FLE Attaque
BlogCatégoriesDerniers billetsPagesCompteursLiensFils RSS |
Politique du MAEPar FLE Attaque :: 21/12/2007 à 14:46 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
On nous a dit "travailler plus pour gagner plus"! C'était notre objectif et ce depuis longtemps, certains ont même fait du bénévolat pour montrer qu'il y avait du travail!!! Mais aujourd'hui: Pour une fois l'union a fait la force! Et même si nous ne pouvions réellement nous opposer à la création de ce ministère nous avons par notre geste exprimé notre désaccord et mis un terme à notre jeu de rôle bien huilé qualifié de dialogue social. Informations communiquées sur le site du collectif fle-fls : http://fle-fls.forumpro.fr/ Les parcours du FLE : responsable export dans l'éditionPar FLE Attaque :: 13/12/2007 à 10:26 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Nous lançons une nouvelle série : des exemples de parcours réalisés dans le Fle. Vous pouvez envoyer vos témoignages à l'adresse : fleattaque2(@)gmail.com (retirez les parenthèses qui nous protègent des spams)
Née en 1976, Maurine, après une licence de lettres à Montpellier, part comme jeune fille au pair en Irlande. Le virus des voyages est attrapé. Licence d’anglais mention Fle à Grenoble puis maîtrise Fle à Toulouse, avec un stage à l’alliance française de Wellington, Nouvelle-Zélande, en 2000. Elle décide de rester en NZ en assurant, avec 2 autres collègues, la coordination pédagogique de l’alliance : contrat local de 20h d’enseignement + 40h de coordination, qui a dit que les profs travaillaient peu ? Suit un DESS terminé en 2005 à Angers-Le Mans (dont un stage de 3 mois au Vietnam auprès de l’AUF), intéressant pour les rencontres avec les autres étudiants, tous déjà riches d’expériences multiples, mais cursus trop académique par rapport aux réalités du terrain, surtout pour des personnes aussi expérimentées. Puis c’est Barcelone, une expérience d’enseignement cette fois dans une école primaire homologuée AEFE.
Maurine tient à souligner l’importance du réseau que l’on crée au cours de sa « carrière ». De nombreux postes seront accessibles grâce aux contacts que l’on aura noués : ceci ne veut pas dire que l’on échappera forcément aux entretiens d’embauche, sélection et exigences de compétences et expérience, mais que l’on pourra être informé de l’existence d’offres d’emploi qui ne passent pas toujours par les réseaux officiels (ANPE, Fle.fr, etc). Donc, grâce à ses « connaissances », Maurine apprend l’ouverture d’un poste de « délégué pédagogique et commercial à l’export » chez un éditeur Fle. Elle postule et est recrutée. Elle exerce cette fonction depuis 2 ans dans une zone géographique allant des Amériques à la Palestine en passant par Le Royaume-Uni.
Que fait un responsable export ? Il a deux rôles essentiels : - il diffuse l’information sur le matériel pédagogique existant et les nouveautés auprès des professeurs, libraires, directeurs d’alliances, coordinateurs, attachés de coopération (les négociations commerciales seront faites par une tierce personne) - il forme les professeurs à l’utilisation des manuels, une fois qu’ils ont été adoptés - il fait aussi remonter l’information auprès des éditeurs, ce qui peut permettre de lancer de nouveaux projets d’édition Les qualités requises : sens du contact, grande autonomie, maîtrise de langues étrangères
Concrètement Maurine, sur 212 jours de travail, passe 110 jours en voyages. Elle part à chaque fois pour 2 semaines minimum, 3 semaines et demie maximum. En général elle dispose d’un week-end de repos entre 2 missions, 2 ou 3 week-end au maximum. L’été, elle travaille en France pour les universités d’été, le tout pour un salaire annuel brut tournant autour de 32000 euros par an + prime annuelle.
Avantages et inconvénients de la profession : Les voyages, la rencontre avec de nombreux professionnels du Fle dans divers pays, ce qui peut aussi permettre un changement de poste : passerelles vers l’édition par exemple. La vie personnelle est mise de côté.
Le nombre de postes de cette profession est bien sûr extrêmement limité. Affaire du Rhône : l'appel du collectif FLE/FLSPar FLE Attaque :: 23/11/2007 à 20:29 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Nous retranscrivons ici la lettre aux élus du collectif FLE/FLS. Et attendons avec très grande impatience la réponse de nos représentants !
Objet : reconnaissance institutionnelle et statutaire des enseignants-formateurs en français langue étrangère et français langue seconde. Affaire du Rhône : COMMUNIQUE DE PRESSE du SNPEFP-CGTPar FLE Attaque :: 19/11/2007 à 14:35 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
DES CHIFFRES ET DES SIGLES Moins de 11 euros : c’est le taux horaire minimum conventionnel d’un formateur D1 technicien qualifié. 5 ans : c’est le délai prévu par 25 euros : c’est la rémunération horaire proposée à un ‘bénévole’ volontaire à l’enseignement du FLE (Français Langue Etrangère) aux étrangers désireux d’obtenir le DILF (Diplôme Initial de Langue Française). Ce sésame, créé par décret en décembre 2006, valide les premiers apprentissages en français. 38 heures : c’est la durée de la formation estimée suffisante pour transmettre à ce personnel volontaire les techniques et compétences pédagogiques le rendant apte à enseigner le FLE à un public dont ce n’est pas la langue maternelle. Le gouvernement Sarkozy fait peu de cas du statut, des droits du formateur et de Sa politique autoritaire en direction des étrangers primo arrivants est l’aboutissement de la disparition du FASILD (Fonds d'Action et de Soutien pour l'Intégration et + 8% : c’est l’augmentation du chiffre d’affaires des Organismes de Formation en 2007 pronostiquée par l’Observatoire Economique de + 1,5% : c’est la proposition des représentants patronaux de 100 000 : c’est le nombre de salariés de 3/4 : c’est le taux national de l’offre privée (actions de formation que le secteur privé, associatif ou marchand propose au public salarié ou demandeur d’emploi). Ce sont les personnels dans nos associations et organismes de formation qui assurent cette mission. Notre dernière CEN (Commission Exécutive Nationale) a confirmé l’incontournable nécessité de participer à et de nous exprimer dans les collectifs et groupes de travail confédéraux et fédéraux CGT. Smaïl Lamara, secrétaire National SNPEFP CGT secteur Formation Privée
Notre réponse au courrier du préfet (du 19/10)Par FLE Attaque :: 13/11/2007 à 20:30 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Paris, le 8 novembre 2007 Monsieur le Préfet, Nous vous remercions de la rapidité de votre réponse à notre courrier du 19 octobre. Nous sommes très sensibles à l’intérêt que vous portez à nos questionnements et nous réjouissons de pouvoir échanger avec vous sur ce sujet aussi riche que complexe. Nous apprécions votre volonté de reconsidérer et de revaloriser les besoins linguistiques des résidents étrangers de longue date. En effet, les politiques publiques de ces dernières années tendaient à privilégier l’accueil linguistique des primo-arrivants. Il y avait donc là une lacune importante . Par ailleurs, nous approuvons votre souci de former les intervenants des dispositifs de formation linguistique, et de les rémunérer : cela montre que vous reconnaissez l’enseignement de la langue et de la culture française comme un métier à part entière qui requiert des compétences et connaissances professionnelles précises, légitimées par un salaire. Nous aimerions d’ailleurs attirer votre attention sur le fait que ces 25 euros représentent, à quelques centimes près, le double de la rémunération horaire plancher définie par la convention collective des organismes de formation (n°3249) pour les formateurs. C’est dire à quel point le métier d’enseignant de FLE souffre d’un manque de reconnaissance : ces informations vous permettent sans doute de mieux comprendre nos revendications et notre engagement. Toutefois, nous continuons à nous interroger sur certains aspects du dispositif CLEF. C’est pourquoi, confiants en votre sens du dialogue, nous nous adressons à vous en tant que professionnels et citoyens soucieux de contribuer positivement à votre projet, pour le bien des publics concernés et la reconnaissance des professionnels du FLE et de l’alphabétisation. Pallier les insuffisances des dispositifs existants Vous le soulignez à juste titre, les dispositifs existants ne couvrent pas – loin de là – la totalité des besoins de formation linguistique des immigrés en France. Mais pourquoi proposer un dispositif parallèle à ceux existant dans le secteur professionnel FLE, comme si celui-ci n’avait pas vocation à répondre à la demande ? En effet, les organismes de formation existants s’occupent de tous les étrangers et le font depuis toujours. Ils connaissent donc bien ces publics et possèdent une réelle expertise en la matière. Mais depuis la mise en place du CAI en 2003, ces structures ont vu se réduire les budgets alloués à la formation linguistique des anciens résidents : ces budgets ont été consacrés à 80% à l’accueil des primo-arrivants. Tributaires de leur attribution, les centres de formation ont ainsi été contraints de redistribuer leurs actions en direction de l’un ou l’autre de ces publics. Il nous semble donc que si les structures existantes répondent insuffisamment à la demande, c’est parce qu’elle manquent de moyens financiers. Pourquoi alors les initiateurs de ce projet n’ont-ils pas choisi d’élargir les attributions des structures professionnelles et d’augmenter leurs budgets, pour qu’ils puissent accueillir un public plus nombreux ? Proximité et souplesse vs professionnalisme et qualité ? Votre courrier fait état d’une dichotomie entre les organismes de formation qui offriraient professionnalisme et qualité, et le travail des bénévoles qui permettrait de répondre aux besoins de proximité et de souplesse. Pourtant, les organismes de formation qui officient au sein des marchés ACSE/ANAEM offrent la proximité (qui est même un critère d’habilitation pour l’obtention de ces marchés) et la souplesse (obligation de garantir des entrées et sorties permanentes, par exemple). Le manque d’organismes proches et habilités doit pouvoir se résoudre par une plus large ouverture à l’habilitation pour plus de centres, et aussi par une garantie de professionnalisme des acteurs. Ensuite, l’insuffisance des dispositifs ne réside pas dans un manque de bénévoles, mais bien dans un manque de professionnels qualifiés et expérimentés. Les bénévoles, nous nous permettons de le rappeler, ne sauraient être une solution en soi . Enfin, nous ne saurions croire que vous défendez l’idée d’une qualité réservée aux centres de formation tandis que les publics accueillis par les autres structures se contenteraient de formations au rabais. A quoi serviraient la proximité et la souplesse si l’enseignement n’était pas bon ? La qualité doit être exigée de tous les acteurs concernés – et des formateurs professionnels doivent pouvoir la garantir partout où elle est requise. Les budgets Nous nous interrogeons également sur la logique économique qui sous-tend le projet CLEF. Ainsi, il est prévu qu’en cas d’échec de la formation dispensée par les volontaires, les candidats au DILF seront réorientés vers des dispositifs professionnels. Pourquoi doubler la dépense alors que des professionnels assureraient une formation plus poussée et de meilleurs taux de réussite à l’examen dès le début de la formation ? D’autre part, entre 20 et 30 formateurs sortent chaque année du Master FLE de l’université de Lyon 2, spécialisé dans l’accueil linguistique des migrants – sans compter les formateurs spécialisés issus des cursus DUDILA et DIFLES. Ces formateurs ont effectué deux stages pratiques et possèdent une réelle compétence pédagogique. Ne pas les solliciter dans le cadre de ce dispositif coûte cher. Il faut rappeler qu’en France, un étudiant en université publique coûte 6 820 euros par an à la collectivité; arrivé en licence, au terme de 18 ans d’études, cet étudiant a déjà coûté 113 750 euros aux contribuables . Pourquoi permettre que l’Etat finance le parcours de ces étudiants pour en faire des chômeurs et dépenser encore un budget conséquent pour former des non professionnels? Politique d’emploi Nous arrivons ainsi au paradoxe que représente le recrutement de fonctionnaires retraités ou encore salariés alors que des actifs professionnels existent et sont, pour certains, en recherche d’emploi. La mise en place du dispositif CLEF n’a fait l’objet d’aucune campagne de recrutement ni auprès de l’ANPE, ni auprès des deux sites Internet spécialisés dans le FLE : fle.fr et fdlm.org. Nous avons reçu le témoignage d’un professeur de FLE qui a postulé auprès des services du dispositif et a vu sa candidature rejetée – il ne s’agit donc pas d’un manque de personnels mais bel et bien d’un choix. Nous nous interrogeons donc sur les concertations qui ont été menées avec le Ministère du travail ou l’ANPE en termes de politique d’emploi. Le chômage et la précarité des professionnels actifs du FLE sont réels. Comprenez nos inquiétudes. Les problématiques de l’accueil linguistique des migrants Les problématiques spécifiques liées à l’accueil linguistique des migrants sont l’un de nos domaines d’expertise. C’est pourquoi nous nous permettons d’apporter quelques précisions importantes dont, pourtant, ni le dossier de presse de la préfecture ni votre courrier ne font état. D’abord, de quel public parle-t-on ? Dire qu’un public «ne maîtrise pas la langue» est trop vague. S’agit-il de l’oral ? De l’écrit ? De la lecture ? Des trois à la fois ? Il est avant tout essentiel de savoir si ces publics ont été scolarisés ou non dans leur pays d’origine. Se pose ainsi la question du diagnostic initial qui permettra de déterminer le niveau et les besoins des personnes accueillies. Pour les personnes peu ou pas alphabétisées, l’accès au DILF sera très difficile – et exigera peut-être plusieurs années de travail. En effet, comprendre, parler, lire, écrire, compter, s’orienter dans l’espace et dans le temps, organiser sa pensée, ou encore affiner ses capacités d’analyse, le tout en langue étrangère, à l’âge adulte, après 8 heures de travail quotidien… tout cela représente un investissement considérable, qui requiert l’intervention de véritables professionnels. D’autre part, il nous semble qu’une confusion existe au sujet du niveau requis des formateurs. Votre courrier suggère que des apprenants débutants peuvent se satisfaire de formateurs eux aussi débutants, tandis que les plus hauts niveaux doivent être pris en charge par des professionnels. Ne pensez-vous pas que cette vision des choses est un peu caricaturale ? Jugez-en par vous-même : s’il suffit de 38h de formation pour être capable d’enseigner la lecture et l’écriture aux débutants, cela signifie que l’on pourrait recruter des volontaires formés 38h pour prendre en charge les enfants scolarisés à l’école primaire ; ou encore qu’il suffit de parler une langue pour l’enseigner… Par ces exemples, nous souhaitons rappeler que les savoirs premiers sont les fondements des apprentissages ultérieurs et ne doivent donc pas être traités avec légèreté, sous peine d’amener à l’échec apprenants et enseignants. D’ailleurs, l’Etat exige la présence de formateurs diplômés (Maîtrise FLE minimum) pour l’attribution des marchés ANAEM et ACSE. C’est donc que cette expertise est jugée indispensable. Quels moyens pour quels publics ? Recruter des volontaires insuffisamment formés n’est pas une solution, ni en termes de qualité, ni en termes économiques, ni même en termes de citoyenneté. Seuls des professionnels qualifiés sont capables d’assurer une qualité optimale des formations, et ce n’est pas faire du corporatisme que d’affirmer cela. « Pas besoin d’avoir 3 bacs pour enseigner 3 mots de français à des étrangers », a dit une future formatrice volontaire lors de la présentation officielle du projet… L’enjeu est-il d’enseigner « trois mots » ? S’agit-il vraiment de cela ? Les immigrés non francophones ont-ils besoin de « 3 mots » pour suivre la scolarité de leurs enfants ? Pour trouver du travail ? Pour devenir des citoyens français ? Pour exercer leurs devoirs, faire respecter leurs droits et ne pas être continuellement en état de dépendance vis-à-vis de la société qui les accueille ? L’accueil linguistique des migrants, gage d’une intégration sociale réussie pour eux, d’une réussite scolaire et éducative pour leurs enfants, ne peut être mis dans les mains d’amateurs, quelle que soit leur bonne volonté. Il ne suffit pas d’être français pour enseigner le français, ni de savoir écrire pour alphabétiser. Le FLE et l’alphabétisation sont des disciplines à part entière, comme l’histoire ou les mathématiques. Ce type de mission requiert des compétences, une expertise. C’est pourquoi nous ne comprenons pas l’allusion à un appel à mobilisation citoyenne et souhaiterions obtenir des précisions supplémentaires sur ce point. Engageons ensemble une nouvelle réflexion Pour finir nous vous invitons à venir dans des classes de FLE et d’alphabétisation, pour mieux connaître nos publics, leur diversité, leurs conditions d’apprentissage ; pour découvrir notre métier, ses difficultés, sa technicité. Rencontrer les enseignants et leur public est le moyen idéal pour mesurer, concrètement, à quel point la qualité de l’intégration sociale est liée à la qualité des formations linguistiques. Nous vous serions également très reconnaissants de bien vouloir reconsidérer le recrutement de non professionnels dans le cadre de ce plan d'apprentissage du français et, avant d’en poursuivre l’application, d’envisager une nouvelle concertation avec l’ensemble des acteurs du FLE et de l’alphabétisation : formateurs, professeurs d’université, associations, centres de formation. Nous sommes convaincus que notre message et notre volonté de dialoguer trouveront chez vous, une fois encore, un écho favorable. Nous vous remercions de votre attention et, dans l’attente de votre réponse, vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’assurance de tout notre respect. Le Collectif FLE Attaque Réponse du préfet du Rhône du 19 octobre 2007Par FLE Attaque :: 11/11/2007 à 14:00 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Témoignages de professeures de Lyon à propos du dispositif du RhônePar FLE Attaque :: 11/11/2007 à 11:53 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Le témoignage de Rebecca bonjour et merci pour votre réponse, c'est bon de savoir que des formateurs se mobilisent...J'ai bien sûr fait suivre à tous mes potes et collègues formateurs... Mon entretien avec JMBesse a été bref, je l’ai interrogé sur sa position et celle des enseignants de lyon 2 avec qui j’ai suivi la formation DIFLE et DUDILA. Il m’a répondu qu’ils (les enseignants de lyon 2) s’étaient interrogés sur leur participation à la mise en place de ce dispositif et qu’ils avaient décidé qu’il valait mieux être « dedans » qu’ »en dehors » et qu’ainsi ils pourraient jouer un rôle de « gardes-fous » !! Voilà ce que je peux vous dire pour le moment…Je suis en recherche d’emploi depuis 6 mois et il n’y a pas d’offre d’emploi pour des postes de formateurs FLE sur la région lyonnaise (ou 3H par ci, 3H par là et pas souvent…). Cela pose question… J’ai un contrat de 15 jours à l’AFPA mi-novembre. Au-delà de mon cas personnel, c’est l’ensemble des formateurs professionnels qui est touché via les actions FLE qui sont en forte diminution sur la région Rhône Alpes, je ne connais pas la situation sur d’autres régions mais je peux imaginer que c’est assez général eu égard à la politique qui se met en place pour maîtriser l’immigration. Je souhaite avoir des éclaircissements si vous en avez, des informations…Savez-vous s’il existe un collectif de formateurs sur Lyon, êtes-vous en relation avec des formateurs sur cette région ??
Le témoignage de Fabienne Bonjour,
Le témoignage de Chantal Bonjour, et grand merci !! […] « L'affaire du Rhône » : où en sommes-nous ?Par FLE Attaque :: 31/10/2007 à 23:16 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Le 18 octobre dernier nous avons été informés par différentes dépêches de la mise en place du dispositif de la préfecture du Rhône, visant à recruter de« formateurs-volontaires » pour la préparation du DILF. Nous en avons publié l'information sur le blog ( article "pourquoi faire simple" du 18 octobre). Le 22 octobre, le cabinet du préfet nous répond. C'est la lettre que nous publions ci-dessous. Entre temps, de nombreuses personnes nous ont contactés : un organisme de formation, Alpes, de Lyon, une professeure retraitée de la fac de Lyon qui s’interroge aussi sur la politique actuelle de la préfecture, le syndicat Syrafor de Lyon (antenne régionale de la synafor-CFDT) ainsi que des professeurs de FLE lyonnais en recherche d’emploi dont certains ont assisté à la présentation officielle du dispositif (Nous publierons leurs témoignages). Finalement, alors que ces réactions nous incitent à envisager une rencontre et action collective des associations, organismes de formation, professeurs et syndicats, la fédération des AEFTI (association pour la formation et l’enseignement des travailleurs immigrés et de leurs familles) nous contacte pour nous inviter à une rencontre. Vous trouverez ci-dessous, suite à la réponse du préfet, deux communiqués de cette association.
La formation linguistique des étrangers mérite davantage qu’une « opération coup de poing» ! L’annonce faite par Monsieur Jacques Gerault, préfet du Rhône, de la mise en place d’une expérience pilote appelée Plan départemental d’apprentissage du français (PDAF) crée le trouble dans les esprits et suscite des interrogations légitimes. Constatant les carences quantitatives du système actuel, -le nombre de personnes dans le Rhône ayant besoin de cet apprentissage est estimé à 6 000 par an dont 4 000 primo arrivants et 2 000 anciennement installées-, M. le Préfet a décidé de faire appel à des formateurs volontaires en espérant atteindre un résultat à la hauteur de ses espérances : réduire la période de formation de 24 à 9 mois et former, de janvier à juin 2008, au DILF, pas moins de 500 personnes étrangères en situation régulière et résidant dans le département du Rhône. L’objectif « n’est pas seulement de former les gens, ma volonté est aussi de créer des contacts humains entre des responsables, fonctionnaires de haut niveau et des personnes en grande difficulté sociale ». A l’objectif quantitatif, M. le Préfet y ajoute donc une mission humanitaire qui légitimerait l’appel aux citoyens. Une campagne de communication, avec numéro vert et large affichage, sera lancée le 1er novembre pour faire connaître le dispositif. Un premier contingent de 137 volontaires dont 47 agents de préfecture, 63 agents retraités de l’Education nationale, 15 bénévoles de la Croix-Rouge et 13 agents issus des collectivités territoriales et du milieu associatif a été mobilisé à cet effet. Il recevra, à partir du 25 octobre 2007, une formation d’une durée de 38 heures, à la suite de laquelle une sélection sera opérée pour former «une réserve citoyenne» qui commencera à dispenser la formation au public à partir du 1er janvier 2008. Chaque formateur-volontaire percevra 25 € bruts par heure dans la limite de 16 heures par mois (soit 400€ par mois, « somme symbolique » selon M. Le Préfet). Les associations qui puiseront dans cette « réserve » recevront une somme forfaitaire par stagiaire censée couvrir les coûts de structure et de défraiements de leurs bénévoles. C’est ainsi que 2 millions d’€ dont 750 000 € au titre de rémunération des formateurs volontaires et 150 000 € au titre de leur formation, seront mobilisés dans ce but en 2008. Le DILF n’est pas exclusivement destiné aux primo-arrivants et toute personne en France qui a un niveau minimal peut se présenter au DILF. Il sanctionne une formation linguistique dispensée dans le cadre du CAI, Contrat d’Accueil et d’Intégration rendu obligatoire aux termes de la loi du 24 juillet 2006. Ce dispositif relève de l’Etat via l’ANAEM (Agence nationale d’accueil des étrangers et des migrations) , et comporte un volet formation qui a fait l’objet d’une sélection d’organismes de formation selon la procédure des marchés publics. Le nombre de stagiaires est fixé par commandes publiques notifiées aux prestataires à la suite d’une évaluation du niveau des stagiaires par des centres de bilan et d’évaluation choisis selon cette même procédure du code des marchés publics. Or, ce nombre est aléatoire ce qui crée des difficultés innombrables aux organismes prestataires et explique in fine le faible nombre de passages au DILF. Diplôme reconnu par l’Education nationale, le DILF sanctionne un niveau élémentaire en français insuffisant pour accéder à des formations professionnelles, voire à l’emploi. Il est proposé aux nouveaux arrivants en France, peu ou pas scolarisés dans leurs pays, souvent non lecteurs et non scripteurs. La formation de ces publics est une affaire très sérieuse dont la réussite exige, loin de tout amateurisme et de tout paternalisme, une passion et une connaissance solides du public, une expérience, des qualifications et des compétences d’enseignants souvent attestées par une formation universitaire longue (bac + 4 voire plus) en français langue étrangères /français langue seconde/ Alpha (FLE/FLS/Alpha). C’est ce que témoigne la longue expérience des organismes de formations, de l’enseignement en FLE/FLS/Alpha à l’université ainsi que l’histoire de la formation des étrangers et des immigrés dans notre pays. Passer outre cette exigence morale et pédagogique au nom de « la culture de résultat » reviendrait à prendre le risque d’instrumentaliser politiquement un diplôme et un référentiel censés constituer un premier palier pour permettre aux personnes d’acquérir une aisance suffisante leur permettant de prendre part à la vie sociale, économique et culturelle, d’accéder à la citoyenneté et de s’émanciper sans pour autant renoncer à sa culture et à sa propre langue. L’enjeu de la formation linguistique et de l’intégration doit s’éloigner de la logique des «opérations coups de poings » qu’on voit se multiplier à l’encontre des immigrés, des Roms et des prostitués avec des effets médiatiques spectaculaires. Il doit mobiliser les moyens adéquats, qui sont aujourd’hui très loin du compte, pour permettre aux acteurs qualifiés, pouvoirs publics, associations, organismes, universités, formateurs, de remplir leur mission en exerçant correctement leurs métiers. Une prestation de qualité réalisée par des professionnels qualifiés est une garantie d’une intégration et d’une insertion, réussies et un gage pou l’image de la France, terre d’accueil. Ce en synergie avec l’action volontaire et bénévole fondée sur le libre choix, la conviction et le désintérêt au service d’une cause noble, celle de l’intégration citoyenne et égalitaire des étrangers dans notre pays. Contact : Jean BELLANGER Tél. (01) 42 87 02 20
La France doit rester une terre d'accueil ! Au fil des réformes législatives, s'installent le refus de l'autre, le choix d'une immigration utile et d'une formation dispensée au compte-goutte. L'accès à la langue et à la culture du pays d'accueil et, d'une manière générale, à la formation, doit demeurer un droit inaliénable pour tous au même titre que l'accès à la santé, au logement et à la liberté de circulation. Il faut se mobiliser pour réaffirmer ces droits remis en cause aujourd'hui. Si l'on n'envisage pas la formation linguistique pour tous, et partout en France (et ailleurs), c'est le lien social qu'on menace. On crée une rupture entre parents et enfants, on remet en cause l'autorité des premiers et, alors même qu'on les rend responsables des actes de leurs enfants, on ne leur donne pas les moyens effectifs d'exercer leur rôle de co-éducateur. Le droit à la formation, c'est le droit d'accéder à la connaissance de la langue pendant toute sa vie et quel que soit son statut. On ne peut se contenter de dispenser un minimum de bagage linguistique pour les primo-arrivants et ne pas leur assurer une formation à moyen et long terme. Le droit à la langue doit être reconnu pour l'intégration et la promotion de tous. Jusqu'en 2003, la formation linguistique était dispensée par des organismes de formation qui bénéficiaient de subventions. Les publics qu'on y croisait étaient particulièrement hétérogènes ce qui reflétait la prise en compte du plus grand nombre. Désormais, de nombreux candidats se voient refuser l'accès à une formation linguistique parce qu'aucun dispositif ne correspond à leur statut. C'est notamment le cas des demandeurs d'asile qui n'ont en France, ni accès à l'apprentissage linguistique, ni à une formation pour l'emploi. Les AEFTI s'inquiètent face à l'arrivée massive de personnes demandeuses de formation linguistique qui n'ont pas la possibilité de bénéficier d'une formation gratuite. Une telle formation doit être assurée par des personnes compétentes. Nous sommes loin des convictions d'une France terre d'accueil. Les pays européens tournent de plus en plus le dos à leurs valeurs fondamentales et la France oublie ce qu'elle doit à l'immigration. Affirmer « … le droit légitime et absolu de la France de déterminer elle-même qui a le droit de s'installer ou non sur son territoire ( [1]) », constitue un reniement des valeurs républicaines. La langue française, vecteur du rayonnement du pays, d'émancipation et de lutte contre l'exclusion, est désormais instrumentalisée pour la gestion des flux migratoires. Elle est présentée comme un élément nécessaire au processus d'intégration au même titre que l'adhésion aux valeurs républicaines. Le fait d'imposer une pratique linguistique préalable au lieu de poser la formation comme un droit stigmatise les personnes concernées. Il ne concourt pas à faire d'eux des citoyens actifs, responsables et engagés. Imposer un apprentissage de sélection rend l'apprenant passif, alors qu'une formation doit faire l'objet d'un choix individuel pour réaliser son propre épanouissement. Les cours de langues doivent favoriser l'indépendance économique et l'aptitude à exercer les droits et les responsabilités citoyens. L'obligation de maîtriser un niveau de langue minimal validé par un examen peut inciter au bachotage alors que l'implication dans un apprentissage volontaire permet de mieux communiquer avec les autres. Les bénéfices de la formation ont une portée considérable en terme de croissance économique, de rémunération et d'emploi mais aussi en terme de comportement citoyen. La formation à la langue doit nécessairement s'accompagner d'une formation à la culture. L'apprentissage de la langue française est actuellement au cœur du débat public sur l'immigration. Nous voulons réaffirmer les principes suivants : F La formation linguistique est un droit pour tous. Nous refusons qu'elle devienne une condition pour l'obtention de droits inaliénables. F La formation n'est pas une marchandise, elle doit être exclue du code des marchés publics. F La formation doit être accessible à tous, il faut : § assurer la couverture géographique de l'offre de formation. § créer des réseaux qui travaillent ensemble. § créer des observatoires sur le terrain afin de mieux connaître la demande réelle de formation pour y apporter une meilleure réponse. § offrir un service d'accueil et d'orientation qui réponde aux besoins. F La formation doit être adaptée aux besoins des différents publics, il faut : § soutenir la reconnaissance des professionnels du secteur (VAE), § assurer la formation continue des formateurs, § répondre à la diversité des demandes, F La formation doit favoriser la collaboration entre les différents acteurs de la lutte contre l'exclusion. En effet, les personnes qui rencontrent des difficultés linguistiques, sont fréquemment en butte à d'autres difficultés liées à leur situation (difficultés d'accès au logement, au travail, aux soins …). F La formation doit être l'objet d'un partenariat avec l'université en l'associant aux travaux réalisés par l'AEFTI et les autres organismes de formation. F La formation doit prendre en considération les nouvelles technologies, il faut en faire profiter les personnes les plus éloignées des centres de formation. C'est au nom de tous ces principes que la fédération des AEFTI œuvre pour : Ä Maintenir la tradition séculaire : la France terre d'accueil Ä Sortir la formation linguistique du secteur marchand Ä Refuser que la formation linguistique devienne une condition pour l'obtention de droits inaliénables. L'union est plus que jamais nécessaire. Les enjeux sont importants et l'esprit associatif et militant qui nous habite nous engage dans une démarche concertée avec les autres mouvements. Pour ce faire, toutes les AEFTI se mobilisent avec la Fédération pour organiser des actions communes avec les associations, les organisations syndicales, les organismes de formation et les autres structures concernées par les mesures gouvernementales sur l'immigration. -------------------------------------------------------------- (1) Le président de la République Nicolas Sarkozy dans sa lettre de mission du 9 juillet 2007 au ministre de l'immigration. Contact : Jean BELLANGER Tél. (01) 42 87 02 20 La revalorisation du métier d’enseignant : un cas exemplaire à la Mairie de Paris.Par FLE Attaque :: 28/10/2007 à 18:08 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
La Mairie de Paris offre, dans le cadre des Cours Municipaux pour Adultes, des cours de FLE, d’alphabétisation, dans un rapport qualité/prix incomparable. De nombreux étrangers, pour la plupart migrants, peuvent ainsi avoir accès à des cours pour des sommes modiques. Compte tenu de la précarité de la profession d’enseignant de FLE et d’Alpha, on comprendra que l’annonce, par la Mairie de Paris, d’une politique de contractualisation était la bienvenue. Après d’autres catégories de personnels (animation), la Mairie, dans un grand mouvement de déprécarisation de son personnel, se penchait sur le sort de son personnel enseignant. Nous l’avions annoncé sur notre blog, le 5 février 2007, des étoiles dans les yeux. Mais sagement, nous avions conclu : « Ne nous réjouissons pas trop vite, attendons la suite »… Un professeur de Fle est trop habitué aux aléas de la profession pour s’enthousiasmer à la légère, et pour cause.
De fait, la montagne a accouché d’une souris : la mairie se propose de contractualiser…35 personnes sur 488. Que s’est-il passé ? Depuis le mois de janvier 2007, informés par hasard qu’un processus de contractualisation était en cours, nous avons réussi à rencontrer la direction de la DASCO (direction des affaires scolaires de la Mairie de Paris), la DRH de cette même DASCO, le chef du bureau de l’enseignement supérieur, la nouvelle responsable des cours municipaux pour adultes ainsi que l’adjoint au Maire de Paris chargé des Affaires scolaires. Nous avons fait passer des dossiers, posé des questions…
Que dire des réponses qui ont été données ? Pour faire court : 1- Pourquoi si peu de contractualisés ? Il nous a été répondu que le bureau des Cours Municipaux devait déposer une demande de budget pour cette contractualisation, et qu’un budget pour 35 personnes serait certainement accepté par les commissions budgétaires. Pourquoi donc tenter plus ? 2- Sur quels critères ces « heureux » contractualisables ont-ils été sélectionnés ? La mairie a retenu les dossiers de ceux qui, en 2005, avaient enseigné un minimum de 390 heures sur l’année. Ces critères sont objectifs a priori mais ne prennent pas en compte l’ancienneté, les compétences, l’investissement. Ils se contentent d’entériner une situation d’arbitraire total dans l’attribution des cours. Sont contractualisés ceux qui avaient la « chance » de faire le bon nombre d’heures la bonne année. Quant à savoir pourquoi 2005 et pas 2006 ou 2004… 3- Pourquoi 390 heures ? Il fallait trouver un équivalent dans un corps professoral reconnu : d’où la comparaison avec la grille indiciaire des instituteurs. 4- Comment comprendre l’absence de communication de la part de la Mairie dans l’ouverture de postes, l’attribution des cours, le processus de contractualisation… ? « Oui, bien sûr vous avez raison, il faut communiquer, nous aurions dû le faire, et nous le ferons à la rentrée ». La rentrée est là mais rien n’a changé dans ce domaine-là. Nos différents interlocuteurs ont apporté en outre quelques précisions : - le choix des 390h sur l’année aurait été fait en accord avec les syndicats (les 2 syndicats que nous avons contactés s’en sont étonné lorsque nous leur avons demandé confirmation) - la Mairie n’est pas obligée de mettre en route ce processus (ce qui est curieux quand on sait par ailleurs que contractualiser les agents en précarité est demandé par la loi n° 2005-843 du 26 juillet 2005 http://www.ferc-sup.cgt.fr/site/article.php3?id_article=270) Nos propositions
Outre nos demandes de transparence, de remise à plat des recrutements, de modifications des critères retenus pour la contractualisation, de l’ouverture à un nombre plus important de vacataires, de meilleure communication…nous avons tenté de faire passer quelques dossiers pour que le statut de l’enseignant de FLE/Alpha change. Nos propositions tentaient de faire prendre conscience que les cours de la Mairie étaient un outil formidable au service de l’insertion et de la promotion sociale, qu’il fallait les développer et les « moderniser » en alignant les programmes sur les nouvelles perspectives européennes et bien d’autres choses…
|