FLE Attaque
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Lettre ouverte des enseignants-chercheurs au sujet du plan CLEFPar FLE Attaque :: 01/05/2008 à 15:42 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
101, rue de Grenelle Monsieur le Ministre, Le Ministère que vous avez en charge a adopté, concernant la formation des migrants dans le cadre du Contrat d’Accueil et d’Intégration, un certain nombre d’orientations qui nous concernent et nous préoccupent, en tant que didacticiens des langues, formateurs d'enseignants en français langue seconde et / ou sociolinguistes des contacts de langues. L’apprentissage du français par les migrants nous apparaît, de même qu’à vous, comme un vecteur important d’intégration dans la société française et, en tant que responsables de diplômes universitaires et/ou formateurs d’enseignants spécialistes du français langue étrangère et seconde, nous sommes nous-même impliqués pour contribuer à cet apprentissage. Le plan départemental d’apprentissage du français mis en œuvre dans le Rhône depuis octobre 2007, et qui pourrait constituer une expérience susceptible d’être étendue, attire tout particulièrement notre attention du fait des modalités qu’il promeut pour répondre à ces besoins d’apprentissage. Si on les résume, forcément de manière elliptique, pour ce dont nous voudrions vous entretenir dans cette lettre, cela tient en deux points : 1° Le choix a été fait, pour la formation linguistique des migrants, qu’elle soit assurée par des formateurs volontaires, des « personnes acceptant de faire des heures supplémentaires en plus de leur travail ou fonctionnaires retraités » et rémunérés à temps partiel (16h par mois) ; 2° Ces volontaires, qui ont parfois, pour certains d’entre eux, d’autres formes d’expériences d’enseignement, sont formés de manière cursive, sans référentiel de compétences (38 h au total, comprenant « une formation initiale de 4 jours, une autoformation continue grâce à un kit pédagogique, et une formation sur le terrain grâce à un suivi ponctuel »). Les didacticiens des langues et sociolinguistes, également chercheurs et formateurs à l’université que nous sommes, ne peuvent que formuler quelques remarques, dont nous souhaiterions vous entretenir plus longuement si vous le pensez opportun : 1° Nous ne pouvons douter de l’investissement et du dévouement des volontaires et / ou bénévoles devant intervenir dans ce programme, bien au contraire. Cependant, nous nous demandons si investissement et dévouement suffisent (si cela suffisait, pourquoi l’éducation nationale, dans son ensemble, ne fonctionnerait-t-elle pas sur ces mêmes principes ?). 2° Cela fait donc émerger la question de la formation de ces volontaires et de leur expérience. Certes, une partie d’entre eux, nous le savons pour être investis dans ce domaine depuis un certain nombre d’années, sont d’anciens enseignants. 3° Si l’objectif de l’actuel dispositif était de minimiser les coûts, comme le voudrait une gestion sérieuse et efficace des deniers publics, cela ne peut aller sans considérer le rapport coût-avantage. Tout indique, dans le dispositif actuel, que si les coûts sont connus (sans doute faibles) les avantages sont fort improbables voire aléatoires, car les migrants non compétents en français passant par ces dispositifs ne peuvent raisonnablement pas y acquérir le minimum de compétences nécessaires à leur future intégration en France. Ce déficit d’intégration a, en revanche, des coûts bien connus sur le long terme. L’un d’entre eux consiste à sanctionner surtout la réussite des migrants de haut niveau de formation (pour qui ces formations sont redondantes), et à accepter les coûts résultants des difficultés d’intégration des migrants ayant de moindres qualifications, ce qui est dommageable autant pour eux que pour la société d’accueil (efficacité au travail, risques professionnels, image de la France à l’étranger…). 4° Enfin, problème distinct, mais qui a son importance : il existe en France des gisements de compétences importants issus des formations de Master dits de « Français langue étrangère / seconde » (FLE/S) qu’il serait dommageable de ne pas exploiter, puisque ce sont les budgets de l’Etat qui ont contribué à les constituer. Depuis longtemps maintenant, un certain nombre de formations ont été habilitées par le ministère de l’Education nationale pour former des enseignants de FLE/S, tant pour l’étranger que pour des besoins en France. On peut craindre un certain gâchis, lorsqu’on s’aperçoit que ces compétences ne peuvent être mises à contribution dans les dispositifs actuels du CAI. Sans parler, puisque cela nous engage trop directement, des ressources disponibles du point de vue des connaissances construites par la recherche française dans ce domaine, ressources encore une fois construites à l’aide de financements de l’Etat, et qui pourraient être mises à contribution pour améliorer les dispositifs qui commencent à être mis en place. Pour toutes ces raisons, il nous semble important que nous puissions être entendus, afin de vous rappeler que, en tant que fonctionnaires rémunérés par l’Etat et donc par le contribuable, il nous semble utile, voire souhaitable, que les compétences et ressources de toute nature disponibles dans un ministère de l’Etat français puissent être mises à profit par un autre (cela fait d’ailleurs partie d’un calcul coûts-avantages bien compris). Nous pouvons indiquer deux points particuliers qui pourraient retenir votre attention, en restant ouverts à la discussion de besoins qui pourraient être exprimés par votre ministère : 1° Un certain nombre d’enseignants-chercheurs, de responsables de formation et de professionnels du champ ont commencé à réfléchir, avec la DGLFLF (ministère de la Culture), à un référentiel de compétences pour des intervenants en formations de français auprès de migrants en France. 2° Un certain nombre de spécialités de Master en France pourraient, en concertation avec votre Ministère et sur la base du référentiel ci-dessus, s’orienter de manière plus nette vers la formation continue des personnels exerçant déjà dans le domaine de la formation des migrants en France. En nous tenant à votre disposition pour toute rencontre, tout travail en concertation qui pourrait vous sembler opportuns, nous vous prions, Monsieur le Ministre, d’agréer l’expression de notre haute considération. Pour l'ensemble des responsables de master et d'équipes de recherche, ainsi que l'ensemble des enseignants-chercheurs dont la liste figure ci-dessous, Véronique Castellotti
Madame la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche Responsables de formations de master et d’équipes de recherche 1. Marie-José Barbot, PU, Université Charles de Gaulle - Lille 3, responsable du master Didactique du français et des langues LCE, FLE, Autoformation et diversification des publics du master SDL. Autres Enseignants-chercheurs en FLE/S et/ou sociolinguistique
Un témoignage paru sur le blog "Vacataires en colère"Par FLE Attaque :: 16/04/2008 à 10:15 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
08.04.2008 ON EMBAUCHE !!!! Chers visiteurs (f/h), bienvenue sur ce blog. J'allais vous parler, une fois de plus, de mon amie Carmen. Carmen, vous savez, mon amie vacataire. Souriante et sympa. Là, j'étais en train de rêver devant mon écran blanc - vous n'imaginez pas comme c'est dur d'écrire pour des lecteurs anonymes – et voilà on sonne à la porte. C'était elle, justement, Carmen. La francophonie au pays des Pyramides : histoire d'un formidable gâchisPar FLE Attaque :: 17/03/2008 à 12:43 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
"Ci-joint un texte qui témoigne du courage de certains responsables de notre langue à l'étranger et bien évidemment de la désastreuse réalité de notre secteur . Il serait temps que ceux qui prétendent défendre notre langue et ses acteurs se réveillent..
L'Ambassade de France au Caire licencie. Les personnels en contrat local du service culturel, insensibles à cette nouvelle avancée du dialogue franco-arabe, se mettent en grève. Au-delà de la mesure déplorable qui justifie la résistance d'un groupe de 15 à 30 salariés égyptiens, victimes d'un licenciement économique, c'est un nouvel épisode du repli mondial de la France qui se joue actuellement en Egypte. La méthode et la finalité même de ce "dégraissage" dévoilent en outre des dysfonctionnements graves de nos services à l'étranger, bien plus coûteux aux contribuables français que les salaires dérisoires des collègues remerciés. Sur le fond. Force est de constater qu'il n'y a plus de politique culturelle française en Egypte depuis au moins 10 ans. Elle ne tient plus que par l'attrait que les Pyramides et Louxor exercent sur quelques noms de la nomenklatura de "Culturesfrance". Et, malgré les apparences trompeuses, ce rayonnement en cours d'extinction est encore plus réduit dans le système éducatif puisqu'il se résume à un soutien aléatoire au service d'une élite marginale qui représente aujourd'hui moins de 1% des bientôt 80 millions d'Egyptiens. Réservée au seul parc des écoles chrétiennes, privées, francophones et payantes, la coopération éducative est d'année en année de moins en moins susceptible d'avoir une quelconque incidence sur le cours des choses et des idées dans ce pays essentiellement arabe, pauvre et musulman. En clair, le licenciement du "petit personnel" est aujourd'hui d'autant plus injuste et dangereux qu'il va encore retarder la prise de conscience des faillites réelles de notre dispositif. La première cause de l'échec de notre action est d'abord de l'ordre de la vision et de la cohérence politique: la France ne peut pas prétendre jouer un rôle dans l'équilibre méditerranéen et contribuer à atténuer les effets désastreux du prétendu choc des cultures alors que ses services sur place ne sont pas capables d'établir le moindre dialogue éducatif dans le pays arabe le plus important de la région. La seconde cause est à chercher dans la mauvaise gestion qui est faite de nos investissements par notre réseau lui-même. Dans ce pays complexe et heureusement ami, entre poudrière du Moyen-Orient et archéologie, avec un ambassadeur débordé, une hiérarchie de "cadres moyens" pas plus compétente qu'ailleurs mais isolée jusqu'à s'offrir le luxe de ne pas communiquer avec le reste du dispositif expatrié, on obtient une absence totale d'orientation, de motivation et donc d'efficacité. Il est facile dans ces conditions de dénoncer les personnels en surnombre quand c'est l'irresponsabilité des cadres qui leur interdit toute perspective de réussite. L'exemple de la mission que je viens d'achever au Caire comme attaché pour le français est révélatrice de ces dysfonctionnements. Nommé sur un poste dédié aux technologies éducatives au profil totalement inadapté au pays, je construis pendant trois ans, sans soutien et avec des moyens insuffisants, mais sans que personne n'ait non plus le courage de me désavouer et de m'arrêter, une politique de coopération de rechange qui débouche en juillet 2007 sur l'engagement du Ministre égyptien de l'Education de restaurer pour le français une place acceptable dans l'enseignement public. L'enjeu porte sur au moins 5 millions de jeunes Egyptiens face aux 40 000 élèves du privé. Deux Secrétaires d'Etat viennent à Paris pour discuter du programme quinquennal qui doit permettre de remettre du français dans la société égyptienne "civile" et renouveler à terme le français d'élite à bout de souffle. Le projet est aujourd'hui enterré. Quel gâchis! A l’heure où Nicolas Sarkozy prétend réformer la France-Afrique et promouvoir l'Union méditerranéenne, cet épisode égyptien envoie un tout autre message. Celui d'une politique culturelle en adéquation partout dans le monde avec l’élitisme de pouvoirs discrédités, la tentation rassurante de l’entre-soi et de la mise à distance des gueux comme des femmes à foulard, l’absence de réel projet de coopération au profit des populations et les dérives de l’action des agents à l’étranger pour qui la "modernisation" de la fonction publique passe d'abord par sa paralysie et son discrédit. "C'est en Méditerranée que tout se joue, et que nous devons surmonter toutes les haines pour laisser la place à un grand rêve de paix et de civilisation", nous disait le président tout juste élu le soir du 6 mai 2007. Mais au-delà de la rhétorique, comment la France compte-t-elle concrètement s’y prendre pour jeter des ponts entre les peuples des deux rives de la Méditerranée, plutôt que de les couper ? Bernard Platel Education nationale et traitement de l'immigrationPar FLE Attaque :: 27/02/2008 à 18:13 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Encore un témoignage concernant l'éducation nationale qui nous est parvenu : Je suis documentaliste en lycée, et ces dernières semaines mon proviseur m’a convoqué pour, m’a-t-il dit, me confier « une mission ». C’est suite à tout cela que Monsieur le Proviseur me demande : J’explique à mon proviseur qu’il n’entre pas dans mes missions de relayer la politique gouvernementale en matière d’immigration, puisqu'on on sait que toutes ces questions d’intégration, dont la maîtrise de la langue française, figurent dans les nouvelles lois comme conditions à la délivrance des premières cartes de résident (L314.2 du Ceseda). Je lui explique aussi que je me vois mal en train de recenser et finalement stigmatiser parmi les élèves ceux qui ont des parents étrangers, puis ceux qui ont des parents en situation régulière à l’exception des autres, puis ceux dont les parents en situation régulière ne parlent pas bien le français… Enfin, si l’éducation des enfants est bien de mon ressort, ce n’est pas le cas de l’éducation des parents… Bref, je lui fais bien comprendre qu’il ne pourra pas compter sur moi pour sa nouvelle mission ! Voilà comment l’Education Nationale pourrait bien, si nous n’y prenions garde, devenir une caisse de résonance pour le ministre Hortefeux. Après l’encouragement à la délation dans les administrations pour chasser les sans-papiers, voilà l’autre versant avec l’enrôlement des enseignants dans la « politique d’intégration républicaine » des immigrés choisis ! PS : Je suis bien d'accord pour que des structures adaptées (avec des profs formés pour) aident les immigré(e)s à apprendre la langue française, mais quand ils et elles en ressentiront le besoin, et pas dans le cadre d'une obligation édictée par la législation pour obtenir une carte de séjour!.. Les élèves fichés dans l'éducation nationalePar FLE Attaque :: 26/02/2008 à 6:45 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Une information transmise sur notre adresse mail Depuis 2006, une nouvelle base de données est mise en place par note administrative de l’éducation nationale. Cette note (introuvable et non communiquée par ailleurs) impose aux directrices et directeurs d’école de renseigner une base de données (base élèves) comportant des informations confidentielles concernant l’histoire familiale, scolaire et médicale de tous les enfants scolarisés ou en âge de l’être. Ces données sont transmises, par internet !, à la hiérarchie et peuvent être partiellement consultées par le Maire. Les pressions Pour toutes ces raisons, le Collectif Rennais de REsistance SOciale (Correso), a décidé de lancer une pétition nationale pour la suppression de base élèves, pétition soutenue par 170 personnes et personnalités du monde de l'éducation,de la philosophie, de la pédiatrie, de la sociologie, de la psychologie, comme Philippe Meirieu, Albert Jacquard, Jacques Testart, Laurent Ott... Elle a déjà recueilli près de 2000 signatures en 48 heures. Vous pouvez signer la pétition à Etude de l'université Stendhal : que deviennent les étudiants issus de la maîtrise fle ?Par FLE Attaque :: 23/02/2008 à 15:46 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Une étude menée entre 1998 et 2004 auprès des étudiants de maîtrise fle par l'université Stendhal de Grenoble nous informe sur :
Extrait de la conclusion : "C’est moins le chômage […] que la précarité des emplois occupés qui témoigne des difficultés d’une insertion stable. En effet, au fil des années, cette précarité se résorbe très peu, sinon par un changement d’orientation professionnelle" devenir professionnel des étudiants FLE à Grenoble
Itinéraire d’une offre d’emploi scandaleuse !Par FLE Attaque :: 18/02/2008 à 18:10 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
FLE et calcul
mental. Quand 20,15 = 10 ! Le témoignage de
Sandrine H. formatrice en Avignon. « C’était sur www.fle.fr: J'ai postulé. On m'a répondu ce qui suit : Madame, Vous remerciant par avance, je vous prie
d'agréer, Madame, mes salutations distinguées Mme CXX Responsable du Service Accueil
- SXXX - 35 Rue du Sauvage - 16000 XXXXXXX- FRANCE Tél : 0033 X 45 97 XX XX.
Grand merci de votre message et d'avoir bien voulu me rappeler à la cabine
téléphonique ! Dans l'attente de votre message,
avec les réponses sur le versement d' indemnités éventuelles de précarité (6%)
et de congés payés (10%) puisque vous m'avez dit qu'il n'y avait pas de
paiement des heures de préparation, je vous serais très reconnaissante de
bien vouloir me dire également s'il me sera possible de contacter le(s)
professeur(s) des élèves, d'avoir connaissance un peu avant de la répartition
garçons/filles, des âges, centres d'intérêt et objectifs d'apprentissage des
élèves - par exemple s'ils préparent le DELF et quel niveau, ou le DALF et quel
niveau, ou un examen italien de français genre bac, des résultats des
évaluations qui auront dicté leur répartition en groupes, voire des évaluations
elles-mêmes, de façon à choisir un film et préparer un cours adapté et qui
convienne. Sandrine H.
Madame, Si vous avez besoin d'information
complémentaire, je peux me renseigner plus en profondeur auprès de ma
Responsable des Ressources Humaines mais elle n'est pas là aujourd'hui.
N'hésitez pas à revenir vers moi si vous le souhaitez; D'autre part, j'ai omis de vous parler
également que lors d'une première mission avec notre association SXXX, nous prélevons sur votre salaire un montant de 40 €
correspondant à la cotisation annuelle à notre association. Sachez que
nous faisons en sorte de reprendre les mêmes professeurs lorsque tout se passe
bien et que cette cotisation n'est donc à payer qu'une seule fois pour l'année
2008. Si tout se passe bien et que nous avons d'autres missions à vous
proposer, nous vous recontacterons bien évidemment en priorité. Compte tenu de
tout ce que vous m'avez dit par téléphone, je pense que cet élément peut être
important, je conçois que cette somme soit assez importante compte tenu du
montant du brut horaire mais nous ne pouvons aller contre et comme je vous
l'explique précédemment, cette cotisation est amortie ensuite avec les missions
suivantes. Si vous êtes toujours intéressée par cette
mission, je vous demanderai de bien vouloir me confirmer les éléments suivants
(…) Je reste à votre entière disposition pour
tout complément d'informations et attends votre réponse très vite. Bien
cordialement Mme CXX … j’ai fini par lui répondre : Chère Mme CXX, Je note que vous et votre
direction semblez ignorer que la prime de précarité s'appelle aussi prime
d'usage et qu'elle est obligatoire, comme les congés payés et la rémunération
du temps de préparation ; j'appelle demain l'inspection du travail injoignable
aujourd'hui pour poser la question de la légalité de l'adhésion à l'association
retirée du salaire. et les
20, 1 € se décomposent finalement ainsi : 12,60€ + 30/70 = préparation 5,54 € + 6% = prime d'usage 0,75€+10% = congés payés1,26€ = 20,15 € ou/et 20, 15€ - 5,54€ préparation - 0,75€ prime
d'usage - 1,26€ congés payés = 12,60 € brut/h Or il est retiré 40€ d'adhésion à l'association, pour 15h
travaillées, soient 40€/15h = - 2,60€/h 12,60 € - 2,60 € = 10 € brut de l'heure Ce tarif n'est pas légal, il est
inférieur aux rémunérations minimales de la profession. Retirez au moins 2 € de
cotisations salariales, on en est à 8 € net, et enlevez un ticket de bus
dans chaque sens pour 3h, qu'est-ce qu'il reste? Le travail de professeur de FLE
nécessite plusieurs années d'études et des examens difficiles, je peux
justifier d'un DEA et de presque 20 ans d'enseignement du FLE, je
comprends que ma candidature vous intéresse à ce prix-là - mais l'inverse,
vraiment pas ! Je sais que vous et votre
direction avez déjà trouvé et trouverez encore des gens pour accepter des
conditions pareilles tant la profession est sinistrée, mais peut-être
aurez-vous aussi d'autres réactions de protestation et d'indignation ! Sachez
que j'envoie votre offre et cette réponse à qui de droit : il faut que le
scandale cesse ! Nous méritons de vrais salaires et de vrais emplois, et pas un
peu d'argent de poche: comme c'est dommage pour votre direction ! Dommage, vous aviez l'air
charmante ! Merci quand même de votre amabilité ! Meilleur souvenir ! Sandrine H. » Affaire du Rhône : un témoignage concernant les centres sociauxPar FLE Attaque :: 11/02/2008 à 12:46 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Bonsoir, Je travaille dans un centre social sur le rhône et ceux ci sont régulièrement cités comme support pour la mise en oeuvre d'un dispositif CLEF (Comprendre Lire et s'Exprimer en Français) lancé par la préfecture du Rhône à titre expérimental. Cette position des centres sociaux sur le Rhône est primordiale, car ce dispositif devait être pionnier sur le Rhône. Or il a déjà été diffusé sur les autres départements de la région Rhône-Alpes. Nous avons donc déjà fait savoir notre position mûrie et réfléchie collectivement à l'ensemble des fédérations départementales, pour que les centres sociaux réfléchissent bien à leur position locale. Pour l'heure, à notre connaissance, aucun centre social sur le Rhône ne s'est engagé formellement dans la mise en oeuvre du dispositif CLEF de la Préfecture du Rhône bonne chance à tous Egalement en ligne Compte-rendu de l'audience au Sénat avec le Sénateur Adnot, président du groupe des non inscritsPar FLE Attaque :: 07/02/2008 à 14:19 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Etaient présents pour le collectif FLE-FLS : Chantal Forestal (Présidente du Collectif FLE-FLS) Marie Blaise ( Ferc - Cgt et Aefti), Gérard Ribot (Groupement Fle.fr) Problématique d'ensemble de la diffusion et de l'enseignement de la langue-culture française et de ses acteurs, en France et à l'étranger, dans le secteur public et dans le secteur privé. Le rayonnement du français dans le monde : alors que les discours politiques prônent la nécessité d'une diffusion plus efficace de la langue-culture française, les professionnels de terrain qui oeuvrent au quotidien depuis des années pour cette diffusion en France et à l'étranger sont négligés voire méprisés par les pouvoirs publics et leurs activités professionnelles menacées par des mesures interministérielles incompréhensibles au regard du rayonnement national et international de l'enseignement de la langue-culture française. En effet, à l'heure où il est officiellement demandé aux universités françaises de favoriser l'accueil des étudiants étrangers, ceux-ci sont victimes de la mise en place du plan de "l'immigration choisie" qui leur impose une sélection quant à leur niveau de connaissance du français pour obtenir leur visa d'études en France. Il est de ce fait devenu très difficile voire impossible pour beaucoup d’étudiants internationaux de venir apprendre le français en France dès le niveau débutant. Ceci prive nos universités de contrats d'échanges d'étudiants, et prive les centres de FLE (français langue étrangère) et leurs enseignants de FLE/FLS d'un public important avec, pour lourde conséquence, une aggravation du chômage et de la précarité des emplois. Par ailleurs la situation des centres et organismes d'enseignement du français à l'étranger n’en est guère améliorée puisque de nombreuses Alliances et Instituts français licencient au profit d'emploi de vacataires et ferment, faute de moyens financiers. Les étudiants français de nos filières FLE/FLS destinés à cet enseignement se retrouvent donc avec pour seuls débouchés des emplois de plus en plus précarisés et des offres de travail à l'étranger en contrat local avec des salaires de misère. Nous souhaitons que les Ministères concernés prennent conscience des graves répercussions de ces mesures sur la diffusion et le rayonnement de la langue-culture française, sur l'accueil des étudiants étrangers par nos universités, sur l'existence et la survie des centres d'enseignement du FLE/FLS, sur l'emploi de nombreux professionnels qualifiés tant en France qu'à l'étranger. La reconnaissance de la formation : il n'y a pas de reconnaissance officielle de la discipline universitaire et de ses diplômes de la part d'aucun des 4 Ministères (MEN, MER, MAE, et Immigration, intégration, identité nationale et co-développement) dont dépendent les métiers du FLE/FLS : pas de concours, pas d'exigence de qualifications FLE/FLS dans le recrutement public ou privé d'enseignants-formateurs du français à des étrangers, d'alphabétisation ou de lutte contre l'illettrisme, pas de statut professionnel. Alors que l'on reproche aux universités d'offrir des formations trop éloignées du monde professionnel, la Didactique des Langues-Cultures (DLC) forme précisément aux métiers de l’enseignement du FLE/FLS dans l’ensemble du système éducatif et des centres de formation. Ce qui différencie cette discipline universitaire et lui donne sa spécificité professionnalisante, c'est qu'elle intègre comme contenu de formation, l'apprentissage théorico-pratique des pédagogies et méthodologies de l'enseignement d'une langue vivante étrangère (ex. le français est enseigné en tant que langue non maternelle). La DLC est la seule discipline en Langues et Lettres qui offre ce genre de formation, c’est ce qui explique qu’elle attire de plus en plus d’étudiants et de jeunes chercheurs issus de formations de Langues Vivantes. Néanmoins, elle souffre depuis son origine d'un refus de reconnaissance au sein même de son Ministère alors que des classes d'accueil des élèves nouveaux arrivants ou dont le français est la langue seconde ont été créées dans l'enseignement primaire et secondaire et que les centres universitaires de langue française pour les étudiants étrangers existent bel et bien au sein des universités. Les uns et les autres démontrent l'existence des publics et de leurs besoins au sein du système scolaire et universitaire. Nous demandons que les Ministères de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ainsi que de l'Éducation Nationale donnent sa légitime visibilité et existence à cette discipline en l'intégrant au minimum dans les formations et concours existants de Lettres, Langues Vivantes et de professeurs des écoles. La régulation de la profession : l’hétérogénéité des publics, la diversité des cadres et structures d'accueil en France et à l'étranger, impliquent non seulement une diversité de missions pour un même professionnel mais aussi de la part des directeurs de centres une complexité dans la gestion de l'organisation, du fonctionnement, de l'offre de formation et du personnel. Par ailleurs, la marchandisation des actions de formation financées par les collectivités publiques territoriales, comme le Contrat d'Accueil et d'Intégration (CAI) menace les petites structures consacrées à la formation des migrants. En effet le code des marchés publics, appliqué de manière stricte, met en péril les organismes de formation à visée insertion, notamment les associations à but non lucratif, qui par leur vocation sociale assurent un travail de proximité, indispensable pour la prise en charge des publics migrants. De plus les initiateurs de ce projet n’ont parfois pas jugé utile de prévoir de faire appel à des professionnels pour assurer la formation ou l’évaluation linguistique. Ainsi s’explique l’initiative du Préfet du Rhône qui décide de mettre en place un Plan d'apprentissage de la langue française en recrutant des fonctionnaires actifs ou retraités qui, formés seulement en 38h, devront assurer la formation. D’autre part cette initiative soulève le grave problème de l'instrumentalisation de l'enseignement et de la formation linguistique (alphabétisation, lutte contre l'illettrisme et FLE/FLS) au service d’une politique d'immigration qui assimile l'obtention d'un diplôme à celle d'un permis de séjour, et met en danger par là même, la mission première d'éducation et d'intégration des publics concernés. Nous souhaitons attirer l'attention sur ces confusions de rôles et de fonctions qui, comme dans le cas des étudiants précédemment évoqué, nuit à la mission d'enseignement de la langue française ainsi qu'à tous les professionnels impliqués dans cette noble tâche. La situation professionnelle des enseignants-formateurs de FLE/FLS : ces problématiques ont des conséquences alarmantes dans le monde du travail. Premièrement, l'inexistence du statut de la profession affecte le secteur public et privé ainsi que la recherche d'emploi (pas de code professionnel défini à l'ANPE) et logiquement répercute sur les conditions de recrutement et celles du travail. En effet, le défaut de statut autorise des propositions d'emplois en France et à l'étranger, du type "moniteur, animateur, stagiaire" qui ne considèrent dans le recrutement et la rémunération ni les qualifications (Master1 minimum), ni l'expérience ni les capacités requises d'adaptation de la pédagogie et des contenus des formations à l'hétérogénéité des publics. Ces conditions de recrutement se retrouvent dans le secteur public, y compris à l'université, qui, en qualité d’organisme formateur dispense une formation diplômante de professionnels, pour la juger, en qualité d’employeur, superflue et insuffisante. Dans tous les cas, la spécificité des enseignants FLE/FLS, en majorité des hors-statuts, est sous-estimée au détriment de la qualité que sont en droit d'espérer les apprenants. Deuxièmement, l'absence de convention collective spécifique des métiers du FLE/FLS implique que les professionnels soient rattachés à la convention collective des organismes de formation n°3249 qui ne reflète pas la diversité des secteurs et cadres des métiers du FLE/FLS. Cette convention établit pour le formateur un tarif a minima à 13 € bruts/h. Nous demandons que les enseignants-formateurs de FLE/FLS acquièrent enfin un statut professionnel en rapport avec leurs qualifications qui garantisse les conditions de recrutement et de travail dans l'ensemble des secteurs où ils interviennent. Dans cette perspective, nous souhaitons de façon urgente une actualisation de la convention collective des organismes de formation devenue désuète (n° 3249). Le processus de labellisation des centres de FLE mis en place à l’initiative du ministère de l’Education nationale devrait être l’occasion pour les pouvoirs publics de réunir autour d’une même table les différents acteurs de ce secteur professionnel, de procéder avec eux à un état des lieux et de créer les conditions d’une concertation qui prenne en compte les enjeux professionnels, économiques, culturels liés à l’enseignement du FLE/FLS en France et à diffusion de la langue française dans le monde. Paris le 23 01 2008 L’affaire du Rhône : la position des organismes de formationPar FLE Attaque :: 30/01/2008 à 17:07 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Communiqué du 9 janvier 2008 : "La formation linguistique reste dans le cadre du livre IX du code du travail et de la loi de mai 2004 relative à la formation professionnelle et au dialogue social", rappellent les deux organismes, et "c'est bien de formation professionnelle dont il s'agit avec les droits, les devoirs de chacun et le cadre légal qui s'y applique (…). Qu'elle relève du FLE (français langue étrangère), de l'alphabétisation ou de la lutte contre l'illettrisme, la formation requiert des compétences importantes et exige un professionnalisme à toute épreuve, de l'expérience, la connaissance des publics et des Alors que l'État, dans le cadre des marchés publics, demande des niveaux de qualification et de compétence des formateurs élevés (bac + 4, maîtrise FLE), ainsi que l'application de la convention collective des organismes de formation", pourquoi est-on si peu exigeant, dans le cadre du PDAF (Plan départemental d'apprentissage du français). "Ce serait méconnaître les réalités, voire dangereux, de penser qu'il suffit de quelques heures de formation pour s'improviser pédagogue et formateur". Le Synofdes et la fédération nationale des Urof dénoncent, depuis "plus de quinze ans", "la remise en cause systématique des politiques de formation linguistique basées sur le développement, l'accès à une qualification et l'émancipation des personnes". Ils considèrent que "l'abandon des actions Sife (stages d'insertion et de formation à l'emploi) puis la mise en place des formations linguistiques dans le cadre du CAI (contrat d'accueil et d'intégration) participent de ces orientations vers des formations utilitaristes et montrent bien une volonté d'instrumentaliser ces politiques à des fins de gestion des flux migratoires et de main d'oeuvre". Ils jugent que "le transfert complet aux régions de la compétence formation avec des moyens très faibles ne permet pas à ces dernières de répondre aux besoins réels et pose la problématique de l'égalité de traitement selon les territoires". Egalement en ligne En 2008, Fle Attaque s’installe à Toulouse !Par FLE Attaque :: 27/01/2008 à 14:09 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Après des prises de contacts en 2007, après la manifestation du 20 novembre (où des professeur-e-s de Fle ont été interviewés par radio mon païs et M6 Toulouse), Fle Attaque s’installe maintenant dans la ville rose. La réunion Fle Attaque du 2 janvier 2008 à Terra Nova a permis aux participant-e-s d’échanger autour de leurs expériences, des objectifs, projets et actions de Fle Attaque. Vous pouvez dorénavant prendre contact avec le collectif Fle Attaque Toulouse via fleattaque.toulouse2(@)gmail.com (les parenthèses nous protègent du pourriel).
Labellisation des centres de FLE. Création des ECF, Immigration choisie : quelle politique pour quels résultats ?Par FLE Attaque :: 15/01/2008 à 10:18 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
" La labellisation mise en place à l’initiative des ministères de l’Éducation Nationale, des Affaires Étrangères et de la Culture est en réalité une accréditation déguisée en labellisation.
Les organisateurs du dispositif d’évaluation ont ignoré le rôle essentiel du travail effectué depuis une quinzaine d’années par les groupements professionnels – associatifs, publics et privés – sur la question du contrôle qualité. En outre, désigné comme opérateur pour le compte des ministères, le CIEP se retrouve juge et partie.
Ni les responsables des centres, ni les personnels enseignants n’ont été démocratiquement associés au processus, dont l’essentiel n’a jamais été négociable : – ni en ce qui concerne la formule de démarche-qualité forgée par les experts des ministères, dont le modèle a été celui des gros centres de FLE, universitaires ou privés ; – ni en ce qui concerne les contraintes financières (cf. les frais pour les candidats à la labellisation), qui reviennent à faire financer une « labellisation » d’État par une majorité d’organismes associatifs et privés (sur 200 centres de FLE en France, 28 seulement sont publics
Il est entendu qu’il ne s’agit pas de soustraire les centres de langues privés ou publics de tout contrôle mais d’en concevoir un seul pour l’ensemble. Fortes sont les exigences des étudiants parfois insatisfaits tant dans le public que dans le privé et nombreuses sont les attentes des personnels administratifs, les enseignants qualifiés en FLE. Cependant en l’état le processus de labellisation ne règle pas les problèmes de reconnaissance des métiers du FLE. Tout au plus s’avère–t-il coûteux pour l’établissement (l’argent est le premier critère de sélection) et oppressant pour tous les acteurs des centres, quoiqu’en disent les initiateurs.
Par ailleurs, cette politique de labellisation se trouve dans une situation paradoxale puisqu’elle ne peut être isolée de la création, dans les ambassades, des CEF-ECF (« Centres pour les Études en France », renommés depuis « Espaces Campus France »). Ces centres sont désormais des outils au service d’une logique de gestion restrictive des flux migratoires officialisée depuis la loi du 24 juillet 2006. Cette loi sur l’immigration instaure un durcissement des réglementations régissant l’entrée et le séjour des étrangers ainsi que le droit d’asile (CESEDA) ; et cette évolution est d’autant plus forte que l’apparition d’un ministère de « l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Co-développement » décharge le ministère des Affaires étrangères et européennes d’une partie de ses prérogatives dans ce domaine. La création de ces guichets uniques à l’étranger apparaît comme un pendant de cette « immigration choisie ».
Ainsi la labellisation en France est-elle doublée à l’étranger au nom cette ségrégation migratoire, par une présélection des étudiants effectuée sur place par les consulats au moyen des ECF, qui font passer des tests de langue payants aux candidats.
Dans un tel contexte, on peut se poser légitimement les questions suivantes : – À quoi bon imposer un label supposé attirer plus d’étudiants étrangers, tandis que dans le même temps on dissuade la plupart de ceux qui le voudraient de venir étudier le français en France ? - S’agit-il de limiter l’accueil aux « meilleurs étudiants » : les étudiants dits « d’excellence », ou les plus fortunés ? - Le travail des ECF consiste-t-il à faire venir des étudiants déjà francophones pour la plupart d’entre eux (car recrutés notamment aux seuls niveaux master et doctorat) ? – À plus ou moins long terme, n’est-ce pas une diminution significative du nombre de centres de FLE qui se profile , alors qu’à l’étranger on envisage leur privatisation (cf. un article du quotidien La Croix du 17/12//2007) ?
Force est de constater que le manque de valorisation des métiers du FLE-FLS en France a de quoi inquiéter, malgré l’importance des besoins – notamment en France : cf. le français de scolarisation – et les sempiternels discours sur la défense de la langue-culture française ou le rayonnement de la Francophonie.
Peut on encore prétendre renforcer l’attractivité de notre pays alors que l’on organise en réalité, sous couvert de rationalisation, le durcissement d’une politique d’immigration de plus en plus restrictive ? L’enseignement de la langue française a aujourd’hui besoin de tous ses acteurs dynamiques, aussi bien publics que privés, en France et à l’étranger, afin de se maintenir comme langue de communication et de culture et d’assurer l’attractivité du français et de la France.
Dans cette perspective, les membres du collectif FLE-FLS appellent à la création pour toute la profession d’une procédure d'expertise collective indépendante de la hiérarchie de l’État mais aussi des entreprises commerciales. Des professionnels venus du privé et du public participeraient à cette Instance (chercheurs, enseignants – y compris vacataires et contractuels - et directeurs). Il s’agirait de mettre en place des évaluations d’accompagnement enrichissantes permettant un allégement du dispositif actuel au profit d’un seul label FLE et non de renforcer la concurrence public, privé.
Par ailleurs le collectif FLE-FLS demande au Gouvernement de veiller à une plus grande cohérence des actions de l’État et à leurs conséquences sur l’enseignement et la diffusion de notre langue et sur l’avenir du FLE/FLS tant en France qu’à l’étranger.
Le Bureau national du Collectif FLE-FLS Chantal Forestal Maître de Conférences, Université de Provence, Présidente William Charton Enseignant non titulaire, Université Nancy 2 Thierry Lebeaupin Professeur certifié, Université de Franche-Comté Yannick Lefranc Maître de Conférences , Université Marc Bloch ,Strasbourg Gérard Ribot Groupement des centres Fle.fr Christian Puren Professeur des Universités, Universités de Saint-Étienne et de Tallinn Compétences, formations et métiers du FLEPar FLE Attaque :: 09/01/2008 à 18:27 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Bonne nouvelle !
L'Asdifle organise un après-midi pour réfléchir sur "compétences, formations, métiers" le 25 janvier prochain. FLE attaque a engagé depuis quelques mois un travail sur les compétences des enseignants dans le cadre de l'élaboration de son référentiel métier. Voici donc un rendez-vous qui vous intéressera ! Tilo Une pétition de la FERC à propos de l'affaire du RhônePar FLE Attaque :: 29/12/2007 à 11:54 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
http://ferc.cgt.66.over-blog.com/article-14592232.html
Apprentissage du français aux nouveaux arrivants en France Fin octobre 2007, le préfet du Rhône a mis en place une opération « pilote » dans le cadre du plan d’apprentissage du français aux nouveaux arrivants en France. Cette opération a recruté 137 volontaires (retraités, fonctionnaires d’Etat ou territoriaux) « indemnisés » en plus de leur salaire ou retraite, pour dispenser une formation assurée depuis plus de 50 ans par des enseignants formateurs en FLE (français langue étrangère) qualifiés et expérimentés, au sein d’organismes et d’associations reconnus. Quelle qualité de l’enseignement ? Ces volontaires sont devenus « formateurs » après une formation de 4 jours et un « kit pédagogique ». A comparer avec la durée d’études et la qualification (master) exigées pour les formateurs enseignants en FLE ainsi que pour tout enseignant en France. Les publics étrangers ont droit, eux aussi, à un enseignement de qualité. Quel statut du formateur FLE ? La mise en place de cette formation pour adultes rétribue les volontaires sur la base de 25 euros bruts de l’heure, soit le double de la rémunération fixée par la convention collective des formateurs. C’est le mépris et la mort programmée des enseignants formateurs FLE. Les signataires exigent : - un apprentissage du français de qualité pour les publics étrangers, - une formation assurée par des professionnels qualifiés et expérimentés, - la reconnaissance d’un vrai statut des enseignants FLE et la revalorisation de la rémunération de base en accord avec leurs qualifications, - l’abandon et le non élargissement de cette opération « pilote ».
A retourner à la FERC – CGT, Case 544, 93515 MONTREUIL CEDEX ou FERC CGT des PO Bourse du Travail Place Rigaud 66 000 Perpignan en copié collé Informations tirées du site http://ferc.cgt.66.over-blog.com/article-14592232.html En 2008 les centres Fle.fr adoptent le Label FLEPar FLE Attaque :: 27/12/2007 à 21:55 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
"Label FLE : le label professionnel
Le Label FLE est l’aboutissement de la dynamique de qualité impulsée depuis sa création par le Groupement des centres Fle.fr ; il est délivré par le Conseil professionnel de labellisation des centres de FLE, au terme d’un processus prenant appui sur un référentiel qualité accompagné d’un audit du centre permettant de contrôler sur place la qualité des programmes et des services proposés. Le Label FLE vise à offrir ainsi dès le 1er janvier 2008 une véritable garantie de qualité aux publics accueillis dans les centres de FLE et aux professionnels prescripteurs de séjours et de formations linguistiques en France. Elaboré par des professionnels pour des professionnels; le label FLE met plus particulièrement l’accent sur : une approche globale du processus qualité, prenant en compte toutes les formations et tous les publics accueillis par le centre la dimension européenne de l’enseignement des langues la diversité et les spécificités respectives des centres la prise en compte des autres démarches qualité dans lesquelles les centres sont éventuellement engagés. Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger sur le site http://www.fle.fr : Le Guide Label FLE Le Référentiel qualité label FLE" Informations tirées du site http://www.fle.fr/pro/index.html |
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