FLE Attaque
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La lettre du CASNAV de l'académie de Paris - Certification en FLSPar FLE Attaque :: 22/02/2008 à 9:55 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE
S'il n'existe pas de concours spécifique pour les professeurs de fle, on trouve une "certification" complémentaire en fls dans l'éducation nationale... La lettre du CASNAV de l'académie de Paris N° 76, février 2008 "ACTUALITE : La certification en Français Langue Seconde (FLS) L’attribution de la certification complémentaire en FLS aux enseignants titulaires et stagiaires des premier et second degrés vise à permettre à des enseignants de valider des compétences particulières qui ne sont pas prises en compte dans les concours et de permettre la constitution d’un vivier de personnels ayant les compétences requises pour enseigner dans les classes accueillant des publics spécifiques. Les modalités de la délivrance de cette certification sont fixées par les arrêtés du 23/12/2003, du 9/03/2004 et 27/09/2005. Les candidats doivent réussir à un examen constitué d’une épreuve orale devant un jury, avec un exposé de leur parcours professionnel suivi d’un entretien portant sur les connaissances des contenus et des programmes et sur les capacités à enseigner dans des dispositifs de scolarisation pour les ENA. Les inscriptions à cet examen se font auprès du SIEC (à partir de novembre), les candidats doivent rédiger un rapport de 5 pages sur leur parcours professionnel, l’adresser au SIEC courant janvier. L’examen se déroulera cette année les 28 et 31 mars à Arcueil. Pour la 4ème année consécutive, le CASNAV de Paris organise une préparation à cette épreuve pour les candidats du 2nd degré, en partenariat avec la DAFOR et le CIEP : 1. Une journée à dominante institutionnelle au CASNAV Egalement sur la toile Itinéraire d’une offre d’emploi scandaleuse !Par FLE Attaque :: 18/02/2008 à 18:10 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
FLE et calcul
mental. Quand 20,15 = 10 ! Le témoignage de
Sandrine H. formatrice en Avignon. « C’était sur www.fle.fr: J'ai postulé. On m'a répondu ce qui suit : Madame, Vous remerciant par avance, je vous prie
d'agréer, Madame, mes salutations distinguées Mme CXX Responsable du Service Accueil
- SXXX - 35 Rue du Sauvage - 16000 XXXXXXX- FRANCE Tél : 0033 X 45 97 XX XX.
Grand merci de votre message et d'avoir bien voulu me rappeler à la cabine
téléphonique ! Dans l'attente de votre message,
avec les réponses sur le versement d' indemnités éventuelles de précarité (6%)
et de congés payés (10%) puisque vous m'avez dit qu'il n'y avait pas de
paiement des heures de préparation, je vous serais très reconnaissante de
bien vouloir me dire également s'il me sera possible de contacter le(s)
professeur(s) des élèves, d'avoir connaissance un peu avant de la répartition
garçons/filles, des âges, centres d'intérêt et objectifs d'apprentissage des
élèves - par exemple s'ils préparent le DELF et quel niveau, ou le DALF et quel
niveau, ou un examen italien de français genre bac, des résultats des
évaluations qui auront dicté leur répartition en groupes, voire des évaluations
elles-mêmes, de façon à choisir un film et préparer un cours adapté et qui
convienne. Sandrine H.
Madame, Si vous avez besoin d'information
complémentaire, je peux me renseigner plus en profondeur auprès de ma
Responsable des Ressources Humaines mais elle n'est pas là aujourd'hui.
N'hésitez pas à revenir vers moi si vous le souhaitez; D'autre part, j'ai omis de vous parler
également que lors d'une première mission avec notre association SXXX, nous prélevons sur votre salaire un montant de 40 €
correspondant à la cotisation annuelle à notre association. Sachez que
nous faisons en sorte de reprendre les mêmes professeurs lorsque tout se passe
bien et que cette cotisation n'est donc à payer qu'une seule fois pour l'année
2008. Si tout se passe bien et que nous avons d'autres missions à vous
proposer, nous vous recontacterons bien évidemment en priorité. Compte tenu de
tout ce que vous m'avez dit par téléphone, je pense que cet élément peut être
important, je conçois que cette somme soit assez importante compte tenu du
montant du brut horaire mais nous ne pouvons aller contre et comme je vous
l'explique précédemment, cette cotisation est amortie ensuite avec les missions
suivantes. Si vous êtes toujours intéressée par cette
mission, je vous demanderai de bien vouloir me confirmer les éléments suivants
(…) Je reste à votre entière disposition pour
tout complément d'informations et attends votre réponse très vite. Bien
cordialement Mme CXX … j’ai fini par lui répondre : Chère Mme CXX, Je note que vous et votre
direction semblez ignorer que la prime de précarité s'appelle aussi prime
d'usage et qu'elle est obligatoire, comme les congés payés et la rémunération
du temps de préparation ; j'appelle demain l'inspection du travail injoignable
aujourd'hui pour poser la question de la légalité de l'adhésion à l'association
retirée du salaire. et les
20, 1 € se décomposent finalement ainsi : 12,60€ + 30/70 = préparation 5,54 € + 6% = prime d'usage 0,75€+10% = congés payés1,26€ = 20,15 € ou/et 20, 15€ - 5,54€ préparation - 0,75€ prime
d'usage - 1,26€ congés payés = 12,60 € brut/h Or il est retiré 40€ d'adhésion à l'association, pour 15h
travaillées, soient 40€/15h = - 2,60€/h 12,60 € - 2,60 € = 10 € brut de l'heure Ce tarif n'est pas légal, il est
inférieur aux rémunérations minimales de la profession. Retirez au moins 2 € de
cotisations salariales, on en est à 8 € net, et enlevez un ticket de bus
dans chaque sens pour 3h, qu'est-ce qu'il reste? Le travail de professeur de FLE
nécessite plusieurs années d'études et des examens difficiles, je peux
justifier d'un DEA et de presque 20 ans d'enseignement du FLE, je
comprends que ma candidature vous intéresse à ce prix-là - mais l'inverse,
vraiment pas ! Je sais que vous et votre
direction avez déjà trouvé et trouverez encore des gens pour accepter des
conditions pareilles tant la profession est sinistrée, mais peut-être
aurez-vous aussi d'autres réactions de protestation et d'indignation ! Sachez
que j'envoie votre offre et cette réponse à qui de droit : il faut que le
scandale cesse ! Nous méritons de vrais salaires et de vrais emplois, et pas un
peu d'argent de poche: comme c'est dommage pour votre direction ! Dommage, vous aviez l'air
charmante ! Merci quand même de votre amabilité ! Meilleur souvenir ! Sandrine H. » L'Est républicain relaie les infos sur l'affaire du Rhône - 30/01/08Par FLE Attaque :: 14/02/2008 à 14:29 :: Zoom sur les medias Quesaco le FLE
Affaire du Rhône : un témoignage concernant les centres sociauxPar FLE Attaque :: 11/02/2008 à 12:46 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Bonsoir, Je travaille dans un centre social sur le rhône et ceux ci sont régulièrement cités comme support pour la mise en oeuvre d'un dispositif CLEF (Comprendre Lire et s'Exprimer en Français) lancé par la préfecture du Rhône à titre expérimental. Cette position des centres sociaux sur le Rhône est primordiale, car ce dispositif devait être pionnier sur le Rhône. Or il a déjà été diffusé sur les autres départements de la région Rhône-Alpes. Nous avons donc déjà fait savoir notre position mûrie et réfléchie collectivement à l'ensemble des fédérations départementales, pour que les centres sociaux réfléchissent bien à leur position locale. Pour l'heure, à notre connaissance, aucun centre social sur le Rhône ne s'est engagé formellement dans la mise en oeuvre du dispositif CLEF de la Préfecture du Rhône bonne chance à tous Egalement en ligne newsletterPar FLE Attaque :: 11/02/2008 à 11:09 :: Général
Notre collectif va mettre en place une newsletter pour vous donner des nouvelles des collectifs FLE et vous informer des actions en cours. Nous l'enverrions une fois par mois et garderons l'anonymat des destinataires. Si cela vous intéresse, écrivez à fleattaque2(@) gmail. Il faut enlever les parenthèses de l'adresse lors de l'envoi.
FLE attaque à Expolangues samediPar FLE Attaque :: 08/02/2008 à 11:44 :: Les actions du collectif FLE Attaque
Après notre intervention de mercredi lors de la conférence " La professionnalisation de l'enseignement du français aux migrants : moyens, pratiques, objectifs", FLeattaque sera présent ce samedi pour vous rencontrer et vous informer sur les actions des collectifs FLE qui poussent un peu partout.
Tracts à la main, nous serons facilement reconnaissables, venez nous voir! Intervention de FLE attaque à Expolangues 06/02/2008Par FLE Attaque :: 08/02/2008 à 11:31 :: Les actions du collectif FLE Attaque
Mercredi 2 février, à 18h, une table ronde était organisée à Expolangues, salle Huanhuan. Son titre "La professionnalisation de l'enseignement du français aux migrants : moyens, pratiques, objectifs" nous avait alléchés... nous y sommes allés.
Les participants étaient à peu près ceux annoncés au programme : Mariela de Ferrari (CLP) ; Kamel Benamra remplaçant Sylvie Roger (Acsé); Gilbert Lhote (Anaem) ; Jean Grigorieff (Mairie de Paris). Les débats étaient animés par François Pradal (Le français dans le monde).
Par contre, le programme était un peu différent de celui annoncé. Plutôt que de "professionnalisation", c'est d''institutionnalisation" qu'il a été question et les participants ont présenté leurs publics et leurs programmes pédagogiques... pas un mot sur les moyens !
Comme la tradition semble le vouloir, est venu le moment de donner 7,5 minutes à l'assistance pour poser des questions. Un membre de FLE attaque s'est alors levé et a posé la même sempiternelle question : les conditions de travail des formateurs se sont dégradées. Pourtant, la qualité des formations passe par de bonnes conditions de travail : du temps de préparation rémunéré, des contrats stables permettant une formation continue. Que comptaient faire les participants de la table ronde à ce sujet ?
F. Pradal ayant annoncé que les questions seraient regroupées, il était fort possible que la fin de non recevoir qui nous avait été opposée l'année dernière se répète... mais non, le journaliste a relayé notre question. Et cette année, les réponses permettent d'être optimistes.
Réponse de l'Acsé : Les budgets proposés par les organismes de formation dans le cadre des marchés publics leur semblent parfois trop bas ... avis à ceux qui remplissent les dossiers et budgétisent : si vous mettez les prix au ras du plancher, les financeurs ne suivent pas, car ils savent qu'on ne peut pas faire de la qualité à ce prix là !
Réponse de l'Anaem : Le dialogue doit se faire, il faut en parler, au lieu de masquer ces questions de conditions de travail derrière des questions pédagogiques. Et... c'est de notre responsabilité (à nous, les exploités) d'entamer ce dialogue-là. Une offre timide, mais que nous entendons faire aboutir d'une manière ou d'une autre... avis à nous tous, donc, il faut se mobiliser !
Nuitdechine, pour FLE attaque
PS : Je n'ai pas pu prendre le temps de dialoguer aussi longuement que je l'aurais voulu avec tous ceux qui en auraient eu envie. Je portais plusieurs casquettes ce soir là et des invités m'attendaient à la maison... Mais j'espère que ce n'est que partie remise.
Compte-rendu de l'audience au Sénat avec le Sénateur Adnot, président du groupe des non inscritsPar FLE Attaque :: 07/02/2008 à 14:19 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Etaient présents pour le collectif FLE-FLS : Chantal Forestal (Présidente du Collectif FLE-FLS) Marie Blaise ( Ferc - Cgt et Aefti), Gérard Ribot (Groupement Fle.fr) Problématique d'ensemble de la diffusion et de l'enseignement de la langue-culture française et de ses acteurs, en France et à l'étranger, dans le secteur public et dans le secteur privé. Le rayonnement du français dans le monde : alors que les discours politiques prônent la nécessité d'une diffusion plus efficace de la langue-culture française, les professionnels de terrain qui oeuvrent au quotidien depuis des années pour cette diffusion en France et à l'étranger sont négligés voire méprisés par les pouvoirs publics et leurs activités professionnelles menacées par des mesures interministérielles incompréhensibles au regard du rayonnement national et international de l'enseignement de la langue-culture française. En effet, à l'heure où il est officiellement demandé aux universités françaises de favoriser l'accueil des étudiants étrangers, ceux-ci sont victimes de la mise en place du plan de "l'immigration choisie" qui leur impose une sélection quant à leur niveau de connaissance du français pour obtenir leur visa d'études en France. Il est de ce fait devenu très difficile voire impossible pour beaucoup d’étudiants internationaux de venir apprendre le français en France dès le niveau débutant. Ceci prive nos universités de contrats d'échanges d'étudiants, et prive les centres de FLE (français langue étrangère) et leurs enseignants de FLE/FLS d'un public important avec, pour lourde conséquence, une aggravation du chômage et de la précarité des emplois. Par ailleurs la situation des centres et organismes d'enseignement du français à l'étranger n’en est guère améliorée puisque de nombreuses Alliances et Instituts français licencient au profit d'emploi de vacataires et ferment, faute de moyens financiers. Les étudiants français de nos filières FLE/FLS destinés à cet enseignement se retrouvent donc avec pour seuls débouchés des emplois de plus en plus précarisés et des offres de travail à l'étranger en contrat local avec des salaires de misère. Nous souhaitons que les Ministères concernés prennent conscience des graves répercussions de ces mesures sur la diffusion et le rayonnement de la langue-culture française, sur l'accueil des étudiants étrangers par nos universités, sur l'existence et la survie des centres d'enseignement du FLE/FLS, sur l'emploi de nombreux professionnels qualifiés tant en France qu'à l'étranger. La reconnaissance de la formation : il n'y a pas de reconnaissance officielle de la discipline universitaire et de ses diplômes de la part d'aucun des 4 Ministères (MEN, MER, MAE, et Immigration, intégration, identité nationale et co-développement) dont dépendent les métiers du FLE/FLS : pas de concours, pas d'exigence de qualifications FLE/FLS dans le recrutement public ou privé d'enseignants-formateurs du français à des étrangers, d'alphabétisation ou de lutte contre l'illettrisme, pas de statut professionnel. Alors que l'on reproche aux universités d'offrir des formations trop éloignées du monde professionnel, la Didactique des Langues-Cultures (DLC) forme précisément aux métiers de l’enseignement du FLE/FLS dans l’ensemble du système éducatif et des centres de formation. Ce qui différencie cette discipline universitaire et lui donne sa spécificité professionnalisante, c'est qu'elle intègre comme contenu de formation, l'apprentissage théorico-pratique des pédagogies et méthodologies de l'enseignement d'une langue vivante étrangère (ex. le français est enseigné en tant que langue non maternelle). La DLC est la seule discipline en Langues et Lettres qui offre ce genre de formation, c’est ce qui explique qu’elle attire de plus en plus d’étudiants et de jeunes chercheurs issus de formations de Langues Vivantes. Néanmoins, elle souffre depuis son origine d'un refus de reconnaissance au sein même de son Ministère alors que des classes d'accueil des élèves nouveaux arrivants ou dont le français est la langue seconde ont été créées dans l'enseignement primaire et secondaire et que les centres universitaires de langue française pour les étudiants étrangers existent bel et bien au sein des universités. Les uns et les autres démontrent l'existence des publics et de leurs besoins au sein du système scolaire et universitaire. Nous demandons que les Ministères de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche ainsi que de l'Éducation Nationale donnent sa légitime visibilité et existence à cette discipline en l'intégrant au minimum dans les formations et concours existants de Lettres, Langues Vivantes et de professeurs des écoles. La régulation de la profession : l’hétérogénéité des publics, la diversité des cadres et structures d'accueil en France et à l'étranger, impliquent non seulement une diversité de missions pour un même professionnel mais aussi de la part des directeurs de centres une complexité dans la gestion de l'organisation, du fonctionnement, de l'offre de formation et du personnel. Par ailleurs, la marchandisation des actions de formation financées par les collectivités publiques territoriales, comme le Contrat d'Accueil et d'Intégration (CAI) menace les petites structures consacrées à la formation des migrants. En effet le code des marchés publics, appliqué de manière stricte, met en péril les organismes de formation à visée insertion, notamment les associations à but non lucratif, qui par leur vocation sociale assurent un travail de proximité, indispensable pour la prise en charge des publics migrants. De plus les initiateurs de ce projet n’ont parfois pas jugé utile de prévoir de faire appel à des professionnels pour assurer la formation ou l’évaluation linguistique. Ainsi s’explique l’initiative du Préfet du Rhône qui décide de mettre en place un Plan d'apprentissage de la langue française en recrutant des fonctionnaires actifs ou retraités qui, formés seulement en 38h, devront assurer la formation. D’autre part cette initiative soulève le grave problème de l'instrumentalisation de l'enseignement et de la formation linguistique (alphabétisation, lutte contre l'illettrisme et FLE/FLS) au service d’une politique d'immigration qui assimile l'obtention d'un diplôme à celle d'un permis de séjour, et met en danger par là même, la mission première d'éducation et d'intégration des publics concernés. Nous souhaitons attirer l'attention sur ces confusions de rôles et de fonctions qui, comme dans le cas des étudiants précédemment évoqué, nuit à la mission d'enseignement de la langue française ainsi qu'à tous les professionnels impliqués dans cette noble tâche. La situation professionnelle des enseignants-formateurs de FLE/FLS : ces problématiques ont des conséquences alarmantes dans le monde du travail. Premièrement, l'inexistence du statut de la profession affecte le secteur public et privé ainsi que la recherche d'emploi (pas de code professionnel défini à l'ANPE) et logiquement répercute sur les conditions de recrutement et celles du travail. En effet, le défaut de statut autorise des propositions d'emplois en France et à l'étranger, du type "moniteur, animateur, stagiaire" qui ne considèrent dans le recrutement et la rémunération ni les qualifications (Master1 minimum), ni l'expérience ni les capacités requises d'adaptation de la pédagogie et des contenus des formations à l'hétérogénéité des publics. Ces conditions de recrutement se retrouvent dans le secteur public, y compris à l'université, qui, en qualité d’organisme formateur dispense une formation diplômante de professionnels, pour la juger, en qualité d’employeur, superflue et insuffisante. Dans tous les cas, la spécificité des enseignants FLE/FLS, en majorité des hors-statuts, est sous-estimée au détriment de la qualité que sont en droit d'espérer les apprenants. Deuxièmement, l'absence de convention collective spécifique des métiers du FLE/FLS implique que les professionnels soient rattachés à la convention collective des organismes de formation n°3249 qui ne reflète pas la diversité des secteurs et cadres des métiers du FLE/FLS. Cette convention établit pour le formateur un tarif a minima à 13 € bruts/h. Nous demandons que les enseignants-formateurs de FLE/FLS acquièrent enfin un statut professionnel en rapport avec leurs qualifications qui garantisse les conditions de recrutement et de travail dans l'ensemble des secteurs où ils interviennent. Dans cette perspective, nous souhaitons de façon urgente une actualisation de la convention collective des organismes de formation devenue désuète (n° 3249). Le processus de labellisation des centres de FLE mis en place à l’initiative du ministère de l’Education nationale devrait être l’occasion pour les pouvoirs publics de réunir autour d’une même table les différents acteurs de ce secteur professionnel, de procéder avec eux à un état des lieux et de créer les conditions d’une concertation qui prenne en compte les enjeux professionnels, économiques, culturels liés à l’enseignement du FLE/FLS en France et à diffusion de la langue française dans le monde. Paris le 23 01 2008 L’affaire du Rhône : la position des organismes de formationPar FLE Attaque :: 30/01/2008 à 17:07 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Communiqué du 9 janvier 2008 : "La formation linguistique reste dans le cadre du livre IX du code du travail et de la loi de mai 2004 relative à la formation professionnelle et au dialogue social", rappellent les deux organismes, et "c'est bien de formation professionnelle dont il s'agit avec les droits, les devoirs de chacun et le cadre légal qui s'y applique (…). Qu'elle relève du FLE (français langue étrangère), de l'alphabétisation ou de la lutte contre l'illettrisme, la formation requiert des compétences importantes et exige un professionnalisme à toute épreuve, de l'expérience, la connaissance des publics et des Alors que l'État, dans le cadre des marchés publics, demande des niveaux de qualification et de compétence des formateurs élevés (bac + 4, maîtrise FLE), ainsi que l'application de la convention collective des organismes de formation", pourquoi est-on si peu exigeant, dans le cadre du PDAF (Plan départemental d'apprentissage du français). "Ce serait méconnaître les réalités, voire dangereux, de penser qu'il suffit de quelques heures de formation pour s'improviser pédagogue et formateur". Le Synofdes et la fédération nationale des Urof dénoncent, depuis "plus de quinze ans", "la remise en cause systématique des politiques de formation linguistique basées sur le développement, l'accès à une qualification et l'émancipation des personnes". Ils considèrent que "l'abandon des actions Sife (stages d'insertion et de formation à l'emploi) puis la mise en place des formations linguistiques dans le cadre du CAI (contrat d'accueil et d'intégration) participent de ces orientations vers des formations utilitaristes et montrent bien une volonté d'instrumentaliser ces politiques à des fins de gestion des flux migratoires et de main d'oeuvre". Ils jugent que "le transfert complet aux régions de la compétence formation avec des moyens très faibles ne permet pas à ces dernières de répondre aux besoins réels et pose la problématique de l'égalité de traitement selon les territoires". Egalement en ligne Vers une privatisation du réseau culturel français ?Par FLE Attaque :: 27/01/2008 à 14:14 :: Les décideurs et les institutions du champ du FLE
Selon un article de La Croix daté du 17 décembre 2007, le gouvernement français envisage de privatiser le réseau culturel français dans le but de faire des économies et de réduire le nombre de fonctionnaires et de directeurs généraux. Tout le réseau serait touché : services de coopération et d'action culturelle, instituts culturels, Alliances françaises et centres de recherches. La privatisation aurait des objectifs radicalement différents de ceux de la puissance publique et entraînerait un investissement dans des opérations rentables. Selon le journal, l'Etat se priverait d'un outil d'influence précieux alors que l'Allemagne, les Etats-Unis, La Chine ou le Japon renforcent leurs efforts budgétaires dans ce domaine Après la fermeture de 30% des réseaux culturels en Europe occidentale, l'Etat se concentre à présent sur des régions émergentes : Chine, Brésil, Russie. Extraits du journal La croix, dont la version complète peut être téléchargée ici : http://affinitiz.com/space/sialatn/content/l-avenir-du-reseau-culturel-a-l-etranger-semble-des-plus-incertains-_3F31291B-A525-4C93-B8B4-FF7F7765E0B2 Nouveau collectif à LyonPar FLE Attaque :: 27/01/2008 à 14:10 :: Les actions du collectif FLE Attaque
Un vrai succès à Lyon pour la réunion du collectif flerhône qui a réuni plus d'une trentaine de personnes! Un article est paru dans Lyon capitale avec le titre: "Qui doit apprendre le français aux étrangers ? " Polémique. Les organismes de formation, les syndicats et la fédération des centres sociaux ne veulent pas du plan d'apprentissage du français mise en place par le préfet Jacques Gérault. Pour lire la suite: http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=1&article=4276 Une prochaine réunion aura lieu en février. Pour contacter le collectif flerhône: "Contact Collectif FLE du Rhône" <flerhone (@) gmail.com>, merci d'enlever les parenthèses de l'adresse lors de l'envoi. En 2008, Fle Attaque s’installe à Toulouse !Par FLE Attaque :: 27/01/2008 à 14:09 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
Après des prises de contacts en 2007, après la manifestation du 20 novembre (où des professeur-e-s de Fle ont été interviewés par radio mon païs et M6 Toulouse), Fle Attaque s’installe maintenant dans la ville rose. La réunion Fle Attaque du 2 janvier 2008 à Terra Nova a permis aux participant-e-s d’échanger autour de leurs expériences, des objectifs, projets et actions de Fle Attaque. Vous pouvez dorénavant prendre contact avec le collectif Fle Attaque Toulouse via fleattaque.toulouse2(@)gmail.com (les parenthèses nous protègent du pourriel).
L'affaire du Rhône : la pétition de Fle AttaquePar FLE Attaque :: 26/01/2008 à 19:17 :: Les actions du collectif FLE Attaque
Pétition à envoyer par mail à l'adresse suivante: egalitedeschances@rhone.pref.gouv.fr, avec notre adresse fleattaque2(@)gmail.com en destinataire joint (en enlevant les parenthèses), ou par voie postale à: M. Alain Régnier, préfet délégué à l’égalité des chances, 106 rue Pierre Corneille, 69419 Lyon cedex03. Contactez-nous par mail pour la recevoir en fichier word.
M. Mme…………………. Organisme :……………. Préfecture du Rhône M. Alain Régnier, préfet délégué à l’égalité des chances 106 rue Pierre Corneille 69419 Lyon cedex03 ………….., le …….. janvier 2008 Monsieur le Préfet, Lorsque vous avez lancé votre plan d’apprentissage du français pour les étrangers en situation régulière (plan CLEF), avec pour formateurs des fonctionnaires de la préfecture et des retraités de l’Education Nationale, n’ayant ni expérience ni formation dans les disciplines FLE-FLS-Alphabétisation, vous avez été contactés par de nombreux professionnels : collectifs de professeurs, organismes de formation, syndicats. Tous vous ont prié de ne pas mettre davantage en péril une profession déjà fortement touchée par la précarité et le chômage. Tous ont souligné l’importance d’assurer une formation de qualité aux travailleurs étrangers sur notre territoire, gage de leur insertion professionnelle et citoyenne. Tous ont voulu attirer votre attention sur la nécessité, pour toute action d’enseignement, de faire appel à des personnels qualifiés et compétents. Plusieurs vous ont également proposé de vous rencontrer pour vous exposer tous les enjeux de notre profession. Dans un pays démocratique où l’on en appelle au sens civique et à la responsabilité de chacun, les professionnels d’un secteur doivent avoir leur mot à dire dans l’élaboration d’une réforme qui les concerne et qui pourrait bénéficier de leur expertise. Nous refusons d’adhérer à des mesures qui ignorent délibérément notre volonté de dialogue et de concertation, nos compétences, et notre engagement au service de l’accueil et de l’intégration des migrants. Nous sommes aujourd’hui indignés de votre mépris. Alors que nous essayons de défendre la qualité de notre enseignement, de mettre notre professionnalisme au service de ceux qui en ont le plus besoin, vous nous accusez de corporatisme. Quelle autre profession se voit accuser de vouloir conserver un monopole (que nous n’avons jamais eu, du reste) quand elle demande simplement à exercer son activité ? Accepterait-on que des volontaires amateurs enseignent à l’école ou à l’université ? A moins que l’idée ne soit de faire totalement disparaître les métiers du FLE – vous qui semblez considérer que l’enseignement du français peut être l’affaire du premier venu et que les immigrés ne sont pas dignes d’une prise en charge professionnelle. L’enseignement est un métier à part entière dont les exigences doivent être reconnues. Nous affirmons que les immigrés, qui travaillent dans notre pays et participent à son fonctionnement économique, ont le droit d’être considérés au même titre que les nationaux. Ils doivent avoir accès à des formations de qualité, dispensés par des professionnels, qui sauront s’adapter à leurs besoins et contribuer à leur promotion sociale et à celle de leurs enfants. Vous prétendez initier, à travers cette action, des « passerelles » entre citoyens français et personnes immigrées, en favorisant des situations de communication courante qui n’existeraient pas dans le cadre d’un cours de FLE. Pensez-vous donc que nos cours soient exempts de communication linguistique et culturelle ? Pensez-vous vraiment que nous n’abordons pas la vie quotidienne ? La vie professionnelle ? Que faisons-nous, au juste, si ce n’est permettre à nos élèves de communiquer en français à l’oral et à l’écrit, dans les relations personnelles, professionnelles et administratives ? En revanche, nous nous inquiétons des « passerelles » entre les instances de contrôle et de répression (recrutement d’agents de la préfecture en exercice pour former au FLE) et les populations immigrées. Cette collusion nous semble totalement contraire à l’indépendance dans laquelle doivent travailler des agents du secteur social ou éducatif. Nous refusons de servir d’agents doubles au service des pouvoirs judiciaires. L’enseignement, l’éducation, les services sociaux doivent rester indépendants et les immigrés ne doivent pas être considérés à chaque instant comme des suspects. Mais surtout, vous qui prétendez réinventer en quelques semaines notre métier, n’avez-vous pas oublié l’ingrédient le plus important : le positionnement envers le public ? C’est pourtant ce qui différencie, parfois cruellement, le professionnel de l’amateur. Loin de tout paternalisme et de tout néo-colonialisme, le professionnel respecte les étrangers auquel il s’adresse, les considère pleinement comme des alter ego. Pas comme de pauvres gens qui n’auraient besoin, selon le mot de l’une de vos de vos « formatrices volontaires », que de « trois mots de français ». Pour enrichir les contacts entre immigrés et nationaux, pour favoriser l’égalité des chances inscrite dans vos fonctions, mieux vaudrait soutenir des projets de lutte contre les discriminations, contre les préjugés envers ces étrangers auxquels, par ignorance et par condescendance, on refuse un enseignement de qualité. La seule bonne volonté n’est pas une compétence professionnelle. Confier la formation de ces populations à des personnes non formées, qui en ont parfois une image aussi misérabiliste, est un acte irresponsable et discriminant que nous dénonçons fermement. Le saupoudrage, les formations au rabais et l’amateurisme ont fait suffisamment de mal, dans le secteur social en général, dans celui du FLE-FLS-alphabétisation en particulier. Il est grand temps que l’Etat reconnaisse l’accueil social, linguistique, culturel et professionnel des populations immigrées comme une mission de service public, au même titre et avec les mêmes exigences de qualité et de professionnalisme que pour un public national. La générosité des bénévoles ne saurait faire oublier que le bénévolat et le volontariat ne sont que des pis-aller qui n’existent que par la négligence des pouvoirs publics envers certaines causes. Nous regrettons vivement que vous ayez refusé nos offres de concertation. Vous signifiez ainsi clairement votre mépris des professionnels du FLE-FLS-Alphabétisation et surtout de leur public, les étrangers qui apprennent le français. Nous comptons aujourd’hui sur le bon sens des formateurs volontaires, et plus particulièrement sur ceux qui viennent de l’Education Nationale, pour avoir le courage de défendre l’idée d’une spécificité des compétences en matière d’enseignement : pas plus que les mathématiques ou l’Histoire, le FLE et l’alphabétisation ne peuvent s’enseigner sans formation. Accepter de participer à ce plan, c’est accepter l’idée que n’importe qui peut enseigner n’importe quoi. C’est aussi accepter l’idée que demain, les immigrés n’auront plus un seul professionnel à leur service – eux qui en ont déjà bien peu, faute de financements. Voudriez-vous que l’on laisse à de simples volontaires le soin de former vos enfants et petits-enfants à l’école ? Travailler avec les immigrés, c’est d’abord avoir profondément foi en l’idée qu’ils méritent autant que nous et que nos enfants. Portés par cette conviction et par le souci de donner aux travailleurs immigrés davantage que les miettes qui tombent de la table des Français, nous demandons : - Le retrait immédiat du plan CLEF dans la préfecture du Rhône ; - La reconnaissance des actions de FLE/FLS/Alphabétisation comme relevant d’une mission de service public ; - La reconnaissance et la valorisation des métiers du FLE/FLS/Alphabétisation : obligation de recruter des professionnels pour exercer ces métiers et aides au financement de leurs postes pour les organismes à but non lucratifs qui les emploient ; - Le renforcement des budgets alloués à la formation linguistique des immigrés, première condition de leur insertion professionnelle et de leur promotion sociale, et de celles de leurs enfants ; Nous vous prions d’agréer, Monsieur le préfet, l’expression de notre considération distinguée. Signature …………………….. Egalement en ligne Signez la pétition contre le plan CLEF de la préfecture du Rhône!Par FLE Attaque :: 17/01/2008 à 20:15 :: Les actions du collectif FLE Attaque
Après deux tentatives de dialogue avec le préfet du Rhône, notre collectif a rédigé une lettre ouverte / pétition, exprimant son opposition au plan CLEF. Rappelons que ce plan prévoit notamment d'instituer des agents de la préfecture, formés en 4 jours, professeurs de FLE et d'alphabétisation pour les immigrés du département. Dans ce courrier, nous demandons notamment:
- Le retrait immédiat du plan CLEF dans la préfecture du Rhône ; - La reconnaissance des actions de FLE/FLS/Alphabétisation comme relevant d’une mission de service public ; - La reconnaissance et la valorisation des métiers du FLE/FLS/Alphabétisation : obligation de recruter des professionnels pour exercer ces métiers et aides au financement de leurs postes pour les organismes à but non lucratifs qui les emploient ; - Le renforcement des budgets alloués à la formation linguistique des immigrés, première condition de leur insertion professionnelle et de leur promotion sociale, et de celles de leurs enfants.
Nous mettons cette lettre à disposition de tous ceux qui rejettent le plan CLEF. Si vous souhaitez obtenir la lettre (que nous ne pouvons pas mettre en ligne sur ce blog), envoyez-nous un mail à notre adresse fleattaque2(@)gmail.com (retirez les parenthèses qui nous protègent des spams). Nous vous enverrons le document word avec l'adresse mail de la préfecture du Rhône. Vous pouvez aussi envoyer la lettre par voie postale.
Si vous souhaitez obtenir davantage d'informations sur le plan CLEF ou alerter les médias de votre région, nous pouvons également vous envoyer, toujours par mail, notre dossier de presse.
Nous espérons que vous serez nombreux-ses à signer cette lettre. Il faut se mobiliser pour que le plan CLEF ne se généralise pas dans d'autres départements! Labellisation des centres de FLE. Création des ECF, Immigration choisie : quelle politique pour quels résultats ?Par FLE Attaque :: 15/01/2008 à 10:18 :: Les témoignages, les bilans et les actions des professionnels
" La labellisation mise en place à l’initiative des ministères de l’Éducation Nationale, des Affaires Étrangères et de la Culture est en réalité une accréditation déguisée en labellisation.
Les organisateurs du dispositif d’évaluation ont ignoré le rôle essentiel du travail effectué depuis une quinzaine d’années par les groupements professionnels – associatifs, publics et privés – sur la question du contrôle qualité. En outre, désigné comme opérateur pour le compte des ministères, le CIEP se retrouve juge et partie.
Ni les responsables des centres, ni les personnels enseignants n’ont été démocratiquement associés au processus, dont l’essentiel n’a jamais été négociable : – ni en ce qui concerne la formule de démarche-qualité forgée par les experts des ministères, dont le modèle a été celui des gros centres de FLE, universitaires ou privés ; – ni en ce qui concerne les contraintes financières (cf. les frais pour les candidats à la labellisation), qui reviennent à faire financer une « labellisation » d’État par une majorité d’organismes associatifs et privés (sur 200 centres de FLE en France, 28 seulement sont publics
Il est entendu qu’il ne s’agit pas de soustraire les centres de langues privés ou publics de tout contrôle mais d’en concevoir un seul pour l’ensemble. Fortes sont les exigences des étudiants parfois insatisfaits tant dans le public que dans le privé et nombreuses sont les attentes des personnels administratifs, les enseignants qualifiés en FLE. Cependant en l’état le processus de labellisation ne règle pas les problèmes de reconnaissance des métiers du FLE. Tout au plus s’avère–t-il coûteux pour l’établissement (l’argent est le premier critère de sélection) et oppressant pour tous les acteurs des centres, quoiqu’en disent les initiateurs.
Par ailleurs, cette politique de labellisation se trouve dans une situation paradoxale puisqu’elle ne peut être isolée de la création, dans les ambassades, des CEF-ECF (« Centres pour les Études en France », renommés depuis « Espaces Campus France »). Ces centres sont désormais des outils au service d’une logique de gestion restrictive des flux migratoires officialisée depuis la loi du 24 juillet 2006. Cette loi sur l’immigration instaure un durcissement des réglementations régissant l’entrée et le séjour des étrangers ainsi que le droit d’asile (CESEDA) ; et cette évolution est d’autant plus forte que l’apparition d’un ministère de « l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Co-développement » décharge le ministère des Affaires étrangères et européennes d’une partie de ses prérogatives dans ce domaine. La création de ces guichets uniques à l’étranger apparaît comme un pendant de cette « immigration choisie ».
Ainsi la labellisation en France est-elle doublée à l’étranger au nom cette ségrégation migratoire, par une présélection des étudiants effectuée sur place par les consulats au moyen des ECF, qui font passer des tests de langue payants aux candidats.
Dans un tel contexte, on peut se poser légitimement les questions suivantes : – À quoi bon imposer un label supposé attirer plus d’étudiants étrangers, tandis que dans le même temps on dissuade la plupart de ceux qui le voudraient de venir étudier le français en France ? - S’agit-il de limiter l’accueil aux « meilleurs étudiants » : les étudiants dits « d’excellence », ou les plus fortunés ? - Le travail des ECF consiste-t-il à faire venir des étudiants déjà francophones pour la plupart d’entre eux (car recrutés notamment aux seuls niveaux master et doctorat) ? – À plus ou moins long terme, n’est-ce pas une diminution significative du nombre de centres de FLE qui se profile , alors qu’à l’étranger on envisage leur privatisation (cf. un article du quotidien La Croix du 17/12//2007) ?
Force est de constater que le manque de valorisation des métiers du FLE-FLS en France a de quoi inquiéter, malgré l’importance des besoins – notamment en France : cf. le français de scolarisation – et les sempiternels discours sur la défense de la langue-culture française ou le rayonnement de la Francophonie.
Peut on encore prétendre renforcer l’attractivité de notre pays alors que l’on organise en réalité, sous couvert de rationalisation, le durcissement d’une politique d’immigration de plus en plus restrictive ? L’enseignement de la langue française a aujourd’hui besoin de tous ses acteurs dynamiques, aussi bien publics que privés, en France et à l’étranger, afin de se maintenir comme langue de communication et de culture et d’assurer l’attractivité du français et de la France.
Dans cette perspective, les membres du collectif FLE-FLS appellent à la création pour toute la profession d’une procédure d'expertise collective indépendante de la hiérarchie de l’État mais aussi des entreprises commerciales. Des professionnels venus du privé et du public participeraient à cette Instance (chercheurs, enseignants – y compris vacataires et contractuels - et directeurs). Il s’agirait de mettre en place des évaluations d’accompagnement enrichissantes permettant un allégement du dispositif actuel au profit d’un seul label FLE et non de renforcer la concurrence public, privé.
Par ailleurs le collectif FLE-FLS demande au Gouvernement de veiller à une plus grande cohérence des actions de l’État et à leurs conséquences sur l’enseignement et la diffusion de notre langue et sur l’avenir du FLE/FLS tant en France qu’à l’étranger.
Le Bureau national du Collectif FLE-FLS Chantal Forestal Maître de Conférences, Université de Provence, Présidente William Charton Enseignant non titulaire, Université Nancy 2 Thierry Lebeaupin Professeur certifié, Université de Franche-Comté Yannick Lefranc Maître de Conférences , Université Marc Bloch ,Strasbourg Gérard Ribot Groupement des centres Fle.fr Christian Puren Professeur des Universités, Universités de Saint-Étienne et de Tallinn |
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