique (de 16 à 35 heures selon les conventions collectives), les salaires, les congés payés… Il faut travailler ensemble et réunir tout le monde.

Christine Sedraine, Collectif FLE-FLS, SNESUP, Prof de FLE-FLS (U. Toulouse 1) Il faut faire le livre blanc, il faut communiquer.

William Charton, Collectif FLE-FLS Aujourd’hui, beaucoup de choses sont en cours, mais aucune information syndicale ne redescend. De plus, en ce qui concerne le secteur public, de nombreuses décisions sont prises sans aucune véritable réaction des CA et des Cevu. Des départements fonctionnent sans statut, des contrats honteux sont proposés aux enseignants sans que les syndicats locaux ne réagissent. C’est là que nous attendons la présence syndicale.

Véronique Lezine, FLE Attaque Il faut qu’on soit concrets maintenant.

Luc Bentz Il faut creuser le problème, interpeller les syndicats
- Faire le constat d’un recul de la langue française
- Le barrage contre les étudiants étrangers qui veulent apprendre le français
- les status précaires, dans le secteur marchand et dans le secteur associatif.

Jean-Pierre Adami Propositions : ci-dessous la répartition de travail pour la rédaction d’un livre blanc à destination des responsables politiques

William Charton Il faut inciter les syndicats à renvoyer l’information. Il faut aider les personnels du privé et du public. Au moment où plusieurs universités via leur CA et leur Cevu vont voter les partenariats avec les CEF, la labellisation des centres, les CDI pour leurs enseignants Fle, une information efficace des Présidences d’université, des syndicats locaux et surtout des personnels est plus que jamais nécessaire. Dans le secteur privé, il faut que les sections syndicales locales aient conscience de l’extrême précarité des conditions de travail et offrent un réel soutien à ceux qui en ont besoin

Chantal Forestal


LIVRE BLANC DE LA LANGUE-CULTURE FRANCAISE

Proposition de répartition pour rédaction


Ce compte-rendu a également été publié sur le forum d'expression du collectif FLE-FLS

Consultez également sur ce blog
Le compte-rendu court du SGEN-CFDT

Intersyndicale FLE-FLS du 24/11/06 - Invitation du Collectif FLE-FLS

Par FLE Attaque :: 07/11/2006 à 2:07 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

Suite à la table ronde intersyndicale pour le FLE-FLS qui s'est tenue le 29 juin 2006, une autre table ronde intersyndicale pour le FLE-FLS se déroulera le 24 novembre 2006 de 9 h à 13 h, 78 bis rue du Faubourg Saint-Denis, 75010 Paris

 

Ont été conviés la FSU, le SNES-FSU, le SNUIPP-FSU, le SNEPAP-FSU, le SNU-ANPE-FSU, le SNU-CLIAS-FSU, le SGEN-CFDT, la FERC-CGT, l'UNSA, FO, et l'AEFTI

 

Ordre du jour :

- statut des personnels enseignants et formateurs sous contrat de droit public et sous contrat de droit privé ;

- mise en place d'un référentiel professionnel ;

- la question de la formation des formateurs en FLE-FLS (problématique des certifications des futurs enseignants) et de leurs institutions (institutions scolaires, universitaires, pour adultes ) ;

- labellisation des centres de FLE-FLS ;

- la question des Centres pour les études en France (CEF) ;

- propositions concernant l'action.

 

Information originalement publiée par Chantal Forestal sur le Site du Comité d'Organisation des Etats Généraux du FLE-FLS

Intersyndicale FLE-FLS du 29/06/06 - Compte-rendu dans "Le lien" n°148 de la FERC-CGT

Par FLE Attaque :: 04/11/2006 à 16:28 :: Les syndicats, les collectifs et le FLE

"FLE/FLS : le livre noir
La FERC CGT a rencontré le collectif FLE/FLS* fin juin 2006. Cette réunion fait suite à la participation de la fédération aux États généraux FLE/FLS qui se sont déroulés en janvier 2006. [...]"

 

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