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Enseigner le français à l'étranger : âme faible s'abstenir - Article sur Français du monde 12/05/08

Par FLE Attaque :: 21/05/2008 à 20:04 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

"Ne s'improvise pas professeur de français qui veut. Pour décrocher un poste à l'étranger, il faut souvent remplir une liste d'exigences plus qu'exhaustive...


Enseigner le français à l'étranger ? Voila une idée séduisante pour plus d'un jeune Français tenté par l'appel du large et désireux de s'ouvrir à une autre culture. 

Ils sont d'ailleurs nombreux à avoir franchi le pas et à enseigner aujourd'hui dans un lycée, une école, une Alliance française ou un Centre Culturel situé aux quatre coins du globes.

Car si le nombre de postes proposés par le ministère des Affaires étrangères et l'éducation nationale demeure limité, l'offre abonde du côté des structures françaises à l'étranger. Un bref coup d'oeil sur les pages emplois du site fle.fr suffit pour s'en convaincre. Parmi les destinations proposées en avril, le Mexique, la Chine, la Syrie, la Suisse ou les Etats-Unis.

 

Un vaste choix qui ne doit toutefois pas faire oublier une précision utile : l'âme voyageuse et le français comme langue maternelle ne sont pas les seuls bagages requis pour y prétendre.

Diplôme minimum exigé la plupart du temps : la maîtrise FLE (Français langue étrangère), un précieux sésame qu'il est possible d'acquérir au cours d'un master de lettres, de langues ou de sciences du langage.

"Il n'y a pas de critères définis. Pour ma part, je privilégie ceux qui ont déjà une formation FLE car elle donne une perception de la langue étrangère. Je ne vais pas prendre des Français ou des Françaises simplement pour leur langue maternelle. Le FLE est très intéressant en terme de pédagogie. En second choix, je prendrais ceux qui ont une formation LEA parce qu'ils ont un rapport à la langue étrangère. Pour pouvoir enseigner une langue étrangère, il faut pouvoir se mettre à la place d'un apprenant ", raconte Fabienne Rodriguez, directrice de l'Alliance Française de Port Saïd en Egypte.

 

A cela vient s'ajouter une foule d'autres critères : une solide énergie d'abord, mais aussi d'autres diplômes, des expériences complémentaires, la maîtrise de l'anglais et de langues comme le chinois, l'arabe ou l'hindi...

Au bout du compte, ne reste que les plus téméraires, sans compter que les salaires sont souvent loin de suivre.

"Regardez la liste des critères, il y a de quoi rigoler. On nous demande des compétences incroyables comme de parler 3-4 langues pour un salaire de 300 euros par mois", explique Aurélie, 29 ans, en poste à l'Alliance française de Pékin.  Avant la Chine, il y a eu l'Angleterre et le Vietnam. "Le salaire dépend du pays. Au Vietnam, je travaillais pour une école, je n'étais pas payée. En Chine, c'est 100 yuans de l'heure (9 euros). En Angleterre, 20 livres (25 euros). J'avais un contrat de 0 heure sans le droit de travailler à côté. C'est dur. On n'a pas un statut très sûr". Comme beaucoup de ses homologues, Aurélie dispose d'un contrat de vacataire. Une précarité qui a favorisé l'émergence d'un collectif au nom explicite, "Fle Attaque".

 

Bref, il faut être courageux pour surmonter toutes ces contraintes mais ceux qui y parviennent sont souvent récompensés. Les rencontres ouvrent de nouveaux horizons. Certains seront tentés par un poste dans une école locale, une université ou parfois tout autre chose. Car à l'étranger plus qu'en France, le champ des possibles est toujours vaste.

le 12/5/2008 à 11h28  par Mathilde Bonnassieux "

Article tiré du site Français du monde

Quand France Inter s'intéresse au FLE

Par FLE Attaque :: 15/05/2008 à 14:20 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

Cela fait toujours plaisir d'entendre parler de notre métier à la radio à une heure de grande écoute!

Pour écouter, suivez ce lien:

http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/reporter/index.php?id=67618

 

Affaire du Rhône : Politis relaie la pétition contre le plan CLEF

Par FLE Attaque :: 29/03/2008 à 20:03 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

L'Est républicain relaie les infos sur l'affaire du Rhône - 30/01/08

Par FLE Attaque :: 14/02/2008 à 14:29 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

FLE Attaque sur Radio Libertaire le 3/11/2007 11h30-13h30

Par FLE Attaque :: 30/10/2007 à 7:09 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

Samedi 3 novembre 2007, le collectif intervient sur Radio Libertaire pour présenter pendant 2 heures la situation des professionnels du FLE : conditions de travail, publics, enjeux de société, nous essaierons de tout passer en revue. Ecoutez-nous pour nous donner votre avis et nous aider ainsi à préparer les futures interventions

 

Radio libertaire, samedi 3 novembre, 11h30 - 13h30, émission "chroniques syndicales"

89,4 FM en région parisienne

 

 

sur internet pour ceux qui sont loin :

 

MP3 qualité ADSL : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib.m3u
MP3 qualité modem : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib-modem.m3u
OGG qualité ADSL : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib.ogg.m3u
OGG qualité modem : http://ecoutez.radio-libertaire.org:8080/radiolib-low.ogg.m3u

Les cours du préfet chahutés par des profs - Article sur 20 minutes du 26/10/07

Par FLE Attaque :: 29/10/2007 à 8:12 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

Le dispositif d'apprentissage du français aux étrangers récemment annoncé par la préfecture du Rhône ne fait pas l'unanimité. Basé sur le volontariat de cent trente-sept retraités de l'Education nationale et agents de la préfecture formés depuis hier sur le campus de Bron, ce dispositif « dévalorise » les professeurs diplômés, selon un collectif d'enseignants et le syndicat Rhône-Alpes des personnels de la formation (Syrafor).

Ce dernier, affilié à la CFDT, a fait part de ses inquiétudes dans une lettre envoyée hier au préfet, Jacques Gérault. Tout comme le collectif de professeurs de français langue étrangère (FLE) Attaque. « Des professeurs sont formés pour enseigner le français aux étrangers. Nous avons tous entre bac + 4 et bac + 8, alors que les personnes recrutées par la préfecture vont être formées en quatre jours. Notre métier est totalement ignoré », s'indigne Aurélie Tardy, 32 ans, relais du collectif FLE Attaque. Cette professeure qui enseigne depuis 1999 dans le Rhône explique par ailleurs que sa profession, où les vacations sont nombreuses, reste très précaire et méconnue. « Pour une fois qu'un projet était mis en place, nous ne sommes pas sollicités. C'est dévaloriser le diplôme que les étrangers obtiendront à la fin », poursuit-elle.

« Cette position n'est pas fondée, assure Alain Régnier, préfet délégué pour l'égalité des chances qui a participé à l'élaboration du dispositif. Les enseignants ne vont pas être lésés, car ils seront davantage sollicités pour faire passer les épreuves du diplôme. » Il explique d'ailleurs vouloir travailler main dans la main avec les six organismes de formation du département, qu'il doit rencontrer aujourd'hui.

Carole Bianchi - (c)2007 20 minutes
20 Minutes, éditions du 26/10/2007 - 07h18
http://www.20minutes.fr/article/190632/Lyon-Les-cours-du-prefet-chahutes-par-des-profs.php

LE CAI SUR RFI

Par FLE Attaque :: 03/10/2007 à 13:26 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

Edouard Zambeaux a consacré son émission "Microscopie" du 29 septembre 2007 au CAI : reportages à l'ANAEM et dans un centre de formation, interviews d'étrangers participant à la formation.

Voici le lien pour écouter l'émission et surtout vous pouvez réagir en adressant un mail à E. Zambeaux :

 

http://www.rfi.fr/radiofr/editions/082/edition_82_20070929.asp

 

microscopie@rfi.fr

 

Adressez-nous aussi vos commentaires sur l'émission, surtout si vous travaillez dans les dispositifs concernés.

L'évaluation du niveau de français au coeur du texte de loi - Le monde 20/09/07

Par FLE Attaque :: 20/09/2007 à 10:34 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

"La polémique suscitée par l'amendement ADN masquerait presque "la" mesure phare du projet de loi dont les députés ont débuté l'examen, mardi 18 septembre. Ce texte prévoit de soumettre, dans leur pays d'origine, les candidats au regroupement familial et les conjoints de Français, à une "évaluation de la connaissance de la langue et des valeurs de la République". Aussi, "si le besoin en est établi, l'autorité administrative compétente (organisera) à l'attention de l'intéressé une formation d'une durée maximale de deux mois".

 

Promesse du président de la République, cette disposition, pour le ministre de l'immigration Brice Hortefeux, n'est autre qu'une mesure d'intégration de bon sens. "La langue est le meilleur vecteur d'intégration, n'a-t-il de cesse de plaider. Imposer aux candidats à l'immigration familiale d'apprendre notre langue, c'est à la fois combattre le communautarisme et récompenser les efforts des étrangers qui souhaitent vraiment s'intégrer."

Si nul ne dément que la langue soit un vecteur essentiel d'intégration, associations d'aide aux immigrés comme acteurs de la formation doutent de la faisabilité d'une telle mesure et de la finalité réelle poursuivie par le gouvernement. Beaucoup s'interrogent sur ses modalités pratiques d'application, d'autant que les réseaux diplomatiques souffrent déjà d'une pénurie de moyens et d'effectifs.

 

L'organisation de l'évaluation et de la formation reposera en fait sur l'Agence nationale d'accueil des étrangers et des migrations (Anaem) qui, sur place, se chargera de contracter avec des prestataires publics ou privés. "Le test et la formation ne seront pas directement payés par l'étranger en bénéficiant. Ni par les contribuables", a indiqué le ministre, mardi à l'Assemblée nationale. Il a ajouté, cependant, que le gouvernement entendait augmenter les droits de timbres perçus sur les titres de séjour et les visas. Une précision qui ne rassurera pas les associations, qui jugent déjà les coûts des visas prohibitifs.

 

Le coût mais aussi la distance entre le lieu de résidence des candidats à l'immigration familiale et le consulat font craindre aux associations que la mesure n'ait des effets discriminatoires et ne finisse par constituer un obstacle à l'exercice du droit à vivre en famille.

 

"L'intégration ne doit pas devenir une condition d'accès au droit de mener une vie familiale normale", s'alarme Pierre Henry de France terre d'asile. "Le contrat d'accueil et d'intégration (CAI) auquel est soumis tout nouvel arrivant à son arrivée en France prévoit déjà une formation linguistique et aux valeurs de la République", relève-t-il.

 

Les acteurs de la formation craignent en outre que l'essentiel des crédits consacrés par l'Etat à l'apprentissage du français ne soient désormais transférés vers l'étranger, au détriment des immigrés résidant déjà en France. "Le vrai besoin est pourtant là. D'autant qu'il est plus efficace, et plus facile pour l'étranger d'apprendre le français ici, par immersion", relève Kamel Jendoubi, directeur de l'Association pour l'enseignement et la formation des travailleurs immigrés (Aefti). Il s'inquiète : "La langue devient un outil de gestion des flux migratoires, un instrument de contrôle et de sélection."

 

Laetitia Van Eeckhout

 

Article paru dans Le Monde du 20.09.07.

XAVIER DARCOS sur FRANCE INTER

Par FLE Attaque :: 08/09/2007 à 10:04 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

Jeudi 6 septembre sur France Inter, à 8h20, dans le 7/10, Xavier Darcos était invité.

Le ministre de l'éducation a prononcé les mots "français langue étrangère" et parlé de la bivalence des diplômes.

V

htthttp://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuftrente/index.php?id=58973p://www.radiofrance.fr/franceinter/em/septneuftrente/

 

Brice Hortefeux devant deux classes d'apprentissage de la langue française

Par FLE Attaque :: 13/07/2007 à 11:56 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

"Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, a visité mercredi à Bobigny (Seine-Saint-Denis) deux classes d'élèves d'une association de travailleurs immigrés où il a plaidé pour la langue française comme "passeport de l'intégration culturelle".

La langue est "un ciment" et c'est surtout "un passeport de l'intégration culturelle" et de "l'insertion professionnelle". Sans cela, c'est "l'échec garanti de toutes formes d'intégration", a expliqué M. Hortefeux lors de sa visite à l'AEFTI (Association pour l'enseignement et la formation des travailleurs immigrés et de leurs familles).

 

D'origine comorienne, indienne, sri-lankaise ou encore malienne, les 17 stagiaires de la première classe ont échangé quelques mots avec Brice Hortefeux. Ils ont tous signé un contrat d'accueil et d'intégration (CAI) afin d'apprendre les bases de la langue française pour obtenir un titre de séjour.

"La signature d'un CAI" permet "un traitement des dossiers au cas par cas", avec une formation qui peut "s'étaler sur deux ans", selon les situations, "avant qu'ils passent un dipôme d'évaluation de leur apprentissage", a expliqué à l'AFP Jean Bellanger, président national des AEFTI.

Interrogé par M. Hortefeux sur ses connaissances de la langue française à son arrivée en France, un stagiaire comorien, devant son cahier ouvert à la page ayant pour thème "la famille", a expliqué avec des mots hésitants qu'il ne "savait pas parler" ni "écrire français il y a encore quelques mois" mais que "ces cours le faisaient nettement progresser".

 

M. Hortefeux a rappelé qu'aujourd'hui, "plus de 25% de ceux qui arrivent sur notre territoire ne maîtrisent pas la langue". Il a rappelé en outre que "les immigrés sont aujourd'hui plus durement touchés par le chômage (20%) que le reste de la société française (8%)".

"Je suis le ministre des immigrés légaux, de ceux qui veulent apprendre notre langue, ceux qui travaillent et qui veulent travailler", "nous voulons les accompagner dans cet effort" et dans "les démarches qu'ils ont engagées", a ajouté le ministre devant la deuxième classe de 10 stagiaires, des hommes et des femmes installés en France depuis plus de 10 ans mais qui ne maîtrisent pas le Français à l'écrit.

 

Nina, une Ukrainienne de 32 ans, installée en France depuis 10 ans, a réagi à la loi, dans le cadre du regroupement familial, qui prévoit de faire passer un test de langue avant l'arrivée en France: "On ne peut pas apprendre la langue française dans nos pays respectifs mais uniquement une fois arrivés sur le territoire français", a-t-elle expliqué au ministre.

La question de la langue "est une question de droit qui doit être accessible" et "nous ne voulons surtout pas que le test de langue soit un obstacle supplémentaire" pour la régularisation de ces personnes, a expliqué à l'AFP Kamel Jendoubi, directeur du réseau AEFTI."

 

Dépêche de l'éducation du mercredi 11 juillet, publiée sur le site:

http://www.vousnousils.fr/page.php?=data/autour_de_nous/l_actualite_du_jour/
depeches_de_l_educat/&key=20070711&key2=070711182510.2iy65od6.xml

 

Consultez également sur la toile

Le communiqué de l'AEFTI 93
Le Ministre défend son test de maîtrise du français (Le Parisien 12/07/07)

Une classe de FLE dans "Périphéries" sur France Inter le 3/6/07

Par FLE Attaque :: 02/06/2007 à 10:40 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

Un membre actif du colletif FLE Attaque ouvre les portes de sa classe à l'émission "Périphéries" d'Edouard Zambeaux sur France Inter. Une oreille attentive sur un cours de FLE animé pour un public migrant dans le cadre du Contrat d'Accueil et d'Intégration.

C'est dimanche 3 juin à 13h20 sur France Inter.


Vous trouverez les fréquences de France Inter dans votre région sur http://www.radiofrance.fr/services/ecouter/index.php
Si vous avez manqué le début, l'émission sera en écoute toute la semaine suivante sur le site de Radio France http://www.radiofrance.fr à l'adresse http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/peripheries/

Un grand merci à tous ceux qui ont fait en sorte que cette émission ait lieu
- Sienna, qui a consacré ses vacances de Pâques à la prise de contact avec les journalistes
- Tous ceux qui ont offert d'ouvrir leur classe afin de donner le choix à Edouard Zambeaux
- L'
AEFTI et LaPetiteRoberta qui ont accueilli Edouard Zambeaux

Zoom sur les sigles employés dans l'émission
Contrat d'accueil et d'intégration (CAI)
Association pour l'enseignement et la formation des travailleurs immigrés (AEFTI)
Agence Nationale de l'Accueil des Etrangers et des Migrations (ANAEM)
Diplôme d'Initiation à la Langue Française (DILF)

Le DILF et le CAI

Par FLE Attaque :: 20/05/2007 à 20:57 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

Le contrat d'accueil et d'intégration (CAI) et le diplôme initial de langue française (DILF) : deux outils de la nouvelle politique d'intégration en France.

La France, depuis le discours prononcé par Jacques Chirac en 2002, relatif au Pacte républicain, souhaite faire de l’accueil des primo arrivants une priorité dans sa politique d’intégration. Le Comité Interministériel à l’Intégration a défini en 2003 les axes d’action, avec, pour principal pilier du dispositif d’accueil des migrants, la mise en œuvre du contrat d’accueil et d’intégration (CAI). Contrat républicain s’inscrivant dans une logique de droits et d’obligations réciproques, le CAI est conclu entre l’Etat et le primo-arrivant. Sa signature est obligatoire depuis la loi du 24 juillet 2006 relative à l’immigration et à l’intégration.

C’est l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (ANAEM) qui est chargée de la mise en œuvre du service public de l’accueil des étrangers. Des prescripteurs linguistiques y évaluent les migrants signataires du CAI pour définir leur niveau de français et déterminer s’ils doivent ou non  suivre des cours. L’exigence est d’acquérir un français à l’oral et à l’écrit de niveau A1.1. (niveau déterminé en fonction de l’échelle des niveaux linguistiques du Conseil de l’Europe ). Le niveau A1.1 constitue le niveau minimal de compétence en français, à l’oral comme à l’écrit, que possèdent ou peuvent acquérir des personnes nouvellement arrivées, qui ont été peu ou pas scolarisées dans leur pays d’origine. Ce niveau valorise les tous premiers acquis. Il s’agit du niveau le plus élémentaire d’utilisation de la langue. Le migrant se voit alors prescrire entre 200 à 400 heures de formation au français.

La formation linguistique prescrite aux migrants n’ayant pas le niveau A1.1 à l’entrée sur le territoire français sera validée par le diplôme initial de langue française (DILF), créé par décret en date du 19 décembre 2006.

En rendant obligatoires les cours de français pour les signataires du CAI qui se trouvent en-deçà du niveau A1.1, la France s’aligne sur la plupart de ses voisins européens. Toutefois, l’obligation de suivre des cours de français dans le cadre du CAI n’a pas été accueillie favorablement, de nombreuses associations ont réagi de façon virulente et ont considéré cette obligation comme une atteinte aux libertés individuelles. Pour illustrer ce propos, nous citerons un extrait de la table ronde intitulée « Les politiques de l’intégration en Europe : peut-on parler d’une politique européenne d’intégration » tiré du site « Eduscol » :

« Jeannette Bougrab: Lors du débat sur le contrat d'accueil et d'intégration, nombre d'associations se sont élevées contre l'apprentissage du français. Lorsque nous avons évoqué la possibilité de rendre obligatoire l'apprentissage linguistique (300 heures par an), nous avons été considérées comme des réactionnaires portant atteinte aux libertés individuelles ! (…) Ne pensez donc pas que l'apprentissage du français soit acquis. »

L’évaluation en français langue étrangère étant une mission donnée au Centre international d’études pédagogiques (CIEP), par son Ministère de tutelle, le Ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, c’est donc le CIEP qui a été officiellement chargé de la création du diplôme. Grâce à son expertise, le CIEP a pu élaborer une certification fiable et calibrée (chaque item est prétesté, les réponses analysées, les items conservés sont alors calibrés grâce à une procédure statistique réalisée par des psychométriciens). Le CIEP assure la gestion pédagogique et administrative du DILF.

 

Une des spécificités de cette nouvelle certification est d’accorder un coefficient différent pour la partie orale et pour la partie écrite. La position affichée du Gouvernement, en adéquation avec les approches didactiques de la perspective actionnelle, est de privilégier la communication et donc l’oral. Pour cette raison, la partie concernant l’évaluation des compétences orales a un coefficient plus élevé que la partie évaluant les compétences écrites.

Un des objectifs du DILF est de valoriser les compétences acquises, ce qui est censé motiver grandement la poursuite de l’apprentissage de la langue.

Toutes les épreuves du DILF ont été conçues dans la perspective actionnelle du Cadre européen commun de référence pour les langues, qui définit les utilisateurs d’une langue comme des acteurs sociaux ayant à accomplir des tâches (qui ne sont pas seulement langagières) dans des circonstances et dans un environnement donnés, à l’intérieur d’un domaine d’action particulier, personnel, public, éducationnel ou professionnel. Chaque activité propose une situation réelle de communication basée sur l’un des 4 domaines d’action définis dans le Cadre. Le DILF évalue les 4 compétences langagières : la réception orale (au travers de 4 activités), la réception écrite (au travers de 5 activités), la production orale (au travers de 5 activités) et la production écrite (au travers de 4 activités).

En dehors du cadre du contrat d’accueil et d’intégration, ce diplôme est proposé à tous les publics relevant de ce niveau initial : des adultes grands débutants en français langue étrangère, nouveaux arrivants en France, peu ou pas scolarisés dans leurs pays, souvent non lecteurs, non scripteurs ; public FLE « classique » grand débutant qui ne peuvent atteindre qu’un niveau minimal de compétence en français après une période d’apprentissage donnée. L’âge minimum pour passer le DILF est fixé à 16 ans.

Le DILF s’inscrit naturellement dans la lignée des diplômes de langue française pour non francophones. Il constitue ainsi une première étape vers le DELF (diplôme d’étude en langue française) et le DALF (diplôme approfondi de langue française).

Les certifications en FLE

Par FLE Attaque :: 14/05/2007 à 18:27 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

Dans un monde où la langue a une place de plus en plus importante, il a été indispensable de proposer aux apprenants des langues, aux universités accueillant des étrangers et aux entreprises recrutant des étrangers, des certifications de qualité.

 

ALTE, Association of Language Testers in Europe (L’association des concepteurs d’examens en Europe), regroupe un nombre important (31) de concepteurs de tests et de diplômes pour les langues comme langue étrangère ( le FLE, par exemple). Le CIEP (Centre internationale d’études pédagogiques) et l’Alliance française de Paris font partie de cette association comme 2 des 3 concepteurs de tests et de diplômes en France pour le Français Langue Etrangère comme langue générale. La CCIP (Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris) propose également des diplômes de FLE dans une optique plus professionnelle.

 

D’autre part, le Conseil de l’Europe a participé à la rédaction d’un guide en direction des enseignants, des apprenants et des évaluateurs de FLE : le CECR, le Cadre Européen Commun de Référence, devenu l’ouvrage de référence pour l’enseignement, l’apprentissage et l’évaluation du FLE. Il décrit les différentes aptitudes langagières par niveaux et par compétences. Les niveaux sont au nombre de 6, du niveau débutant A1 au niveau de maîtrise C2 en passant par le A2, B1, B2 et C1. Les 8 compétences proposées par le CECR sont : compréhension orale et écrite, expression orale et écrite, interaction écrite et orale et la médiation écrite et orale.

 

Afin de proposer des certifications de qualité, les concepteurs doivent dorénavant se baser sur le CECR et valider des niveaux de compétences en langue. Pour les membres d’ALTE, un audit qualité a été mis en place afin de vérifier si ce que les concepteurs prétendent proposer est bien au niveau de ce que l’on peut attendre.

 

Le TCF, le DELF, le DALF, le DELF junior, le CEFP1, le CEFP2…

 

Tous ces sigles mais pour tester quoi ?

 

o       Le CIEP, chargé par le ministère français de l’éducation nationale de créer les certifications nationales en FLE, a conçu 1 test, le TCF (Test de Connaissance du Français) et des diplômes, le DELF (Diplôme d’étude de langue française) et le DALF (Diplôme approfondi de langue française).

 

Le TCF, à la différence du DELF et du DALF, est un test, valable 2 ans, qui photographie le niveau de français des candidats à un temps t sur les compétences proposées par le CECR. Il existe d'autres déclinaisons : le TCF RI (Relations Internationales), le TCF SO (Sur Ordinateur), le "TCF pour le québec" (TCF pour toute personne désireuse d'émigrer au Québec). Pour plus d’informations, un descriptif complet du TCF se trouve sur : http://www.ciep.fr/tcf/index.htm.

 

Les diplômes du CIEP sont valables à vie. Ils valident un niveau de compétences en langue correspondant au niveau du CECR. Il existe 6 diplômes : DELF A1, DELF A2, DELF B1, DELF B2, DALF C1 et le DALF C2. On peut tenter n'importe lequel de ces diplômes : il n'y a pas de progression obligatoire de A à C. Pour plus d’informations, un descrptif complet des diplômes du DELF, DALF se trouve sur : http://www.ciep.fr/delfdalf/.

 

L’obtention du DALF autorise un étudiant étranger à intégrer l’université française en fonction de sa spécialité.

 

Le DELF junior est un diplôme qui reprend la même structure et les mêmes enjeux que le DELF normal, mais il tient compte des centres d'intérêts des adolescents. Dans la reconnaissance nationale du diplôme, c'est surtout la gratuité de ce DELF là qui est en jeu pour les (jeunes) élèves du casnav.

 

o       L’Alliance française de Paris propose également des diplômes de français :

  • CEFP1 (Certificat d’Études de Français Pratique 1) correspond à la validation du niveau A2 du CECR.
  • CEFP2 (Certificat d’Études de Français Pratique 2) valide le niveau B1 du CECR.
  • DL (Diplôme de Langue) valide le niveau B2 du CECR.
  • DSLCF (Diplôme Supérieur Langue et Culture Françaises) valide le niveau C1 du CECR.

o       La CCIP (Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris) organise également des examens de français spécialisé :

  • CFP (Certificat de Français Professionnel)
  • CFS (Certificat de Français du Secrétariat)
  • CFTH (Certificat de Français du Tourisme et de l’Hôtellerie)
  • CFJ (Certificat de Français Juridique)
  • CFST (Certificat de français scientifique et technique)
  • DFA 1 (Diplôme de Français des Affaires, 1er degré)
  • DFA 2 (Diplôme de Français des Affaires, 2e degré)
  • DAFA (Diplôme approfondi de français des affaires)
  • DFM (Diplôme de Français Médical)
  • Elle propose également le TEF, Test d'évaluation du français qui valide le français général.

o       Liens :

http://www.ciep.fr/

http://www.alliancefr.org

http://www.fda.ccip.fr

FLE Attaque dans le monde

Par FLE Attaque :: 12/05/2007 à 10:18 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

Une petite présentation du collectif et de son blog dans les pages du Français dans le Monde la revue de la Fédération Internationale des Professeur de Français, dans le n° 351 de mai-juin 2007, en page 7 sur la version papier.

Nous avions rencontré Françoise Ploquin, la rédactrice en chef, lors d'Expolangues, elle nous avait promis de parler de nous. Voilà qui est fait et qui nous offre une fenêtre sur l'international!

FLE attaque est passé à la télé !

Par FLE Attaque :: 03/05/2007 à 8:26 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE

Suite à la manifestation du 1er mai, le collectif FLE attaque a été convié à participer à l'émission "L'actu par derrière" sur Zaléa TV jeudi 3 mai entre 20h et 22h.

 

Pour voir notre intervention, et avant une émission plus conséquente :

 

http://zalea.org/spip.php?article1403

A partir de la 131ème minute

 

 

YOUPI !

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